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SIFUREP : La place de nos morts dans nos villes et nos vies, colloque

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SIFUREP

A trois semaines de la Toussaint, où des millions de Français se rendront dans les cimetières, le Syndicat Intercommunal Funéraire de la Région Parisienne (SIFUREP) consacre le jeudi 5 octobre son 10e colloque annuel à la place de nos morts dans nos vies et nos villes.

Nul n’échappe à la mort. La mort fait inexorablement partie de nos vies. Intime, le rapport à la mort relève aussi du collectif et touche à l’espace public. Depuis toujours, quels que soient les lieux et les circonstances, les villes doivent gérer les lieux et les rituels funéraires. C’est autour de cet enjeu de société majeur que le SIFUREP a choisi d’organiser son 10e colloque annuel.

Attentats, pandémie grippale, accidents… La gestion des décès massifs est une des préoccupations majeures des pouvoirs publics et un sujet éminemment d’actualité. Comment faire face à ces situations de crise ? Quels dispositifs mettre en place pour assurer la continuité de la chaine funéraire ? Les services de l’État présenteront le travail mené dans le cadre du dispositif Orsec (Organisation de la Réponse de Sécurité Civile) pour organiser la gestion des décès en nombre et anticiper des événements inattendus.

Ces décès massifs survenus lors de catastrophes invitent à s’interroger sur la place donnée aux morts dans notre société. Comment vivre avec nos morts ? Comment penser la mort dans nos villes ? Régis Bertrand, professeur émérite d’Histoire moderne à l’université d’Aix-­Marseille, reviendra sur les lieux de recueillement et de souvenirs imaginés par nos sociétés depuis le XVIIIe siècle. Magali Molinie, psychologue clinicienne, enseignante à l’université Paris 8-­Saint-­Denis, questionnera les rapports que nous entretenons avec nos morts dans nos sociétés contemporaines.

Preuve de sa vitalité, le SIFUREP fête cette année ses dix ans et le cap des 100 adhérents. L’occasion de présenter, au travers de témoignages, ce qu’apporte le syndicat aux villes adhérentes : équipements, services des pompes funèbres, accès à des solutions mutualisées d’achat et de gestion des cimetières, etc. Véritable lieu d’échange, le colloque du syndicat réunit chaque année les collectivités, les associations, les experts et les professionnels du funéraire pour analyser les évolutions majeures de ce secteur et cerner les problématiques auxquelles il est confronté.

PROGRAMME DU COLLOQUE SIFUREP 2017

9 h 15 : Accueil

9 h 45 : Ouverture par Jacques Kossowski, Président du SIFUREP, maire de Courbevoie, Président de
Paris Ouest La Défense.

10H / 10H45
 La “gestion des décès massifs” dans le cadre du dispositif ORSEC. Marien Pirot, chargé de mission planification et gestion de crise au Secrétariat général de la zone de défense et de sécurité de Paris (SGZDS).

10H45 / 12H15 -­ Table ronde « La place de la mort dans nos vi(ll)es : -­ La place des morts dans la ville depuis le XVIIIe siècle : présence et souvenir -­ Quel rapport au deuil dans nos vies ? » Régis
Bertrand, Professeur émérite d’Histoire moderne à l’université d’Aix-­Marseille et Magali Molinie, Psychologue clinicienne, enseignante -­ chercheuse à Paris 8

12H15 / 12H45 -­ Table ronde « Le SIFUREP passe le cap des 100 adhérents » Les apports du
SIFUREP présentés par ses représentants et bénéficiaires.

Informations pratiques : Espace Van Gogh : 62 quai de la Rapée 75012 Paris.

Contact presse : Editial. Melina Cohen Setton. 06.18.12.74.59. melina.cohen.setton@editial.fr

A PROPOS DU SIFUREP – www.sifurep.com

Créé en 1905, le SIFUREP (Syndicat Intercommunal Funéraire de la Région Parisienne) assure la gestion et le contrôle du service public funéraire pour le compte de 101 collectivités, soit un territoire de près de 4 millions d’habitants. Il gère le service extérieur des pompes funèbres et 7 équipements funéraires par gestion déléguée : 5 crématoriums (Mont-­Valérien à Nanterre, Val de Bièvre à Arcueil, Parc à Clamart, Champigny-­sur-­Marne et Montfermeil) et 2 chambres funéraires (Nanterre, Montreuil).
Le SIFUREP est présidé depuis le 23 mai 2014, par Jacques Kossowski, maire de Courbevoie.

Les cimetières intercommunaux, acteurs de la Métropole parisienne

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colloque SIFUREP

Le colloque annuel du SIFUREP, le 13 octobre, à Paris, a permis de dresser un état des lieux de la situation et des enjeux des cimetières intercommunaux dans la Métropole parisienne.

Alors que des millions de Français iront à l’occasion de la Toussaint, le 1er novembre, fleurir les tombes de leurs proches, le Syndicat Intercommunal Funéraire de  la  Région  Parisienne (SIFUREP) a rendu public le 13 octobre, lors de son colloque annuel, une étude menée conjointement avec l’Atelier Parisien d’Urbanisme (APUR) qui montre la place déterminante des cimetières intercommunaux dans la Métropole parisienne.

Depuis la création des cimetières modernes au XIXème siècle se pose la question de l’évolution de la mortalité et de la place à réserver aux morts. Les variations démographiques, l’exposition aux risques (canicule, épidémie, pandémie…), l’accroissement de la durée de vie et l’évolution des pratiques funéraires avec la  crémation sont autant de phénomènes sociétaux qui rendent complexes la prospective en la matière.

Les cimetières intercommunaux, acteurs incontournables de la Métropole parisienne

Créés en 1956 pour faire face à la saturation des cimetières communaux, à une époque où il y avait peu de crémation, peu de reprises de sépultures et où les concessions perpétuelles étaient encore fortement délivrées, les cimetières intercommunaux ne cessent depuis de se développer.
« Ils assurent toujours une partie importante de l’activité funéraire, tant dans les inhumations de cercueils (caveaux et pleine terre) que dans l’offre cinéraire (dispersions et inhumations d’urnes), explique Frédéric Bertrand, Architecte urbaniste à l’APUR. Ils proposent une importante diversité de grands équipements (crématoriums, funérariums, salles de cérémonie …), d’offres de sépulture (ossuaires, jardins du souvenir, columbariums, enfeus). Tous possèdent désormais des carrés confessionnaux (israélite, musulman, orthodoxe) ».
« Plus de soixante ans après leur création, les cimetières intercommunaux gardent un potentiel de développement funéraire important. Il convient d’intégrer les résultats de cette étude dans l’aménagement des communes, des intercommunalités, de la Métropole, tout en gardant comme objectif l’amélioration de la qualité du service public », déclare Jacques Kossowski, le président du SIFUREP.

Jacques-Kossowski-le-président-du-SIFUREP Les cimetières intercommunaux, acteurs de la Métropole parisienne
Jacques Kossowski, le président du SIFUREP

Lieux du souvenir pour les familles des défunts, les cimetières intercommunaux sont aussi des sanctuaires patrimoniaux et artistiques. Certains accueillent de véritables œuvres d’art : le cippe monumental de Maurice Calka au cimetière du Parc à Clamart, « La lanterne des morts » de Henri-Jean Calsat à La Courneuve ou « Les âges de la vie » de Pierre Székely à Valenton. Pour cinq d’entre eux, ce sont aussi des arboretums à ciel ouvert. « Ils contribuent de manière importante au patrimoine du XXème siècle en matière d’art, d’architecture, de paysages et d’arts appliqués », souligne Jacques Kossowski.
Le cimetière des Joncherolles est à cet égard exemplaire. Conçu par le célèbre architecte et urbaniste Robert Auzelle (1913-1983), il accueille une des œuvres phares du sculpteur Maurice Calka, « Les Trois Parques ». Les mosaïques de la grande salle du crématorium ont été réalisées par le peintre et architecte Atila Biro (1931-1987). Quant aux magnifiques portes d’entrées monumentales rouge en lave émaillée, elles sont l’œuvre du sculpteur Pierre Sabatier (1925-2003).

A la croisée de deux communes Pierrefitte-sur-Seine et Villetaneuse, le site des Joncherolles est aussi l’un des plus grands cimetières paysagers de la région parisienne. Les aménagements réalisés ces dernières années (nouvelles entrées, mobilités douces, accessibilité handicapés, gestion écologique, etc.) en ont fait aussi un lieu de promenade pour les habitants.

A l’instar des parcs et jardins, les cimetières intercommunaux sont devenus des îlots de nature dans la ville. « Ce sont de véritables parcs. Ils contribuent à la trame verte et au rafraichissement », estiment les auteurs de l’étude, qui notent que « les règlements d’urbanisme des communes (PLU) protègent généralement les cimetières intercommunaux tant pour leur vocation que pour leur valeur paysagère ».

En sus de cette gestion au quotidien, les cimetières intercommunaux, avec leur réserve foncière, peuvent constituer une réponse au nouveau défi de la gestion de décès massifs dans le cadre du plan ORSEC (organisation de réponse de Sécurité civile). « Les récents événements nous ont montré qu’il convient maintenant de faire face à ces situations qu’il faut savoir traiter avec dignité et souvent dans l’urgence », note Jacques Kossowski.

Les cimetières intercommunaux peuvent être des outils de mutualisation de compétences, estiment les auteurs de l’étude et le SIFUREP. Une démarche de valorisation de ces équipements mériterait d’être poursuivie, tant du point de vue culturel (Journées du patrimoine) que dans le cadre d’un observatoire plus large (échange de savoir-faire entre cimetières intercommunaux et communaux, évolution de l’activité, des offres funéraires et des modalités de gestion…). Telle est la conclusion de cette journée d’étude qui a rassemblé plus d’une centaine de professionnels du funéraire.

* Les 7 cimetières intercommunaux étudiés sont : le Cimetière du Parc à Clamart (92), le cimetière de la Fontaine Saint Martin à Valenton (94), le Cimetière de Chevilly Larue ( 92), le cimetière des Joncherolles à Villetaneuse ( 93), le cimetière intercommunal de Tremblay-en-France (93), le cimetière de Bondy-Pré-Saint-Gervais (93), le cimetière de la Courneuve (93). Étude disponible sur le site APUR http://www.apur.org/etude/situation-enjeux-cimetieres-intercommunaux

SIFUREP Les cimetières intercommunaux, acteurs de la Métropole parisienneA PROPOS DU SIFUREP – www.sifurep.com

Créé en 1905, le SIFUREP (Syndicat Intercommunal Funéraire de la  Région  Parisienne)  assure  la  gestion  et  le  contrôle  du  service public funéraire pour le compte de 96 collectivités, soit un territoire de plus de 3 800 000 habitants. Il gère le service extérieur des pompes funèbres et 7 équipements funéraires par gestion déléguée : 6 crématoriums (Mont-Valérien à Nanterre, Val de Bièvre à Arcueil, Parc à Clamart, Champigny-sur-Marne,  Montfermeil et Tremblay-en-France) et 2 chambres funéraires (Nanterre, Montreuil).
Le SIFUREP est présidé depuis le 23 mai 2014, par Jacques Kossowski, député-maire de Courbevoie, Président de Paris Ouest La Défense.

A PROPOS DE L’APUR – www.apur.org
L’Atelier parisien d’urbanisme (Apur) a été créé en 1967 par le Conseil de Paris. Il réalise des données, des cartes de références et des études au service des politiques publiques d’aménagement à l’échelle parisienne et métropolitaine.
Une étude sur les cimetières communaux du SIFUREP a déjà été conduite en 2010

Source: COMMUNIQUE DE  PRESSE – PARIS, LE 17 OCTOBRE 2016

SIFUREP: les cimetières intercommunaux dans la Métropole du Grand Paris

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SIFUREP

A trois semaines de la Toussaint, où des millions de français se rendront dans les cimetières, une étude menée conjointement par le Syndicat Intercommunal  Funéraire  de  la  Région  Parisienne (SIFUREP) et l’Atelier Parisien d’Urbanisme (APUR) se penche sur la place des cimetières intercommunaux dans la Métropole du Grand Paris. Cette étude sera présentée pour la première fois lors du 9e colloque du SIFUREP, qui se tiendra le 13 octobre à l’Espace Van Gogh à Paris.

Créés à partir de 1956 pour faire face à la saturation des cimetières communaux, les cimetières intercommunaux n’ont cessé de se développer, se dotant d’équipements pour répondre aux nouvelles pratiques funéraires comme des crématoriums ou des chambres funéraires.

Plus de soixante ans après leur création, ces grands équipements, lieux de souvenirs pour les familles des défunts, font partie du  patrimoine du XXe siècle. Certains accueillent de véritables œuvres d’art, comme « La lanterne des morts », à La Courneuve, de l’architecte Henri-Jean Calsat, ou « Les Trois Parques », aux Joncherolles, à Villetaneuse, du sculpteur Maurice Calka. D’autres, comme la Fontaine Saint-Martin, à Valenton, sont aussi des arboretum à ciel ouvert et des lieux de promenade prisés des habitants.

Quelle sera la place de ces équipements à l’échelle de la métropole et leur complémentarité avec les cimetières communaux ? Comment préserver ces poumons verts et les valoriser ? Telle est l’objet de l’étude que viennent de réaliser l’APUR et le SIFUREP et que présentera Frédéric Bertrand, architecte urbaniste
à l’APUR.

Véritable lieu d’échange, le colloque du SIFUREP réunit chaque année les collectivités, les associations, les experts et les professionnels du funéraire pour analyser les évolutions majeures de ce secteur et cerner les problématiques auxquelles il est confronté.

Jeudi 13 octobre, à 9h – Espace Van Gogh, Paris 12ème

à propos du SIFUREPwww.sifurep.com

Créé en 1905, le SIFUREP (Syndicat Intercommunal Funéraire  de  la  Région  Parisienne)  assure  la  gestion  et  le  contrôle  du  service public funéraire pour le compte de 82 collectivités, soit un territoire de plus de 3 500 000 habitants. Il gère le service extérieur des pompes funèbres et 7 équipements funéraires par gestion déléguée : 5 crématoriums (Mont-Valérien à Nanterre, Val de Bièvre à Arcueil, Parc à Clamart, Champigny-sur-Marne et Montfermeil) et 2 chambres funéraires (Nanterre, Montreuil).

Le SIFUREP est présidé depuis le 23 mai 2014, par Jacques Kossowski, député-maire de Courbevoie, Président de Paris Ouest La Défense.

A lire : Sifurep, les enjeux numériques du funéraire

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De gauche à droite : Loïc Damiani (Fontenay-sous-Bois), Danielle da Palma (avocate), Sandrine Abecassis (OGF), Catherine Dumas (SIFUREP), Tanguy Châtel (sociologue), François Michaud-Nérard (services funéraires Paris)et Eric Fauveau (Afterweb-Venture).

La révolution numérique a déjà impacté le petit monde des pompes funèbres, et cela ne fait que commencer. Tenter de mesurer ces bouleversements : c’était en octobre dernier l’ambition du huitième colloque annuel du Sifurep.

Le Syndicat intercommunal funéraire de la région parisienne (Sifurep donc) en publie aujourd’hui un compte-rendu en ligne. Professionnels, usagers, services publics… Garant de la qualité du service public, il s’est donc plongé dans les usages d’internet et les nouvelles offres de services générées dans ce secteur. Avis de décès et de condoléances en ligne, comparateurs de devis d’obsèques, retransmission de cérémonies, création de mémoriaux virtuels : même les sociétés de pompes funèbres classiques ne peuvent plus aujourd’hui faire l’économie d’un site web, plus ou moins complet, accessible d’un clic. Au minimum la vitrine de son activité. Au mieux un éventail de l’offre, jusqu’à la personnalisation de plaques ou la livraison de fleurs.

Ce secteur émergeant bouscule le rapport à la mort, au deuil, malmène aussi les réglementations, pose nombre de questions éthiques et redéfinit en quelque sorte un nouvel équilibre de la profession.

Acteurs historiques du funéraire et nouvelles sociétés de service ont livré lors de ce colloque quelques clés pour appréhender les bouleversements en cours. Outre Eric Fauveau (président d’Afterweb-venture, éditant Funéraire Info) et les organisateurs du Sifurep, étaient présents à la tribune François Michaud Nérard (directeur général services funéraires de Paris), Sandrine Abécassis (directrice digitale à OGF), Tanguy Châtel (sociologue), Danielle da Palma (avocate) et Loïc Damiani-Aboulkheir (maire-adjoint de Fontenay-sous-Bois, 94).

Les temps de mémoire en région parisienne pour la Toussaint

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Dans tous les crématoriums gérés par le SIFUREP, des  « Temps de mémoire » sont organisés chaque année en novembre. Ces journées du souvenir ont pour but d’accompagner les familles qui ont perdu un proche dans l’année et choisi la crémation.

Samedi 30 octobre 10h Temps de mémoire crématorium du Mont-Valérien à Nanterre

Dimanche 1er novembre 10h30 au crématorium de Champigny

Dimanche 1er novembre à partir de 9h00 au crématorium de Père Lachaise, la cérémonie de 11h00 sera retransmise en vidéo

Samedi 7 novembre 10h au crématorium des Joncherolles à Villetaneuse, à celui du Val-de-Bièvre à Arcueil et à celui du Parc à Clamart

Samedi 14 novembre 10h au crématorium de Montfermeil

Funéraire : à Fontenay, un patrimoine numérique

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Valoriser son patrimoine funéraire grâce aux richesses de l’outil numérique. C’est ce qu’a mis en place notamment la commune de Fontenay-sous-Bois (53.000 habitants, Val-de-Marne) depuis 2013, avec pour objectif d’impliquer les habitants dans leur passé. Au menu : visites interactives, QR codes, mémoriaux virtuels.

Loïc-Damiani-150x150 Funéraire : à Fontenay, un patrimoine numérique
Loïc Damiani

Présent la semaine dernière au colloque du Sifurep (syndicat intercommunal du funéraire public d’Ile-de-France), le maire-adjoint Loïc Damiani a raconté ce travail de réappropriation du patrimoine. A l’image de ce que peuvent proposer certaines entreprises aux familles de défunts, des QR codes ont été apposés sur des monuments divers de la ville, ou certaines tombes du cimetière. En téléchargeant sur son smartphone ou sa tablette une application, puis en flashant le code, le visiteur accède à des explications, des photos, des vidéos, du son.

« Trois parcours interactifs ont ainsi été lancés, explique le maire-adjoint : Fontenay pendant les guerres, œuvres d’art et bâtiments remarquables. » Cela a permis par exemple, poursuit l’élu, « de réintégrer le cimetière dans le patrimoine de notre ville et de perpétuer la mémoire de nos disparus ».

C’est ainsi que les monuments aux morts des guerres de 1870 et de 1914, le mémorial des déportés racontent leur histoire. C’est aussi l’occasion dans le cimetière de réhabiliter deux morts méconnus : un soldat allemand et un zouave français tombés en 1870. Mais la star de la nécropole, dotée bien sûr de son QR Code, c’est l’écrivain Hector Malot, mort à Fontenay en 1907. L’auteur de « Sans famille », très populaire au Japon, attire sur le site internet municipal de nombreux internautes nippons.

Mais la ville ne s’en tient pas là. Et a lancé un mémorial virtuel sur le site collaboratif de ses archives municipales. Loïc Damiani : « Nous avons gardé la mémoire des 530 Fontenaysiens morts pendant la guerre de 14-18, en créant ce mémorial avec la participation des habitants. Nous sommes en train de faire de même avec les déportés ». Viendront la douzaine de morts de la guerre d’Algérie. Pour le premier conflit mondial par exemple, une carte de France des combats signale le lieu où est tombé le soldat. En cliquant, une fenêtre s’ouvre. Et le souvenir d’un enfant de la commune, photo et biographie à l’appui. On y trouve ainsi Georges l’instituteur, François et ses 18 ans tombé dans la Somme, Paul Etienne mort à 21 ans dans la Meuse, si fringuant en patineur sur son cliché d’avant-guerre. Autant d’anonymes remis aujourd’hui dans la lumière.

Renseignements : 01.49.74.74.74. Site : http://archives.fontenay-sous-bois.fr/article.php?larub=22&titre=parcours-qr

Colloque Sifurep : encadrer l’inéluctable évolution internet

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De gauche à droite : Loïc Damiani (Fontenay-sous-Bois), Danielle da Palma (avocate), Sandrine Abecassis (OGF), Catherine Dumas (SIFUREP), Tanguy Châtel (sociologue), François Michaud-Nérard (services funéraires Paris)et Eric Fauveau (Afterweb-Venture).

Quels usages pour l’emploi d’internet et du numérique dans le funéraire public ? Cette vaste question a occupé les débats du colloque annuel du syndicat de communes SIFUREP hier jeudi matin à Paris, qui réunissait des représentants de collectivités locales et des acteurs du secteur.

La mort se numérise, dans un secteur funéraire soumis à encore bien d’autres bouleversements. A l’heure de chercher la place des acteurs publics dans ce grand chambardement, le Syndicat Intercommunal (88 villes de région parisienne) s’interroge : comment accompagner ces évolutions ?

Sifurep-assistance-300x169 Colloque Sifurep : encadrer l'inéluctable évolution internetCar, affirme le sociologue Tanguy Châtel, le monde de l’internet n’est pas familier aux collectivités locales. Il facilite la pédagogie de la mort, tout en bousculant les pratiques, quitte à faire l’impasse parfois sur d’importantes répercussions éthiques et réglementaires. Et c’est cela que l’on attend des pouvoirs publics, poursuit-il : qu’ils nous protègent sans pour autant freiner sur l’innovation. Qu’ils expérimentent sans trahir.

Comparateurs de prix, annonces de décès et condoléances, retransmissions vidéo de cérémonies, mémoriaux, QR code sur les tombes : « La mort est invariable, mais elle s’inscrit dans son temps », résume Tanguy Châtel. « Nous devons accompagner les évolutions de la société », surenchérit François Michaud-Nérard, des services funéraires parisiens. « La ligne Maginot des agences classiques sera contournée », prophétise t-il.

Dès lors, son site internet offre les mêmes fonctionnalités que celui d’OGF, par exemple, un acteur ayant pris le virage numérique dès le début des années 2000. Ainsi, les familles pour la premières fois confrontées au crématorium du Père-Lachaise, à Paris, peuvent visiter virtuellement les lieux, ou trouver des propositions de textes ou de musiques sur internet pour leur cérémonie. « Nous essayons d’être agiles, même si l’organisation des obsèques à la carte sur internet, notamment, représente pour l’instant un volume d’activité réduit », confie François Michaud-Nérard.

Interrogée, l’avocate Danielle da Palma met en garde. Les prestataires numériques intervenant dans les obsèques (retransmissions vidéo, sites mémoriaux) doivent auparavant régler les questions liées au droit à l’image, à la propriété des données personnelles, à la sécurité des flux. Et, à lire certains contrats entre opérateurs et familles, elle y voit des lacunes criantes.

Eric Fauveau, dont la société Afterweb-Venture filme dans des crématoriums à la demande de familles, témoigne des contraintes juridiques qu’il a justement du affronter. Pourtant, retransmettre une cérémonie pour des proches de plus en plus dispersées est un service utile. « Encadrer, être rigoureux », voilà l’exigence, pour François Michaud-Nérard, notamment en matière de sites mémoriaux où, selon lui, l’accès et la durée de l’hommage doivent rester limités.

Face au numérique, le sociologue Tanguy Châtel a aussi une autre réserve. Celle du virtuel. « Les cérémonies rassemblent, sont un moment de concret qui facilité le détachement avec le défunt, pour entamer son deuil. » Là, que partage-t-on ? Et comment se détacher d’un mort s’il reste accessible en permanence ? « Et à quand les hologrammes interactifs », plaisante t-il.

Maire-adjoint à Fontenay-sous-Bois (94), Loïc Damiani raconte plutôt comment la commune a su mettre en valeur depuis 2013 son patrimoine (notamment funéraire) grâce au numérique. Trois parcours touristiques émaillés de monuments dotés d’un QR Code à scanner permettent d’illustrer l’histoire locale depuis son mobile, via un enrichissement en vidéos, audio et photos. Le site internet correspondant est vu jusqu’au Japon, et offre aux habitants un nouveau lien social.

Etaient présents: Jacques Kossowski (président du SIFUREP) a introduit les débats menés par sa directrice adjointe Catherine Dumas. Outre de nombreux élus locaux, on remarquait dans l’assistance Philippe Gentil (Funecap), Jean Ruellan (OGF), des représentants de la CPFM et de la FFPF, et des acteurs du numérique : notamment les sociétés Comitam, Meilleures pompes funèbres.com, Funémarket, En Hommage, A tout jamais, Elicci, Extra Celeste…

Funéraire et Internet : un colloque pour s’y retrouver

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« Funéraire et nouvelles technologies, véritable bouleversement des usages ou simple effet de mode ? » : c’est le vaste thème d’un colloque qui se tiendra à Paris le 8 octobre prochain (9h30), organisé par le SIFUREP (Syndicat intercommunal funéraire de la région parisienne).

Aux côtés des offres traditionnelles, de nouveaux services émergent. Internet s’invite sur le marché du funéraire et la mort se numérise. Pour les familles c’est un outil privilégié pour s’informer, anticiper un décès, préparer des obsèques. Les entreprises de pompes funèbres quant à elles développent leurs sites avec devis, avis de décès et condoléances en ligne… Les comparateurs de prix ont également investi le champ des obsèques. Il est désormais question de cimetières virtuels, de retransmissions vidéos de cérémonies. Dans le même temps, paradoxalement, les familles en deuil recherchent un accompagnement humain.

Ces nouveaux services soulèvent de nombreuses questions en matière réglementaire mais aussi sur la place du service public.

C’est pourquoi le SIFUREP lance le débat à l’occasion de son colloque annuel. Député-maire de Courbevoie (92), président du syndicat, Jacques Kossowski ouvrira la discussion. Eric Fauveau (président d’Afterweb-venture et éditeur de Funéraire Info) sera entouré de l’avocate Danielle da Palma, du sociologue Tanguy Châtel, de la directrice digital et communication multicanal d’OGF Sandrine Abecassis. Interviendront également François Michaud-Nérard (directeur général des services funéraires de Paris) et Loïc Damiani-Aboulkheir (maire-adjoint à Fontenay-sous-Bois).

 Colloque à partir de 9h30 à l’Espace Van Gogh, 62 quai de la Rapée Paris 12e. Inscription par mail (communication@sifurep.com), par fax (01.44.74.83.91.) ou par courrier (Tour Gamma B -193/197, rue de Bercy, 75582 Paris Cedex 12).

Le SIFUREP en colloque annuel

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A quelques jours de la Toussaint, le SIFUREP (Syndicat Intercommunal Funéraire de la Région Parisienne) a organisé le 15 octobre dernier la 7ème édition de son colloque annuel.

Augmentation des prix du funéraire, essor de la thanatopraxie et mutualisation pour une meilleure gestion des cimetières ont été les 3 temps forts de cette matinée d’information et de débats à laquelle plus de 140 personnes, représentants de collectivités, experts, professionnels, associations, ont assisté.

Augmentation des prix du funéraire, essor de la thanatopraxie et mutualisation pour une meilleure gestion des cimetières ont été les 3 temps forts du colloque funéraire annuel du SIFUREP

A quelques jours de la Toussaint, le SIFUREP (Syndicat Intercommunal Funéraire de la Région Parisienne) a organisé le 15 octobre dernier la 7ème édition de son colloque annuel. Plus de 140 personnes, représentants de collectivités, experts, professionnels, associations, ont assisté à une matinée d’information et de débats sur le thème : « Gestion des cimetières et pratiques funéraires».

« Le Colloque annuel du SIFUREP est une opportunité majeure d’échanges entre les collectivités, les experts, les associations et les professionnels du monde funéraire, pour identifier et analyser les grandes évolutions de ce secteur. commente Jacques Kossowski, Président du SIFUREP, Député-Maire de Courbevoie qui a alerté sur les prix du funéraire où l’augmentation des prestations a augmenté deux fois plus vite que l’indice des prix à la consommation hors tabac entre 1998 et 2013. »

La thanatopraxie concerne 1 décès sur 3 : une pratique en plein essor qui interroge

Selon le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales et de l’Inspection générale de l’administration (juillet 2013) : chaque année, 200 000 actes de thanatopraxie sont pratiqués pour 545 000 décès. Une pratique en augmentation de 7 à 10% par an dont le coût moyen serait de 300 à 400 euros représentant 10% des frais d’obsèques.

Une activité qui génère 6% du chiffre d’affaires des sociétés funéraires.

Le rapport précité préconise :

– De mettre fin à la spécificité du modèle français en interdisant les soins à domicile, la France étant le seul pays à les autoriser et de ne les admettre que dans les seuls lieux dédiés que sont les chambres funéraires et les chambres mortuaires ;

  • – De permettre les soins de conservation aux porteurs du VIH ou de l’hépatite virale ;
  • – Une meilleure protection et formation pour les acteurs ;
  • – De renforcer le droit à l’information des familles.

Les débats ont mis en lumière les enjeux économiques, financiers, environnementaux et sociétaux de la thanatopraxie, grâce aux interventions de : Pierre Larribe, Juriste à la Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie (CPFM) ; Jean-Antoine Gourinal, Directeur des Crématoriums et de l’Environnement – OGF ; Damien Le Guay, Philosophe, Essayiste et Président du comité national d’éthique du funéraire ; et René Deguisne, Président de l’institut français de thanatopraxie.

Les échanges ont permis d’expliquer les différences entre soins de conservation et soins de présentation

(toilette/habillage…) et la nécessité de délivrer une information fiable et transparente aux familles avant qu’elles ne décident de faire pratiquer ces soins dont la nature exacte reste inconnue de nombre de familles. Les débats au-delà des questions techniques, ont mis en avant la place des opérateurs funéraires qui sont les seuls à avoir le lien avec les familles. Selon le représentant d’OGF, ces soins représentent 50% des obsèques gérées par cet opérateur.

Damien Le Guay s’est interrogé : ces soins participent-ils à la valorisation des corps ? Est ce qu’ils accompagnent la technicisation de la mort ? Ces soins ne sont-ils pas faits pour les vivants ?

Parmi les autres points abordés : le ressenti des familles endeuillées face au corps du défunt, et la nécessité ou non d’effectuer ces soins pour faciliter le travail de deuil.

Les pouvoirs publics envisagent de permettre de pratiquer ces soins sur les corps de personnes porteuses de maladie infectieuses mais d’interdire leur pratique à domicile quelque soit la cause du décès. Ceci obligerait les familles à faire transporter le corps de leur défunt dans des lieux équipés- en chambre funéraire ou chambre mortuaire. La question du coût supplémentaire a été évoquée.

René Deguisne a expliqué que pratiquer ces soins sur des personnes victimes du VIH ou de l’hépatite virale nécessitaient de protéger les thanatopracteurs d’où la recommandation de pratiquer ces soins dans des lieux dédiés.

Damien le Guay s’interrogeant sur l’objectif politique de favoriser ou non la mort à domicile, citant l’exemple de l’Allemagne qui a, en ce domaine, une politique différente.

Dernier sujet évoqué la toxicité des produits utilisés à base de formaldéhyde pour les thanatopracteurs, mais aussi leur impact sur la pollution des sols dans les cimetières. Un nouveau produit sans formaldéhyde a été mis sur le marché depuis septembre 2013, 25 000 corps ont été traités avec ce produit.

Gestion des cimetières et mutualisation

Équipements publics parmi les plus fréquentés dans une commune, les cimetières doivent tenir compte des évolutions législatives, des pratiques funéraires et des enjeux environnementaux pour s’insérer dans le tissu urbain, social et paysager de chaque commune.

Cette table ronde a réuni Emmanuelle Roux, Architecte urbaniste à l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR), Anne Blondeau, Adjointe du directeur des affaires générales à la Mairie de Courbevoie et Valérie Bailly, Responsable de la centrale d’achat du SIFUREP.

Le SIFUREP a présenté aux villes les possibilités offertes pour mieux gérer et faire évoluer leurs cimetières :

  • – la centrale d’achat : qui compte aujourd’hui 20 collectivités adhérentes,
  • – la convention de coopération, pour conseiller et assister la ville,
  • – le transfert au syndicat de la compétence cimetière

Pour en savoir plus:

SIFUREP

Créé en 1905, le SIFUREP (Syndicat Intercommunal Funéraire de la Région Parisienne), assure la gestion et le contrôle du service public funéraire pour le compte de 81 collectivités et gère sept délégations de service public :

pour le service extérieur des pompes funèbres ;

pour 4 crématoriums (Mont-Valérien à Nanterre, Val-de-Bièvre à Arcueil, Parc à Clamart et Champigny-sur-Marne) ;

pour 2 chambres funéraires (Nanterre, Montreuil).

Le SIFUREP accompagne aussi les villes dans leurs réflexions sur la place des cimetières dans le tissu urbain et sur les actions d’amélioration de gestion, d’aménagement de ces équipements publics. A cet effet, il a créé une centrale d’achat pour une meilleure gestion des cimetières et propose des marchés de services, fournitures et travaux en matière funéraire. Il a aussi mis en place une compétence optionnelle « cimetières » relative à la création et/ou à l’agrandissement, ainsi qu’à la gestion des cimetières.

Le SIFUREP est présidé depuis le 23 mai 2014, par Jacques KOSSOWSKI, Député-Maire de Courbevoie.

Source: communiqué de presse