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Incendie des PFG de Gex : la continuité du service est assurée

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PFG de Gex
OGF agence de Gex

Un incendie a touché, ce matin, le complexe funéraire PFG de Gex, fort heureusement sans causer de blessés. L’intervention rapide des soldats du feu a permis de contenir le sinistre, et le groupe OGF a déployé tout son savoir-faire pour assurer la continuité du service.

Incendie électrique

C’est Pascal Perron, Directeur de Secteur Opérationnel de la région de Gex, qui a répondu à nos questions, et a tenu à rassurer les familles.

« La première chose à dire, contrairement à ce qu’ont affirmé certains médias, c’est que la maison funéraire n’a pas été touchée. C’est l’agence qui est concernée, le funérarium, quand à lui, est situé plusieurs mètres derrière, et il est intact. »

« L’incendie est vraisemblablement d’origine électrique, mais je n’ai pas beaucoup d’informations sur les causes exactes pour le moment. Il a éclaté vers l’entrée de l’agence, et si, grâce à l’intervention rapide des pompiers, il ne s’est pas propagé partout, les fumées ont quand même causé des dégâts, qui occasionneront la réfection complète du local. ».

L’activité se poursuit

L’activité de l’agence se poursuit « Les personnels de convoi sont rattachés au dépôt, à Bellegarde, et donc, l’incendie n’aura bien entendu aucune influence sur les convois qui étaient prévus. Les appels sont renvoyés sur les agences voisines, et nos conseillers sont à même de répondre à toutes les questions des familles qui souhaitent faire appel à nous. »

Pendant ce temps là « Nous aménageons un bureau à proximité, tout est déjà en place, l’informatique arrive demain matin, et nous avons mis en place un système de renvois d’appels avec des téléphones portables, ce qui fait que les familles peuvent nous joindre sur le numéro habituel. »

Il n’y a donc pas de rupture du service ? « Il n’y en a pas, et il n’y en a pas eu, et il n’y en aura pas à l’avenir, puisque notre organisation permet de pallier à tout imprévu de ce type. »

Une agence neuve

On a pu lire dans la presse locale que les dégâts occasionneraient du chômage technique. Pascal Perron s’avoue franchement surpris « Pas du tout, comme je vous l’ai expliqué, notre organisation multisite fait que nous restons toujours opérationnels. La directrice d’agence et les deux conseillers funéraires sont à pied d’œuvre aujourd’hui pour aménager un bureau de réception des familles, afin de pouvoir les accueillir. Non, chez nous, le chômage partiel, ça n’existe pas. »

Finalement, un incident assez bénin ? « On ne peut pas dire cela, ça fait toujours mal au cœur de voir son outil de travail ainsi touché. Mais l’essentiel, c’est qu’il n’y ait pas eu de blessés, ni chez nous ni chez les pompiers qui sont intervenus sur l’incendie. Les familles ne ressentiront aucune conséquences, et dès ce matin, nous étions prêts à assurer notre service. »

Les PFG à Gex sont donc, dès à présent, actives et prêtes à répondre aux attentes des familles.

Le site des Pompes Funèbres Générales : www.pfg.fr

PFG à Metz, l’activité continue malgré l’incendie

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Un incendie s’est déclaré vendredi soir, vers 22 h, sur la ZAC Euromoselle, rue de la Fontaine Chaudron à Norroy-le-Veneur. Le dépôt de Metz des Pompes Funèbres Générales, Base logistique de 1500 m2 employant 35 salariés, a été entièrement détruit. Aucune victime n’est à déplorer.

Le plan de continuité des activités est en place
Pascal Julien, le DSO, et Philippe Barnole, le Directeur Délégué des PFG (Pompes Funèbres Générales), sont arrivés aussitôt sur les lieux pour constater les dégats et mettre en place le continuité des activités avec l’aide des salariés. Il n’y a aucune interruption de service pour les familles en deuil grâce à la solidarité des dépôts OGF de l’Est de la France, comme celui de Nancy pour les corbillards, les fournitures ou le matériel. Un dépôt bis est en cours de mise en place et sera  opérationnel dans les heures qui viennent. Tous les collaborateurs du secteur de Metz ont les moyens de travailler, dans les agences, mais aussi dans le secteur de la logistique.

La direction d’OGF a immédiatement fait part de son soulagement de savoir qu’aucun membre du personnel n’était présent dans le dépôt à l’heure de l’incendie et se tient informée de la situation en temps réel pour débloquer les moyens nécessaires. Une enquête de gendarmerie concernant les causes de l’incendie a été ouverte.

OGF, interview exclusive de Philippe Lerouge

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Philippe Lerouge
Philippe Lerouge, Président-directeur général d'OGF. Crédit photo Carlos Ayesta

En cette veille de Toussaint, nous avons la joie d’interviewer Philippe Lerouge, Président-directeur général d’OGF. Un homme fuyant habituellement les médias, dont la parole est rare. Interview exclusive!

Funéraire-Info : M. Lerouge, bonjour et merci de nous avoir accordé quelques minutes en répondant à nos questions. L’actualité du Funéraire a été chargée cette année : modification du capital d’OGF, Rachat de Roc-Eclerc par FUNECAP, arrivée des mutuelles dans l’écosystème des pompes funèbres avec La maison des obsèques. Comment voyez-vous l’évolution du secteur dans les trois prochaines années?

Philippe Lerouge: Les mouvements que nous observons sont naturels. Ils correspondent à la fois à une concentration du marché et à une volonté d’intégration verticale d’une activité. Le domaine des services funéraires en France le permet, et l’appelle même ! Finalement, ce qui se passe sur le paysage funéraire français était prévisible et n’a rien d’une révolution. Je remarque par ailleurs que notre modèle économique, dont le succès repose en partie sur une mutualisation des moyens, et qui est possible par cette concentration, fait référence. Là aussi, être un leader copié n’est pas une exception quel que soit le secteur d’activité. L’avenir à court terme va assurément confirmer cette tendance. J’en profite pour indiquer aux entrepreneurs qui vous lisent que si la question de la cession de leur entreprise se pose, nous sommes là. Et même s’ils veulent continuer à exercer dans les services funéraires, mais tournés exclusivement vers le développement commercial, sans les soucis de gestion, c’est possible au sein de notre structure.

F.I. : OGF possède un actionnariat international, vous dirigez une entreprise nationale de quelques 5000 salariés qui a une forte implantation locale avec plus de 1000 boutiques, des chambres funéraires, des crématoriums, des usines de cercueils, comment arrivez-vous à résoudre cette équation ?

Philippe Lerouge: Mais je ne vois rien qui puisse poser un problème ! Prenez le Groupe, tout d’abord. Sa taille est le fruit d’une longue histoire et la multiplicité des sites est liée à notre activité première, car même en 2015, il faut le rappeler, les services funéraires s’exercent sur des marchés de proximité. Concernant la diversité de nos actifs, elle est le reflet d’une adaptation permanente du Groupe aux attentes de la Société. J’aime à rappeler que nous avons été les premiers à ouvrir une chambre funéraire en France, il y a plus de 50 ans de cela. Et les crématoriums sont aussi depuis très longtemps une dimension importante pour nous, stratégique et économique. Enfin, nos deux usines de fabrication de cercueils sont une fierté pour nous tous. Je suis attaché à l’emploi industriel en France et peu d’opérateurs peuvent apprécier la force qu’apporte cette activité intégrée.

Bien entendu, vu de l’extérieur cela peut sembler compliqué. Mais notre organisation rend les choses très simples, avec une chaine managériale claire. Nous avons, comme tous les opérateurs, un socle de réussite basé sur l’envie et la passion de ceux qui font ce métier. Et tous ces collaborateurs travaillent avec les mêmes méthodes et les mêmes règles. C’est ce qui rend notre réseau efficace. Il ne suffit pas d’être présents partout, l’harmonisation des pratiques et un traitement équitable sont nécessaires. Le sujet de la gouvernance d’entreprise est très présent, croyez-moi.

J’aborde volontairement la question de l’actionnariat international en dernier. Car cela ne change rien, ni pour les clients, ni pour les collaborateurs, ni pour la vie du Groupe au quotidien. Nombreuses sont les entreprises françaises qui ont un actionnariat pluriel et nous le vivons très bien.

F.I. : PFG est une vieille dame de plus de 170 ans, rescapée de la libéralisation du secteur en 93, comment expliquez-vous cette longévité et ses bons résultats?

Philippe Lerouge: La longévité de l’entreprise tient assurément à l’intemporalité qui entoure les besoins fondamentaux de nos clients, d’une part, et à la capacité de l’entreprise à s’adapter aux contextes changeants, comme les attentes secondaires, d’autre part. Le Groupe s’est développé fortement au XXème siècle, dans un contexte législatif qui favorisait, à priori, l’émergence des structures publiques. Mais nous revendiquons pleinement notre statut d’entreprise privée, qui ne sollicite en rien les deniers du contribuable, tout en ayant parfaitement conscience de la mission de service public qui est la notre. Il n’est donc pas anormal que dans un contexte rendu plus libéral, une entreprise de notre taille tire son épingle du jeu, même si, notre empreinte sur le marché nous place logiquement comme une cible pour les nouveaux entrants. Quant à la rentabilité, ce n’est pas le volume d’opérations qui fait le succès. Il y a quinze ans, quand j’ai pris les commandes du Groupe, il perdait de l’argent. Il n’avait pas fini sa mutation postérieure à la libéralisation du marché. J’ai pris des décisions et favorisé l’investissement, ce que je fais toujours. L’avenir m’a donné raison.

F.I. : Dynamic 2018, et maintenant Dynamic 2020, pouvez-vous nous en dire plus?

Philippe Lerouge: Pour une entreprise de notre taille, établir un plan à moyen terme est un exercice obligé. Le plan Dynamic 2018 projetait le Groupe à 5 ans. Mais ce plan a été conçu en 2012 et il était important de remettre les choses à plat à mi-parcours. Le contexte a changé, et il fallait aussi repartir de la réalité des chiffres des deux premiers exercices complets du plan. Ceci dit, les fondamentaux de Dynamic 2018 n’ont pas changé. J’estime notre stratégie appropriée, d’où le nom de notre nouveau plan d’entreprise, Dynamic 2020, qui traduit bien cette volonté de prolonger nos succès des années passées.

F.I. : Envisagez-vous à terme un développement à l’international?

Philippe Lerouge: Joker ! … En fait, le Groupe a déjà eu des implantations à l’étranger. Aujourd’hui nous sommes concentrés sur le marché national où le développement d’OGF et des synergies sont encore possibles. Ces synergies sont moins évidentes au niveau international. Mais sait-on jamais…

F.I. : Passerez-vous sur Funéraire Paris 2015 malgré votre agenda sans doute bien rempli ?

Philippe Lerouge: Personnellement, je ne peux pas me libérer pour cette édition. Souvent, je dois vivre les choses les plus agréables par procuration. Mais je sais combien l’évènement est important pour la profession. J’en aurai des échos car des collaborateurs de la Direction des Achats et de la Direction du Marketing et de la Communication ont bien prévu de s’y rendre. Contrairement à ce que l’on peut penser, le Groupe est très ouvert à son environnement, et c’est ce que témoigneront les collaborateurs d’OGF qui fréquenteront le salon.

A propos d’OGF
OGF est le leader français des services funéraires, et fort d’un savoir-faire de plus de 170 ans. Le Groupe affirme son expertise sur l’ensemble des activités liées au funéraire, des services de pompes funèbres à la gestion de crématoriums, de la production de cercueils à la pose de monuments funéraires, des contrats de prévoyance à l’accompagnement après obsèques.
■ 540 millions d’euros de chiffre d’affaires sur le dernier exercice
■ Plus de 114 000 obsèques organisées sur le dernier exercice
■ Plus de 1 000 agences partout en France (sous les enseignes PFG, Roblot, Henri de Borniol ou des marques locales principalement sous le label Dignité Funéraire)
■ 5 500 collaborateurs
■ 468 maisons funéraires
■ 55 crématoriums en exploitation ou en construction (soit la moitié du parc privé français)
■ Plus de 400 000 contrats de prévoyance en portefeuille
■ 30 000 nouveaux contrats de prévoyance sur le dernier exercice
■ Près de 136 000 cercueils produits sur le dernier exercice
■ Près de 13 000 monuments posés l’an dernier dans les cimetières français
■ 50 000 familles qui répondent aux enquêtes de satisfaction du Groupe avec un taux global de recommandation de 97%.

Le capital d’OGF s’ouvre au fond canadien Ontario Teachers

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Le fonds d’investissements canadien Ontario Teachers prend 30 % du capital d’OGF, premier opérateur français du funéraire détenu par Pamplona Capital Management. Une participation qui pourrait encore grimper. Créé en 1990, Ontario gère des retraites d’enseignants du public, et a déjà pris des participations variées dans plus de 50 pays allant de Disney à Google.

Philippe Lerouge et l’ensemble du comité de direction d’OGF sont reconduits à leurs fonctions. Ontario Teachers pourrait à terme entrer à hauteur de 40 % dans le capital du numéro un français du funéraire.

Suivez l’actualité des Pompes Funèbres Générales avec Funéraire-Info.fr (en suivant ce lien)

Pompes Funèbres Générales, une interview de Jean Ruellan

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Jean Ruellan, directeur du Marketing d’OGF, nous a accordé une interview, aussi passionnante que rare, puisque le groupe pratique une grande modération médiatique. Lorsque OGF parle, on écoute, surtout que ses annonces risquent de donner un grand coup de massue à la concurrence…

Un parcours chez OGF

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Jean Ruellan

Lorsque Jean Ruellan affirme que le groupe OGF offre de véritables possibilités de formation et d’évolution, c’est en toute connaissance de cause.
Jean Ruellan est entré dans le groupe OGF 18 ans auparavant. Le jeune diplômé d’école de commerce est embauché par Nelly Chevalier « Elle m’a confié qu’elle était contente que je sois resté dans le groupe » tant il est vrai que l’univers du funéraire peut sembler austère et prompt à faire fuir les jeunes commerciaux. « Je suis donc entré comme assistant funéraire stagiaire, chez Henri de Borniol, et j’ai suivi le parcours de formation classique. Un an après mon intégration, j’étais titularisé ».
Jean Ruellan continue ensuite sa progression « Je suis passé conseiller funéraire, puis chef d’agence, puis directeur de marque, et le groupe, qui souhaitait que je ne me spécialise pas trop, m’a envoyé de l’autre côté du périph’. Entre la banlieue et le 7éme arrondissement, il y a des différences sociologique importantes, et je me suis beaucoup enrichi au niveau humain. ».
C’est Michel Minard qui propose à Jean Ruellan d’intégrer le siège « à la direction des relations avec les publics professionnels. En 2009, je suis passé sous l’autorité directe de Philippe Lerouge comme directeur des relations publiques, et maintenant, donc, je suis directeur marketing » un poste qui ne le dépayse pas trop, puisqu’il chapeaute donc la direction de la communication « et des secteurs stratégiques, comme la qualité, les relations client, les bureaux d’étude… » une charge qui pourrait sembler écrasante, mais qui motive Jean Ruellan, enthousiaste et animé d’un indéniable esprit de groupe.

Le groupe OGF, numéro un du secteur

Sur les chiffres, Jean Ruellan joue d’emblée la transparence lorsqu’on lui pose la question. « Vous savez qu’on est en exercice décalé, donc l’année est encore en cours, mais sur l’exercice précédent, de fin mars 2012 à fin mars 2013, nous avons reçu 115 000 familles. Nous avons 1000 boutiques, dont presque 700 portent la marque PFG, qui est la plus connue, 5500 collaborateurs dans le groupe, dont 203 dans l’industrie, puisque nous produisons également des cercueils. Nous gérons 49 crématoriums en activité ou en création, dont celui de Bastia, qui est en phase d’ouverture. Il y a dans le groupe 444 maisons funéraire, très exactement. C’est un chiffre bien pile » rit-il.
En ce qui concerne les contrats obsèques « Nous avons enregistrés 25000 contrats sur cette année, et nous avons un portefeuille de 400 000 contrats, ce qui est bien. C’est un pôle auquel nous prêtons attention, en même temps que nous développons des partenariats, notamment au niveau des accords de tiers payant. Ce sont des points très importants, particulièrement aujourd’hui. »
Seul motif d’insatisfaction, le nombre de monuments vendus « Nous en avons posé un peu moins de 14 000. Mais le marché est dans une tendance baissière. »
Pas de quoi s’inquiéter, toutefois « Le chiffre d’affaire du groupe est de 526 millions d’euros ».

OGF et l’internet

Comment OGF interprète-t-il le développement des obsèques sur Internet, plus généralement des nouveaux concepts, comparateurs, QR code, coffre-fort, hommage virtuel retransmission vidéo de cérémonie funéraire et quelles sont les actions que le groupe met en place pour faire face à cette évolution du marché ? Jean Ruellan sourit « C’est beaucoup de questions en une ».
Il poursuit « Nos sommes présents sur l’internet depuis quatre ans, et nous étions les premiers à mettre en place une équipe dédiée. Aujourd’hui, nous pouvons garantir sept jours sur sept un devis en moins de trois heures. La première agence du groupe, aujourd’hui, c’est internet, qui représente, en terme de contacts concrétisés, plus que la plus grosse agence du groupe. »
Ceci, grâce à un site bien pensé « Ce n’est pas un site commercial en tant que tel, mais un site serviciel. Nous faisons preuve sur notre site d’une vraie transparence, avec des tarifs clairs, et un catalogue complet. ».
L’internet, pour Jean Ruellan, est à penser comme une agence globale. « Les pompes funèbres doivent retrouver une fonction sociale. Avant, on allait lire sur la vitrine des pompes funèbres les avis pour savoir qui était décédé. Finalement, internet permettra de faire la même chose, mais différemment, à une autre échelle. »

Pour lire la suite, c’est sur Funérevue en Page 4

Le site des Pompes Funèbres Générales

Le site de 3123-Obsèques

Dans le prochain Funérevue, l’actualité du funéraire sans concession

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Jean Ruellan, directeur du marketing d’OGF, nous dit tout : le groupe, son bilan, ses projets, son rachat par les Russes, ses prétendues difficultés à conserver son personnel. Sympathique et ouvert, il commente, non sans un certain humour, l’actualité du secteur, le futur du funéraire, avant de nous livrer, en exclusivité, les projets des Pompes Funèbres Générales pour les cinq prochaines années, dont on n’a pas fini d’entendre parler. Un long entretien, toujours passionnant et ouvert, du porte-parole du numéro un du secteur, c’est Funérevue et nulle part ailleurs.

Stéphane Bourgoin se livre au jeu de l’interview dans Funérevue. Le célèbre spécialiste des tueurs en série, qui a l’habitude d’interroger les criminels les plus brutaux de la planète, a répondu à nos questions, sur sa carrière, son travail, la télévision, les livres, et, bien sûr, les serial killers. Les tueurs en série qui ont inspiré Le silence des agneaux, Dexter, Esprits criminels ? Stéphane Bourgoin les connaît personnellement. Nous lui avons posé la question sur l’identité de Jack L’Eventreur. Sa réponse, et toutes les autres, sont dans Funérevue.

Et aussi une tribune «Éthique et Crémation» par Jo Le Lamer et Bruno Py, les enjeux de la thanatopraxie en 2014 par Claire Sarazin, tout savoir sur le Salon Funéraire Paris 2013 avec Dominique Vigin et Antonio Morais, une interview d’Anne Tourres de la CSNAF, sur le lancement du site Info-deces.fr…. et des surprises….

Le dernier numéro est à lire en suivant ce lien!

Une-Funérevue-novembre Dans le prochain Funérevue, l'actualité du funéraire sans concession
Une Funérevue novembre 2013

«Vers des obsèques sans religion ?», une conférence de la fondation PFG

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Ce mardi 22 octobre 2013, à Paris, se tenait à Paris une conférence sur une étude menée par les PFG en juin 2013, auprès des agences du réseau afin de mesurer le taux d’obsèques civiles par secteur. 821 agences ont répondu à cette enquête (soit 91% des agences concernées par des obsèques en juin) et cela concerne 7.560 convois. Cette étude est à rapprocher de la précédente, menée en avril 2008, tentant d’observer les mêmes comportements.

Pour cette conférence, 150 personnes étaient présentes dans la salle, des anonymes, des membres d’associations dans l’accompagnement du deuil, des hommes et des femmes laïcs organisant des cérémonies et des professionnels du secteur funéraire…

Jean Ruellan, directeur de la communication et du marketing d’OGF et administrateur de la fondation PFG a fait une présentation de l’étude, expliquant la méthodologie et comparant avec les données recueillies en 2008, puis Nicolas de Brémond d’Ars, prêtre et sociologue au centre d’études interdisciplinaires des faits religieux a commenté les résultats,. Il a été suivi par Elisabeth Marshall, rédactrice en chef de la vie qui publiait aujourd’hui une analyse de cette étude dans ses colonnes.

OGF-300x224 «Vers des obsèques sans religion ?», une conférence de la fondation PFG
Une conférence de la fondation OGF

Ce qu’il faut en retenir !

  • 70% des obsèques sont religieuses en France (versus 75% en 2008).
  • Forte augmentation des obsèques civiles lorsque la crémation est choisie (53% en 2013 versus 47% en 2008).
  • 62% des convois religieux de tradition catholique sont célébrés à l’église par un prêtre (versus 73% en 2008).

66% en Inhumation et 50% en crémation (versus 77% et 61% en 2008).

Augmentation des célébrations à l’église par des laïcs plus importante en crémation surtout dans les régions Sud-Ouest, Rhône-Alpes et Nord-Normandie.

Il faut noter aussi que la part de funérailles religieuses dépasse amplement celle de nos concitoyens qui se disent croyants (60 %) et la proportion de ceux se déclarant chrétiens pratiquants réguliers (5 %)

Un autre enseignement est le suivant

65% des convois religieux de tradition catholique sont célébrés par un prêtre (versus 77% en 2008), et quand les cérémonies ont lieu en dehors de l’église, elles se font par des laïcs à 69 %. Chiffres à rapprocher de la diminution du nombre de prêtres qui aurait été divisé par deux en 15 ans.

Les obsèques civiles et la crémation. C’est un autre enseignement établi par cette étude, ils sont passés de 25 % à 30 % en seulement cinq ans, le taux de crémation ayant augmenté dans les mêmes proportions en 5 ans, passant de 28% à 32 % environ.

Je vous laisse découvrir l’étude sur le site de la vie et le très bon article qui l’accompagne.

Le micro a été ensuite tendu à l’assistance pour poser des questions ou témoigner de son expérience de laïc à disposition des familles endeuillées.

Il fallait noter aussi la présence du père Jean-Marie Humeau, du Vice-Président de la CPFM, de Tanguy Chatel et de Damien Le Guay qui a assuré la conclusion de la manifestation.

Manifestement, on ne peut prétendre que la religion est absente aujourd’hui des funérailles, ordre établi, pari de Pascal, biais de l’étude où le paramètre âge du défunt et sexe n’est pas présent, les français aujourd’hui se souviennent de leurs baptêmes au moment de leur départ … Une analyse plus approfondie est décidément nécessaire et Monsieur Ruellan nous a promis de nous communiquer l’étude complète. Comme l’étude est réalisée tous les cinq ans, comptez sur nous en en 2018 pour évoquer la troisième étude qui paraîtra sur ce sujet.

Il faut noter aussi que cette étude de la fondation OGF confirme le sondage commandé par les Services Funéraires de la Ville de Paris à Ipsos publié récemment ou nous pouvions découvrir que les Français restent attachés aux rites qui accompagnent les obsèques, imaginant toujours le plus souvent une cérémonie religieuse (à 53% pour un proche, 51% pour leurs propres obsèques), même si cette préférence pour le rite religieux a tendance à reculer.

Un cocktail a suivi la manifestation pour poursuivre les échanges, se connaitre, et un grand merci à Céline et aux PFG pour l’organisation de cette matinée !

Et je pose la dernière question, chez vous c’est comment ? Pourquoi ne pas lancer une étude nationale sur ce sujet  pour connaitre et faire remonter la réalité du terrain ?

Vers une mondialisation du secteur funéraire ?

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Travailler chez PFG

Un article de La Voix de la Russie, très bien écrit et qui cite, de surcroît, Funéraire Info, revient sur les investissements réalisés par Pamplona, notamment dans le capital du groupe OGF. Certains points méritent qu’on y revienne…

OGF-event-300x119 Vers une mondialisation du secteur funéraire ?Ouverture du capital

Manifestement, la Russie n’a pas encore effectué sa transition du système étatique au système libre en matière de funéraire : la mise en vente récente sur le marché de parts que détient la Mairie de Moscou dans quinze sociétés de pompes funèbres fait débat, et, d’après les éléments que nous avons pu recueillir, cela ressemble furieusement à celui que nous avons connu, dans les années 90, sur la suppression du monopole.

L’on ignore si Pamplona s’est porté acquéreur de parts dans les pompes funèbres moscovites, mais si à l’avenir tel est le cas, ils pourront certainement utiliser l’expérience des opérateurs d’OGF en la matière pour en faire un groupe international solide. Ce que l’on sait, en revanche, c’est que la société va détenir une part majoritaire du capital d’OGF, un groupe bien français, plus connu pour le grand public sous les noms commerciaux de PFG, Roblot ou Henri de Borniol.

Présent en Italie, en Espagne et en Belgique, Pamplona gère depuis sa base de la City, à Londres, les intérêts de trois milliardaires Russes. Investissements dont la stratégie repose sur d’importants investissements dans le funéraire, et donc, dans le numéro un français.

Est-ce un problème ?

Y voir un problème revient à remettre en cause la mondialisation dans l’économie toute entière. L’achat d’OGF pourrait avoir, mais n’a pas, la portée symbolique de l’achat d’un club de foot par l’émir du pétrole Quatari.

Les investisseurs Russes ont placé leur argent dans une société commerciale bien connue du public, fortes de résultats prouvés, et n’ont aucun intérêt à se servir de ces marques pour promouvoir la Russie, ou développer des thèmes perçus comme anti-identitaires. Au contraire, leur intérêt est que cette acquisition passe le plus inaperçu possible, afin de ne pas effaroucher la clientèle. Ils n’ont pas cet avantage de pouvoir rebaptiser le camp des Loges ou s’entraîne le PSG du nom qui leur plaît, puisqu’il n’y a personne aux PFG pour Zlataner.

Les Russes l’ont bien compris, et ont fait les choses bien. En basant le siège social en Angleterre, donc en Europe, déjà, et surtout, en associant à l’achat des PFG la direction du groupe. Ils s’assurent ainsi de la continuité de la gestion, à laquelle seront certainement apportés des ajustements, mais discrets et étalés dans le temps, et le concours de professionnels fins connaisseurs des spécificités du funéraire français.

Drapeau-Russe-300x169 Vers une mondialisation du secteur funéraire ?Pas de révolution aujourd’hui, tovarich

Pamplona n’est donc pas venu en France faire une opération charme, ni une révolution d’Octobre, mais réaliser une opération financière pure et dure. La gestion du produit sera vraisemblablement laissée à ceux qui le maîtrisent, désormais encore plus impliqués par leur investissement, et Pamplona pourra compter sur l’expérience des employés du groupe, environ 5000 répartis sur tout le territoire.

Ce n’est d’ailleurs certainement pas à eux que l’on doit la phrase « Il [le marché du funéraire NDLR] est attirant par sa prévisibilité : les gens meurent toujours » que d’aucuns qualifieront de cynique. OGF a trop d’expérience et de savoir-faire en communication pour se laisser aller à ce type de commentaires. C’est la déclaration d’un financier : rigoureusement exacte et strictement détachée.

Ce mélange des genres à la tête d’OGF est la meilleure gouvernance possible : ce paquebot du funéraire a autant besoin, à la barre, d’un capitaine expérimenté et charismatique, qui connaît son métier comme sa poche, et d’un navigateur attaché à la cartographie financière pure et dure.

Cet OGF version Pamplona sera donc très intéressant à suivre, ces prochaines années. Mélange d’identité funéraire forte et de capitalisme intelligent et pragmatique, les PFG du futur ne feront sans doute pas preuve d’une originalité folle, mais risquent plutôt de s’imposer en tant que point de référence. Une place que sans doute beaucoup leur envieront.

L’article de La Voix de la Russie cité en référence est ici.

Landwell & Associés intervient sur la cession d’OGF

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Les équipes Transactions de Landwell & Associés ont réalisé les travaux de vendor due diligence (VDD) pour Astorg Partners en anticipation de la cession d’OGF.

Landwell & Associés est, en France, la société d’avocats membre du réseau international PwC (PricewaterhouseCoopers), présent dans plus de 158 pays. Le réseau international PwC, un des leaders mondiaux du conseil aux entreprises garantit à ses clients à la fois les moyens et la puissance d’une organisation mondiale, mais aussi la compréhension et la prise en compte de différences économiques ou culturelles locales.

PwC, avec EY, Deloitte et KPMG,  sont les quatre grandes firmes internationales d’audit et de conseil.

PWC Landwell & Associés intervient sur la cession d’OGF
VDD juridique : Cécile Debin et Bruno Thomas, associés, Laure Maffre, Claire Pascal Oury, David Bonvarlet, Florent Gurlie, Touma Assaf, Eve Huchon, Alexis de Foucault
VDD sociale : Bernard Borrely, associé, Aurélie Cluzel-d’Andlau, Pauline Guilbaud
VDD fiscale : Jean Sayag associé, Marc-olivier Roux, Lucie Lebreton

L’acquéreur, Pamplona Capital Management, a été conseillé sur les aspects fiscaux de l’opération (structuring, tax model et due diligence) par Alain Chedal, associé et Sarah Dezes (Landwell).

Pour plus d’informations

Source: communiqué du mardi 24 septembre 2013

Mikhail Fridman va enterrer les français

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C’est sur la version russe du site de RFI que la nouvelle est tombée! La société de services funéraires leader en France OGF sera piloté par l’oligarque russe Mikhaïl Fridman. Le jeudi 19 Septembre la société OGF a été racheté par le fonds d’investissement britannique Pamplona Capital Management, dont le principal actionnaire est la société holding russe « Alfa Group« .

Bon, la nouvelle n’est pas une découverte, mais le titre est drôle « Михаил Фридман будет хоронить французов » (Mikhail Fridman va enterrer les français), et je vous conseille de faire une traduction de la page de RFI avec Google traduction ou Reverso pour trouver une pépite.

« Nous allons maintenir la qualité des services à nos clients« , a assuré le directeur d’OGF Philippe Lerouge dans un communiqué publié sur le site Web de l’entreprise. (Traduction Google)

« Nous préserverons la qualité de services pour nos clients« . (Traduction Reverso)

La version du communiqué de presse me semblait beaucoup plus positive mais sans doute intraduisible en russe: «  Nous continuerons à fournir un service de qualité à nos clients tout en préservant les valeurs au cœur de notre métier » a déclaré Philippe Lerouge, Président Directeur Général d’OGF. Préserver et maintenir sont synonymes de « nous allons nous battre pour« , continuer, synonyme de continuité, de la qualité de service des Pompes Funèbres Générales depuis plus de 180 ans, ce qui n’est plus à démontrer.

Je me pose deux questions: Le silence assourdissant d’Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault sur ce sujet, au moment de la sortie en librairie de son manifeste, publié chez Flammarion et vendu 5 euros, intitulé « La Bataille du Made in France« . Le ministre y livre 34 pistes de relance de l’industrie française et d’argumentation pour soutenir la réindustrialisation du pays qu’il entend mener face à la mondialisation.Il faut se rappeler son activisme en début d’année au sujet du projet de rapprochement entre Dailymotion et  Yahoo! « Je ne vais pas vous laisser vendre l’une des meilleures start-up de France !« . Bon, les morts ne votent pas ! …

La seconde est de savoir si il faut apprendre le russe pour travailler aux Pompes Funèbres Générales?

OGF-vente-300x174 Mikhail Fridman va enterrer les français
Vente des OGF sur le site de RFI