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Nouvelle-Calédonie : TRANSFUNERAIRE nous explique les rites et pratiques funéraires

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Nouvelle Calédonie

Ah la Calédonie, le soleil, la mer et… ses opérateurs funéraires. Comment se déroulent les cérémonies ? Les rites sont-ils si différents ? Et si les problèmes rencontrés étaient exactement les mêmes qu’en Métropole ? Delphine GIRARD, de l’entreprise TRANSFUNERAIRE nous explique tout. Allez je vous emmène au soleil, vous venez ?

– Comment se dessine le paysage funéraire en Nouvelle-Calédonie ? Y-a-t-il beaucoup d’opérateurs funéraires?

Nous sommes quatre pompes funèbres sur toute la province Sud du territoire et il existe une dizaine de transporteurs de corps. Il y a du travail pour tout le monde et la concurrence se fait moins ressentir qu’en Métropole.

– Quelles sont les différences notables avec la Métropole?

Les démarches sont totalement différentes, ayant été formée en Métropole, j’ai dû m’adapter. Tout est plus simple ici et les organismes sont tous réunis en un seul. Après, je n’ai eu qu’un mois de formation en Métropole donc je n’ai pas vu toutes les démarches que l’on peut effectuer.

– En terme de rites quelles sont les approches ? Y-a-t il plus de veillées, quel est le taux de crémation par rapport à l’inhumation ?

En Calédonie, il n’y a pas de veillées au domicile ; quand les gens décèdent, on les emmène directement à la morgue municipale, avec le climat d’ici, cela est compliqué de laisser les défunts au domicile.

Les calédoniens ont un immense respect envers leurs morts, les veillées en chambres funéraires leurs permettent de procéder à leurs coutumes, c’est un rituel important pour eux. J’ai assisté quelques fois à la coutume et c’est enrichissant surtout quand on arrive de Métropole, toute la famille (la tribu) participe aux obsèques. Les calédoniens sont très croyants (catholiques ou protestants), leur cérémonie religieuse est longue et se poursuit au cimetière. Selon les ethnies, la famille porte la tenue traditionnelle (les wallisiens, les tahitiens).

Étant donné que les calédoniens sont croyants, l’inhumation est majoritaire ici, ils aiment, par la suite, installer de beaux monuments. La crémation est plus pour les métropolitains.

– Et en termes de pratiques, les soins de conservations ont le vent en poupe en métropole, est ce aussi le cas en Nouvelle Calédonie ?

Les soins de conservation sont assez rare, on les pratique pour les transports de corps à l’étranger comme l’Australie, le Vanuatu, la Nouvelle Zélande et la Métropole. Nous pratiquons la préparation des corps et l’habillage nous mêmes.

– Comment se déroule les formations des professionnels du funéraire?

Il n’y a aucune formation en Calédonie. Quand j’ai postulé à Transfunéraire, mon employeur s’est renseigné auprès de certains organismes ici sur mon diplôme de Maître de Cérémonie et il m’a affirmé qu’il n’y avait aucune équivalence sur le Territoire. Les agents funéraires apprennent sur le terrain et malgré mon diplôme, il m’a fallu tout ré apprendre.

– Êtes vous soumis ou en lien permanent avec des instances de métropole pour l’organisation des obsèques?

Nous ne sommes pas en relation avec la Métropole sauf en cas de transfert et que l’on doit contacter des pompes funèbres sur place.

– Quels sont les obstacles que vous rencontrez par rapport aux lois?

Les lois ici sont les mêmes qu’en Métropole. Nous avons quelques difficultés avec certains de nos concurrents qui ne respectent pas le choix des familles en deuil. Ici, les établissements de santé n’affichent pas forcément les listes des opérateurs de pompes funèbres et quand ces concurrents sont de garde et qu’ils vont chercher un corps, ils forcent les familles à faire les démarches chez eux (c’est arrivé plus d’une fois), ils font signer les mandats avant de faire la levée du corps. De notre coté, on essaie d’expliquer aux familles qu’ils ont le choix mais une fois les papiers signés, c’est compliqué. C’est pour cela, qu’avec mon employeur, nous sommes en train de démarcher les établissements de santé en leur expliquant qu’il est important d’avoir la liste à la vue des familles.

Je tenais à rajouter qu’ici, ce qui m’a le plus frappée, c’est la beauté des cimetières par rapport à la Métropole. Ici, il n’y a pas de grands murs qui cachent les cimetières, les gens sont fiers de leurs défunts et toutes les tombes sont pleines de couleurs et fleuries.

Les Calédoniens ne montrent pas leur tristesse.

Ce que j’apprécie également dans mon travail c’est la diversité d’ethnies et la richesse que cela m’apporte, je travaille avec un Calédonien d’origine wallisienne et il m’apprend beaucoup sur leurs coutumes, leurs traditions et en échange, je lui explique le fonctionnement en Métropole.

Merci Delphine pour toutes ces informations, qui donnent envie de prendre l’avion!

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Nageurs, surfeurs : c’est en France que les requins tuent le plus

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Près d’une centaine de nageurs et surfeurs de par le monde ont eu une dent contre un requin en 2015. Un squale sans scrupules les a attaqués, mâchoire en avant, et pas forcément à l’heure du déjeuner. On n’avait jamais vu cela depuis qu’on tient ces comptes.

 C’est George Burgess qui tient ls comptes. Le directeur de l’université de Floride recueille les statistiques depuis 1958. Il a donc dénombré très exactement 98 attaques l’an dernier, provoquant la mort de six personnes qui ont succombé à des morsures. Cette mortalité serait constante depuis dix ans. Il explique ce record de deux façons : le réchauffement climatique et un plus grand nombre de baigneurs.

La moitié de ces morts l’ont été sur un territoire français : deux à La Réunion et une en Nouvelle-Calédonie. On se souvient notamment de ce mordu du surf attaqué le 12 avril 2015 à la Réunion par un requin bouledogue lors d’une séance d’entrainement. Egypte, Australie, Etats-Unis : c’est là qu’ont été tués les trois autres.

Selon George Burgess, l’île de La Réunion est même l’endroit le plus funeste au monde. Sept décès lors des 18 dernières attaques ces cinq dernières années. L’an dernier, c’est aux Etats-Unis que les squales ont le plus agressé d’humains, blessant 58 personnes (dont 30 pour la seule Floride, son soleil, ses plages). Le mort est à déplorer hors continent, dans l’état d’Hawaï. Au classement des attaques viennent ensuite l’Australie (18) et l’Afrique du Sud (8).

Même si, statistiquement, il y a davantage de risque d’être tué en pratiquant le selfie, de mourir par la foudre ou encore d’être abattu par un ours mal luné, il y a fort à parier que le nombre de victimes va augmenter, selon George Burgess. Car le réchauffement climatique élargit la zone où rôdent les squales. Dans le même temps, la population mondiale continue d’augmenter. Et de se baigner. Voila qui pourra inspirer Steven Spielberg, s’il venait à donner une suite aux Dents de la mer.