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Le marronnier de la Toussaint : à qui profite le crime ?

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Toussaint

Pas à vous, ça c’est certain, vous allez devoir prendre une dose maximale de Lexomil pour vous calmer des inepties délivrées contre les pompes funèbres. Pas aux familles non plus qui seront tiraillées entre les « c’est trop cher ! » et les « je veux ce qu’il y a de mieux pour ma famille » et certainement pas à moi, qui vais devoir faire le tri dans le flot d’articles pré et post Toussaint.

Joyeux anniversaire

« Temps de Toussaint », « qu’allez-vous faire pour les vacances de la Toussaint ? » Pas moyen d’y échapper, à chaque fois que je regarde quelque part tout me rappelle le temps gris, brumeux et sinistre du mois de Novembre. Vous allez être sollicités, et vous l’avez peut-être déjà été : « On peut vous interroger pour la Toussaint ? Vous pourriez nous parler de votre entreprise ? Bonnnnn aloooors y a des morts cette année ? » Excusez les journalistes, les marronniers ça n’est pas leur tasse de thé. Pourtant, vu notre calendrier grégorien, si l’on y regarde de près, des marronniers, il n’y a que ça. Pour le reste il suffit de changer deux trois choses, séisme au Mexique au lieu de l’Italie ou du Japon, attentat à Londres, au lieu de Paris ou d’ailleurs, etc., finalement ceux qui parlent le plus des morts, ce sont ceux qui détestent en parler.

« Pourquoi diable les obsèques ne sont pas gratuites ? »

Le véritable marronnier il est là, c’est cette question où tout à coup la pompe funèbre se doit d’être un ecclésiastique à la bonté d’âme charitable, et encore pas un de chez moi, puisqu’ici avec le concordat ces derniers sont rémunérés. On oppose souvent la vie et la mort, en réalité c’est la naissance que l’on doit mettre de l’autre côté de la balance. Les obsèques en France s’élèvent à un coût moyen de 3500 €, tandis que pour la naissance l’on passe… directement au double ! Mais on ne le voit pas, alors on ne dit rien.

Imaginez qu’en allant chez une pompe funèbre au lieu de faire un chèque on donnait directement la carte vitale, il n’y aurait plus de gros titre à la Toussaint. Chambre privée, premiers biberons, couches et produits pris en charge, visite de contrôle, etc etc. La naissance entre dans le financement de la Santé, la mort non. Une ineptie si on y réfléchit bien, c’est même une escroquerie puisqu’à partir du moment où l’on naît, la seule chose certaine c’est que l’on va mourir. Un psychiatre est pris en charge, mais pas des obsèques. Si tout à coup l’on commençait à vous faire un devis détaillé de tout ce que vous allez devoir payer quand vous en venez à votre troisième échographie, il y a fort à parier que vous réfléchissiez à deux fois lors de votre prochaine partie de jambes en l’air.

Dis-moi, combien tu coûtes ?

Toujours est-il que derrière le sacrosaint – oui je suis très spirituelle aujourd’hui- cercueil, il y a tout un tas de choses qui ont un coût réel et qui heureusement d’ailleurs méritent d’être payées à commencer par les professionnels du funéraire eux-mêmes. Peu ou pas de vacances, à voir la douleur, à sentir le chagrin, et à encaisser tout un tas d’histoires familiales des plus nobles au plus tordues, faire ce métier ça n’est pas donné à tout le monde et pourtant vous ne verrez pas de Porsche Carrera garée sur le parking de la chambre funéraire.

Ce qui dérange la société c’est l’argent SUR la mort, or l’angle est erroné. Quelle valeur peut bien avoir une vie ? Combien d’argent coûte un défunt ? C’est un raisonnement absurde que d’année en année il faut pourtant démonter, réajuster et faire comprendre.

Courage chers amis et professionnels du funéraire, ça n’est qu’un (sale) (petit) moment à passer.

Démographie : 600.000 morts en France l’an dernier

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La canicule de juillet

C’est historique. L’an dernier, la France a connu sa pire mortalité depuis la Seconde guerre mondiale. 600.000 morts en 2015, soit une hausse de 7,3% des décès en un an. Voilà ce que précise l’Insee dans son dernier bilan démographique, présenté hier mardi.

Le pays vieillit, et ses 66,6 millions d’habitants avec. Le solde naturel s’est rétréci sous l’effet conjugué de nouveau-nés moins nombreux et de morts plus abondants. Selon l’Institut de la statistique, ces derniers sont le reflet d’une population qui voit le volume de ses plus de 65 ans augmenter, tout comme le taux de mortalités après 65 ans. Cette tranche d’âge représentait 18.8% des Français au 1er janvier 2016.

Funéraire Info a relaté tout au long de l’année dernière les épisodes sanitaires successifs qui ont aussi joué, amplifiant le phénomène. Trois principalement. Il y a d’abord eu la grippe du premier trimestre. Puis la canicule de juillet. Et enfin une vague de froid en octobre. Sale temps.

Du coup, l’espérance de vie à la naissance recule nettement. Un enfant né en 2015 en France vivra en moyenne 85 ans (une femme) ou 78,9 ans (un homme) avant de croiser la route d’un entrepreneur de pompes funèbres, et d’avoir à faire ces difficiles choix : cercueil en bois ou en carton ? Inhumation ou crémation ? Un indépendant, PFG ou Pascal Leclerc ?

Toutefois, prévient l’Insee, il faut relativiser. Ce coup d’arrêt dans l’espérance de vie n’est qu’un épisode (comme en 2003 et 2012), pas très significatif. En effet, la tendance est à la hausse constante depuis vingt ans.

Les décès liés à la grossesse divisés par deux en 20 ans

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Le nombre de femmes décédant des suites de leur grossesse ou d’un accouchement a diminué de près de moitié en vingt ans grâce à l’amélioration de la prévention et des soins, selon des statistiques publiées mercredi par l’ONU. Il reste cependant qu’une femme meurt toutes les deux minutes de complications liées à la grossesse : hémorragie, infections, hypertension ou avortement pratiqué dans de mauvaises conditions.

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via Les décès liés à la grossesse divisés par deux en vingt ans.