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SPTIS contre Hygéco, on ne lave pas ses DASRI en famille

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C’était lundi 17 mars, en salle 2 du tribunal de commerce de Paris, l’audience opposant le SPTIS à Hygeco. Ambiance déjeuner de famille pendant la guerre froide dans la salle, côté gauche, Carmen de Oliviera Directrice PMA France et Luc Nauroy Directeur Hygeco Nord, Est et Normandie, côté droit 7 membres du SPTIS entourent Cédric Ivanes. Maître Cyril Tournade, assisté de Maitre Mélaine Tanguy représentent le SPTIS, coté Hygéco Maitre Fabien Blondelot est à la barre.

Les débats sont présidés par Madame Béatrice Charlier-Bonatti assistée de Madame Nathalie Dostert et Monsieur Laulan

Un demi-mètre cube de dossiers se trouve sur le bureau de la greffière, pour une affaire qui a commencée il y depuis plus de deux ans. C’est parti pour 6 heures d’audience.

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Tribunal de Commerce Paris SPTIS contre Hygeco

La présidente va ouvrir les débats en demandant une explication sur le marché de la thanatopraxie et du funéraire, avec les acteurs, les volumes, les pratiques, le nombre de thanatopracteurs en exercice …

Le SPTIS revendique 76 entreprises membres, ce qui représente 148 thanatopracteurs, Hygéco 170 thanatopracteurs salariés et 93 000 soins réalisés en 2013.

La genèse de la discorde

Le groupe OGF a externalisé toute sa branche thanatopraxie à partir de début avril 2012. Les thanatopracteurs des PFG, dans le cadre d’un article L122-12, se sont vu proposer une migration vers le repreneur Hygéco qui à cette occasion a passé un contrat d’exclusivité avec le cédant. Le prix du soin étant facturé 110 Euros. 11 dossiers de thanatopracteurs se sont retrouvés au tribunal estimant avoir perdu une part importante de leur chiffre d’affaire en raison de cette opération.

La présidente s’étonnera plusieurs fois de ne pas voir OGF à la barre et que Hygéco n’ait pas fait un appel en garantie des PFG.

Lecture du droit

L’avocat du SPTIS plaide l’abus de position dominante, utilise le terme de prix prédateur, prix abusivement bas, entente et concurrence déloyale dans sa plaidoirie, Le conseil d’Hygéco démonte un à un les arguments en argumentant que la cour d’appel de Versailles a tranché le 23 mai 2012 sur le même dossier, en ayant recours à la jurisprudence, en démontrant que « l’effet volume entrainant une baisse des prix n’est pas synonyme d’entente » et que les prix pratiqués par Hygéco sont cohérents avec les prix pratiqués de l’autre côté de la barre ! Il prouve aussi au tribunal que la société Hygéco ne possède aucun autre accord d’exclusivité, mais des accords de référencements avec Roc-Eclerc et Pascal Leclerc (contrat n’ayant pas été renouvelé). Maitre Blondelot termine par un « Le grief principal fait à Hygeco est d’avoir des prix bas pour les familles » répondant ainsi à la cherté des obsèques…

Les 11 dossiers

La cour a ensuite appelé les 11 dossiers , pour un préjudice estimé de 1 500 000 Euros, à la barre du tribunal, interrogeant le thanatopracteur demandeur ou l’avocat le représentant, sur la perte estimée de CA, sur la méthode pour signifier la fin du contrat, sur la méthode d’estimation du préjudice, sur la concurrence dans la région, sur ses prix et sur les actions menées pour faire face à cette baisse d’activité. Il faut relever aussi une passe d’arme entre les deux avocats sur la recevabilité du dossier du SPTIS à déposer lui aussi une demande de réparation de préjudice. Il y a eu aussi une intervention poignante d’un membre du SPTIS demandant à la cour de protéger l’artisanat face aux grosses entreprises et expliquant que dans son cas, cette affaire avait eu des répercussions sur sa vie familiale avec un divorce à la clé.

Une ombre a aussi plané pendant toute cette audience sur la qualité des soins et le temps de réalisation, opposant thanatopracteurs salariés versus thanatopracteurs indépendants. Madame la présidente a balayé le sujet en demandant si la DGCCRF avait été saisie.

Il faut saluer ici la dignité des débats présidés par Béatrice Charlier-Bonatti, qui inlassablement a questionné les avocats, les demandeurs, ou les responsables d’Hygéco présents pour tenter de faire la lumière sur cette affaire qui empoisonne le milieu funéraire depuis presque deux ans.

Le délibéré sera disponible le 16 mai 2014 au greffe du tribunal de Paris.

 

Communiqué : le SPTIS a un an (2/2)

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(Suite du communiqué dont la première partie se trouve ICI)

sptis-champagne2-300x225 Communiqué : le SPTIS a un an (2/2)Après les vœux du Président, l’année 2013 repartit sur une série de rendez-vous dont le premier fut le 10 janvier dernier et où Martine Bichet et Cédric Ivanes ont été reçu simultanément par Madame Stéphanie Gilardin, Chef du bureau à la Direction Générale du Travail en charge des risques chimiques, physiques et biologiques et de Monsieur Lionel De Taillac, Conseiller en charge de l’inspection du travail , de la santé, de la sécurité et de la qualité de vie au travail au sein du Ministère du Travail.

Cette consultation s’inscrivait dans la suite logique des précédents et était basée sur les conditions de travail des thanatopracteurs lors des soins à domicile et des risques encourus par ces derniers tant biologiques (agents pathogènes) que chimiques (émanation de formol ).

Cette entrevue fut l’une des plus constructives notamment en terme de fluides d’embaumement, il ne manquait plus qu’un seul ministère à rencontrer, celui de l’Intérieur…

 Le 6 février 2013, le Secrétaire Général du SPTIS fut l’un des invités de l’émission Ô combien controversée présentée par Madame Drucker sur le commerce des Pompes Funèbres, preuve si il en est que ce syndicat a su prendre ses marques et se positionner tant auprès du monde politique qu’auprès des médias ; malheureusement les nombreuses coupures et le nombre d’invités présents rendirent le débat fade même si, pour une fois, toutes les parties partageaient le même avis d’écœurement sur les faits filmés par France 2 qui ne correspondaient heureusement pas à la réalité du terrain provincial que chacun défendit brillamment.

Plus récemment ; le 18 avril dernier , le SPTIS s’est rendu en qualité de témoin à l’audience en marge de la plainte déposée par le Collectif d’élèves au sujet des dysfonctionnements constatés lors de l’examen théorique de 2011.

Toutefois, en l’absence du principal intéressé et des principaux plaignants, Madame le Rapporteur Public a tout de même reconnu que des irrégularités et des carences importantes avaient été relevés et a demandé malgré tout à ce que la plainte ne soit pas recevable à la vue de certains éléments administratifs que le Collectif n’avait pas remplis (frais de timbres, statut du Collectif et pouvoir donné à une tierce personne en cas d’absence à l’audience) , le jugement est à présent en délibéré.

Pour clore le chapitre des rendez-vous ministériels, le Syndicat a répondu à une invitation formulée par le Ministère de l’Intérieur en date du 25 avril 2013 et c’est Juliette Warniez, la Déléguée Syndicale pour Paris et Région Parisienne et Régis Narabutin qui ont été reçus par Madame Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc, la Conseillère de l’Administration Territoriale pour le Ministre de l’Intérieur assistée de Monsieur Stéphane Bourron, le Sous-Directeur des Compétences et des Institutions Sociales .

Le sujet principal portait sur la faisabilité des soins sur personnes atteintes de maladies contagieuses et une possible levée de cette interdiction ainsi que sur la très probable interdiction de soins à domicile.

L’entrevue a été bénéfique dans le sens où les responsables du Ministère ont clairement demandés au SPTIS d’ébaucher un projet de loi pour chacun de ces problèmes.

La boucle est ainsi bouclée et tous les Ministères sont à présents au courant des positions prises par le SPTIS sur de nombreux sujets.

Ce petit tour d’horizon a permis de noter les dates clés qui ont ponctuées cette année riche en rebondissements mais le SPTIS c’est aussi :

  • Un lieu d’émulation et d’échanges

  • Une bourse de l’emploi

  • Une présence au salon du Funéraire à Paris en Novembre 2013

  • Une sous-traitance entre thanatopracteurs de toutes régions

  • Un partenariat humanitaire entre le Togo et la France avec Victor Amegnigan

  • Un partenariat humanitaire avec le Docteur Dodinot et l’association Stimubanque pour le retraitement des stimulateurs cardiaques

  • Une volonté farouche de revalorisation du Diplôme National de Thanatopraxie (rencontre avec les responsables du CNT et les Ministères en charge de son organisation)

  • la mise en place d’une cellule de presse

  • Un Code de Déontologie ouvert à tous les thanatopracteurs de France

  • Une mise en ligne de la Convention Collective

  • Des réunions mensuelles par visio-conférence où chacun peut exprimer librement son point de vue

  • La défense d’un tarif minimal (procédure contre Hygéco International)

  • Un partenariat avec des fournisseurs référencés

  • Une mise en ligne de documents « types » pour l’activité funéraire

  • Une mise en ligne des Lois et Décrets

  • Une défense de la profession à travers des actions ciblées (partie civile lors de procès impliquant des opérateurs qui ne respectent pas la législation )

  • Le SPTIS c’est 18 % des thanatopracteurs en exercice et près de 25 % des soins réalisés en France chaque année (92 % de membres ont répondus à un sondage en interne)

  • Enfin le SPTIS c’est une thanatopraxie moderne, juste, raisonnée et raisonnable que tous les thanatopracteurs de bonne volonté sont invités à rejoindre.

D’autres rencontres sont d’ores et déjà programmées notamment une pour la fin mai qui sera visiblement un tournant majeur dans l’histoire de la thanatopraxie …Mais tout vient à point à qui sait attendre n’est-ce pas ?

Cédric Ivanes, président du SPTIS

Funéraire Info ne manquera pas de vous tenir informé de la suite des évènements et nous souhaitons au SPTIS un bon anniversaire pour cette première année d’existence bien fournie et une excellente continuation pour celles à venir !

 

Communiqué : le SPTIS a un an (1/2)

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Par Cédric Ivanes, président du SPTIS

sptis-champagne2-300x225 Communiqué : le SPTIS a un an (1/2)

Il y a un an , Cédric Ivanes déposait officiellement les statuts en Mairie de Lyon du premier et seul Syndicat Professionnel de Thanatopracteurs Indépendants et Salariés, le SPTIS .

Une semaine plus tard, une poignée de thanatopracteurs désireux de voir évoluer les choses se sont joints à lui pour constituer ce qui allait être le bureau de cette organisation .

 Aussitôt la première assemblée générale terminée et les postes votés, l’équipe s’est mise au travail immédiatement en définissant les priorités qui allaient régir cette année et en un an le SPTIS a considérablement évolué. Petit retour sur les dates clés si vous le voulez bien…

 En premier lieu il était important que le SPTIS définisse son cadre juridique et social, pour ce faire il recruta le 25 juin un avocat spécialisé, Maître Tournade , afin de se faire représenter et défendre les intérêts du Syndicat mais aussi des membres qui le compose.

D’autre part le recrutement d’un cabinet comptable était non seulement obligatoire mais nécessaire pour que ce dernier valide les comptes et puisse établir un bilan comptable à la fin de chaque exercice.

La mission la plus urgente était de se faire connaître et surtout reconnaître par leurs instances tutélaires que sont les Ministères du Travail, de la Santé et de l’Intérieur, c’est pourquoi des rendez-vous ont donc été pris avec chacun d’eux et il leur a été présenté un tableau précis de la situation telle qu’elle se présentait et le moins qu’on puisse dire est que les réactions dépassèrent leurs espérances.

Le premier d’entre eux fut acté le 6 septembre 2012 au Ministère de la Santé à Paris dans le cabinet de Mr Jean-Yves Grall , le Directeur Général de la Santé en France.

Le but affiché par Cédric Ivanes et Martine Bichet, la Déléguée Syndicale pour le Nord-Est était de présenter cette organisation professionnelle comme l’acteur incontournable et privilégié des thanatopracteurs d’une part mais aussi de souligner les difficultés liées aux dysfonctionnements importants du diplôme National de Thanatopraxie.

D’autre part le souci principal qui a été l’une des raisons pour laquelle le SPTIS a vu le jour est la politique commerciale et agressive de la société Hygéco International à l’encontre des indépendants qui ne pouvaient supporter une baisse des tarifs à des prix aussi peu élevés.

Enfin la dernière raison était la position de certaines associations contre l’homophobie et la discrimination qui réclamaient un levée de l’interdiction des soins sur personnes atteintes de maladies contagieuses ainsi que le problème des soins à domicile .

 De cette réunion particulièrement fructueuse pour les deux parties s’en suivit une seconde et c’est le 20 septembre que Monsieur Chambault, Directeur de Cabinet de Madame La Ministre de la Santé secondé par Monsieur Staikowski, Medecin en charge de la santé publique reçurent Cédric Ivanes et Martine Bichet.

Ces derniers lui exposèrent à nouveau les faits présentés la semaine passée en insistant sur le bien fondé du Code de déontologie mis en place par les membres du bureau le 6 juillet 2012 en corrélation avec les membres présents aux réunions.

Un accent avait été mis par le Président sur des pratiques douteuses dénoncées aux autorités compétentes mais jamais condamnées par une grosse société de la région parisienne et leader sur son marché qui employait des personnes non habilitées et non qualifiées à la réalisation de soins de conservation ou d ‘opérations funéraires qui ne pouvaient s’exercer sans formation ni diplôme.

C’est d’ailleurs à cette occasion que le SPTIS suggéra la création d’un Ordre National des thanatopracteurs ou d’un Comité d’éthique et de surveillance ce qui ne manqua pas d’interpeller et d’intéresser les deux hauts fonctionnaires qui leur proposèrent aussitôt de prendre rendez-vous avec le Ministère du Travail dans les meilleurs délais.

 Le 20 novembre, Cédric Ivanes et Régis Narabutin, le Secrétaire Général du Syndicat furent reçu par le Président de la Commission des Lois au Sénat , Jean-Pierre Sueur, lequel semblait très conscient des nombreux dysfonctionnements de la profession et notamment ceux, récurrents, de l’examen National de thanatopraxie qui souffrait de carences manifestes.

Selon le Sénateur il était inconcevable qu’un examen tel que celui-ci ne puisse revêtir des zones d’ombre vu son attachement aux valeurs de justice, d’équité et d’honorabilité qui le caractérise et pour lequel il est reconnu de tous.

Il a été aussi évoqué et présenté la rédaction du Code de Déontologie qui avait retenu son attention et la suggestion de la création d’un Ordre National lui parut être une solution envisageable qu’il fallait étudier sérieusement.

 Le marathon ministériel n’était qu’à ses débuts car le plus dur n’était plus de décrocher les rendez-vous mais de les honorer car les emplois du temps des uns et des autres n’offraient que peu de marge d’autant que certains d’entre eux furent annulés parfois la veille au soir !

Malgré cela, la mobilisation de l’ensemble des membres du bureau et des Délégués Syndicaux Régionaux a toujours été suffisante et le 4 décembre 2012, le SPTIS fut convoqué à une audition organisée par le Haut Conseil à la Santé Publique dans le cadre de la possible levée de l’interdiction des soins sur maladies contagieuses et des soins réalisés à domicile ; deux organisations seulement y répondirent et furent entendues sur leurs points de vues respectifs.

A travers cette convocation, le message du SPTIS était passé dans le sens où l’état avait pris la mesure de leur implication et de leur engagement à vouloir se positionner clairement comme les acteurs majoritaires de la profession, ainsi le SPTIS obtenait enfin la reconnaissance des plus hautes autorités de l’état, une marche venait d’être franchie !

 La fin d’année 2012 se clôtura par l’assignation devant le Tribunal de Commerce de Paris par le SPTIS contre la Société Hygéco International et c’est donc le 24 décembre que Maître Tournade fit parvenir par voie d’huissier un dossier conséquent pour concurrence déloyale dont l’épilogue ne sera connu que fin 2013 dans le meilleur des cas…

(La suite de l’article est ICI)

Thanatopraxie : le SPTIS interpelle le CNT

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sptis Thanatopraxie : le SPTIS interpelle le CNTSur son site internet, le Syndicat Professionnel des Thanatopracteurs Indépendants et Salariés, par la voix de Cédric Ivanes, son président, et Régis Narabutin, secrétaire, interpellent le Comité National de Thanatopraxie.

Le SPTIS émet un certain nombre d’interrogations sur le fonctionnement du CNT, interrogations auxquelles les réponses du CNT, lors de réunions précédentes, n’ont pas apportées de « réponses satisfaisantes » selon le syndicat, qui souhaitait clarifier certains points jugés obscurs ou litigieux avant la proclamation de l’examen écrit de thanatopraxie 2012.

Le SPTIS a également rencontré les membres de la Commission spécialisée pour la sécurité des patients dirigée par le Président du Groupe de Travail sur la thanatopraxie, auprès desquels ils ont soulevé un certain nombre de points, entre autres sur l’interdiction de soins sur les personnes atteintes de maladies transmissibles. Peu d’associations professionnelles se sont senties concernées par cette réunion, regrette Cédric Ivanes.

Le SPTIS annonce qu’il sera tout aussi actif en 2013, en poursuivant les affaires en cours et en annonçant déjà d’autres rendez-vous, auprès de ministères, notamment.

Nous allons tenter de joindre les membres du CNT, afin d’obtenir leur point de vue.

Funexpo : André Chabot, écrivain heureux et érotisme des cimetières

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André-Chabot-présente-son-ouvrage-etrotique-du-ciletière-eéditions-musardine2-300x225 Funexpo : André Chabot, écrivain heureux et érotisme des cimetières

André Chabot, c’est celui que les aspirants écrivains de ce pays vont haïr. Alors qu’ils rament à trouver un éditeur, ceux-ci, plus précisément les Editions La Musardine, ont sollicité Monsieur Chabot « Mon livre Erotique du Cimetière était indisponible depuis les années 80, et les Editions la Musardine m’ont contacté parce qu’ils l’avaient bien aimé et qu’ils souhaitaient le rééditer. » André Chabot est bien connu des amateurs pour ses livres iconographiques sur l’art funéraire, toujours richement illustrés et savamment commentés. Les Editions la Musardine est une maison bien connue pour ses publications polissonnes « La première fois que j’ai été à La Musardine, qui est aussi une librairie, à leur invitation, j’ai été un peu surpris » nous confie l’auteur. Nous lui souhaitons bonne chance pour le succès de son livre, et aux jaloux, nous diront « Au boulot ! »

Le site d’André Chabot se trouve ICI : http://andrechabot.com/

Le site de la Musardine se toruve ICI (+ 18) : http://www.lamusardine.com/accueil.php

Funexpo : ATI, un stand chaleureux !

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IMG_1595-300x225 Funexpo : ATI, un stand chaleureux !

La crémation, ce ne sont pas que les urnes, il faut aussi un crématorium, et un four. C’est précisément ce que propose la société ATI, qui faisait la présentation de son système sur un stand aux couleurs à tout le moins chaleureuses, et pour cause. Le système présenté par ATI se veut écologique, respectueux des normes européennes, et permet même de faire de la récupération d’énergie. De plus, le tout est fait à Gien, totalement Made in France, donc. Alors que je quittai le stand, un grand gars en marinière s’y dirigeait d’un air décidé…

ATI : www.ati-environnement.com

Contact : jmerlin@ati-environnement.com

Funexpo : pauvre Natacha !

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Natacha-hôtesse-du-Vieux-Domaine-et-des-marbriers-dégustent-le-beaujolais-300x225 Funexpo : pauvre Natacha !
Natacha, accorte hôtesse du Vieux Domaine et des marbriers venus en voisins dégustent le beaujolais

Funexpo s’ouvrant le même jour que le traditionnel dévoilement du beaujolais nouveau, un stand de vins trônait sur le salon, tenu par un sympathique jeune couple, Thomas et Natacha. Viticulteurs, ils avaient été invités par le salon, qui souhaitait un stand de beaujolais. « Ca nous faisait une opportunité de présenter nos produits, dans un milieu que nous ne connaissions pas du tout, on a accepté » explique Thomas, vigneron au Vieux Domaine. Bon, alors, et cette incursion dans le funéraire ? Les amoureux se regardent, embêtés. « C’est intéressant » avance Natacha, diplomate, « On a fait un petit tour, on a vu plein de choses, maintenant, on n’a pas forcément compris à quoi servait tout ce qu’on a vu… » On a omis, par exemple, de vous expliquer l’utilisation du trocart ? En un sens, tant mieux pour vous. « En tout cas, les gens sont très sympas, et on a été très bien accueillis ! » Lancent-ils en cœur. Tant mieux, à la bonne vôtre !

Le Vieux Domaine, Thomas Kuhnel : thomas.kuhnel@orange.fr

Promenade à Funexpo 2012

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Le salon Funexpo se tenait à Lyon du jeudi 15 au 17 novembre. Bien entendu, nous y étions. Et nous avons vu plein de choses. Premier compte-rendu.

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Eric Foveau, d’Afterweb, rencontre un utilisateur conquis par son système de retransmission vidéo de cérémonies funéraire

Bien entendu, tout ne se résume pas en un article. Nous y reviendrons plus en détail dans les jours qui suivent, et les nombreux contacts noués nous permettront d’approfondir et d’enrichir l’actualité funéraire dans les prochains mois. Les douze, en fait, qui nous séparent de Paris.

Du centre ville, la navette va directement jusqu’à l’immense site Eurexpo. Première surprise, le bus se vide au premier arrêt, le bâtiment principal. D’un autobus double à soufflet bondé, nous passons à quatre. Oui, à Lyon, en même temps, se tient le salon de la piscine. Manifestement, il intéresse beaucoup plus de monde.

A neuf heures pile, nous pénétrons d’un pas décidé dans le salon. Récupération des badges, descente du grand escalier, coup d’œil affolé autour de nous : on s’est trompé d’endroit ? Le comité d’accueil est en effet constitué de répliques des statues de l’île de Pâques, mais un bref coup regard aux stands voisins nous rassures : des corbillards, des plaques, on n’est pas au salon du tourisme, mais bel et bien à Funexpo. Bon, certes : il est aussi question de voyage, mais celui-ci a un côté définitif.

Il y a peu de monde dans les allées. Notre premier tour de repérage en est facilité. De quoi entendre râler dans tous les coins.

Tempus fugit

« C’était mieux avant » semble la phrase la plus souvent prononcée, dans un élan réactionnaire qui ferait pleurer Eric Zemmour de bonheur. Une heure après le début du salon, les exposants sont déjà prêts à signer son certificat de décès. Pas de précipitation, on a trouvé l’explication. Le salon, habituellement programmé du vendredi au dimanche, a eu lieu cette année du jeudi au samedi, ce que beaucoup n’ont pas compris. Calme le jeudi, la fréquentation a été importante le vendredi et le samedi.

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Philippe Gentil, président de Pascal Leclerc, entouré de Marie-Ange Del Giovare et de Jennyfer Warin, chargées de développement

Roc Eclerc est là, en position quasi-centrale, juste à côté du stand des organisateurs. Le numéro deux Français occupe un immense stand, parsemé de tables façon bar et de salons douillets. Rien à acheter, rien à vendre, mais un accueil très agréable : le groupe est venu rencontrer le monde du funéraire et entretenir les liens, et ils le font très bien.

Pas d’OGF, en revanche : le groupe ne voit pas l’intérêt d’avoir un stand sur les salons, peut être, ce qui peut se comprendre : pas de franchisés, pas ou peu de vente en B to B, la maison mère des PFG n’a rien à en retirer. Mais pas totalement absents, néanmoins : ici et là, avec un badge visiteur, on croise une directrice de marque ou un directeur de secteur opérationnel du mastodonte, venus en curieux.

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Michel Leclerc et son fils Florian, directeur du Sublimatorium

Au détour d’une allée surgit une véritable rock star, Michel Leclerc, qui jette un regard circulaire tandis que son Fils Florian négocie le référencement d’un fournisseur. Après un échange de saluts, le tombeur du monopole nous explique qu’il vient d’arriver, et compte bien faire le tour du salon, prendre un petit peu le pouls de la profession.

Il sera déjà tard le soir, lors du discours d’ouverture, ou Alain Hoffarth et Roger Schvartsman, coprésidents de la FFPF et Florence Fresse, déléguée générale de la Fédération Française des Pompes Funèbres (FFPF) accueilleront les visiteurs lors d’une petite cérémonie de bienvenue, suivie d’un verre de l’amitié bercé par un orchestre de chambre.

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Cedric Ivanes président du syndicat des thanatopracteurs (SPTIS)

Un salon, c’est aussi l’occasion de rencontrer des personnes avec lesquelles on correspond, avec qui même parfois se tissent des liens d’amitié, et que l’on n’a, paradoxalement, jamais rencontrées « en vrai ». C’est le cas par exemple de Cédric Ivanes, le président du SPTIS, prêt à arpenter le salon durant ses trois jours. Encore frais et dispo, on n’est que le matin du premier jour, et ce Lyonnais d’adoption joue à domicile. Il ignore encore qu’il fera, dans les 72 heures à venir, une consommation de café propre à faire exploser le prix de la matière première, ainsi que la désagréable expérience d’aller chercher sa voiture en fourrière pour avoir oublié, en rentrant chez lui, que le vendredi est jour de marché. Il est tout à fait pardonnable : un salon, c’est un peu en dehors du temps.

C’est également le cas de Nathalie Maurand, de BelleStèle33, qui ne s’attendait certainement pas en faisant l’aller-retour Bordeaux-Lyon dans la journée, à se retrouver habillée en veuve du siècle passé dans un corbillard d’époque, magnifique pièce de la collection personnelle d’Yvan Lavallade, venu faire la promotion de son excellent ouvrage sur les véhicules funéraires anciens.

L’ancien est d’ailleurs au rendez-vous : comme l’explique un commercial en matériel pour marbriers à qui j’ai demandé de me montrer ses nouveautés, « Des nouveautés, on n’en a pas vraiment. On a des versions améliorées de matériels bien connus. ». C’est vrai que les réelles révolutions ne courent pas les allées, et attirer les clients potentiels pour lui expliquer les spécificités de son produit s’avère compliqué.

Les jupes des filles

Une loi de mauvaise foi est d’ailleurs maugréée par notre rédacteur en chef, que l’augmentation progressive du poids de sa sacoche s’emplissant de documentation et un mal de pieds persistant suite aux kilomètres de piétinement ont mis de mauvaise humeur « Moins il y a de nouveautés sur un stand, plus la jupe des hôtesses est courte ». Faux dans les faits, toutefois.

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Benjamin Rivaud frappe fort, déjà, pour Paris 2013

Certains ne comptent pas sur d’accortes hôtesses pour alpaguer le chaland. FAPE Obsèques frappe fort avec son circuit de petites voitures (des cercueils), sur lequel des courses sont organisées. Chaque soir, le plus rapide remporte un chèque. Amusant, original, vraiment sympathique, Mario Metta, directeur général adjoint ne cache pas sa satisfaction « Nous essayons de trouver quelque chose de différent à chaque fois ». On a hâte de voir ce qu’ils imagineront pour la prochaine édition.

Inutile de chercher à alpaguer des clients pour les vendeurs de corbillards. Déjà, au vu de l’espace occupé, ensuite parce qu’ils avaient sorti l’artillerie lourde avec des modèles sublimes, enfin parce qu’ils avaient même prévu la piqûre de rappel avec un espace occasion très bien pensé. A presque 140 000 euros certains modèles neufs, c’est gentil de leur part de penser à la crise. Benjamin Rivaud, patron de l’entreprise de limousines Rivaud, lance une petite bombe en exclusivité à Funéraire Info : il va faire gagner, au salon de Paris en 2013, une limousine sur son stand. Du jamais vu.

Funexpo, c’est aussi l’occasion de rencontrer des personnages importants ou en devenir de l’industrie funéraire. Philippe Gentil, président du groupe Pascal Leclerc, nous reçoit aimablement, pose quelques questions sur Funéraire Info avant un échange de vues sympathique et décontracté sur le funéraire. Sandrine Thiéfine, présidente de Roc Eclerc, nous accorde un entretien alors que nous la croisons dans une allée, après avoir précisé très gentiment qu’elle nous lisait. A l’heure dite, elle nous impressionne par son calme et son attention au soir du second jour de salon, alors que, constamment sollicitée, elle n’a pas eu une minute pour souffler. Dans les deux cas, quelques questions sur notre journal avant de rentrer dans le vif du sujet. Clairement, nous avons eu l’impression de passer un examen de passage, et de le réussir. Funéraire info est adoubé, nous sommes désormais un média avec qui on peut parler.

La plupart des réseaux sont là. Olivier Hecquet du Voeu, dans les allées, cherche le nouveau produit qu’il distribuera dans son réseau, Jean-Pierre Guillermin de Facultieve Technologies (HYGECO) est heureux du succès rencontré par l’atelier animé par ses thanatopracteurs et pas les contacts récoltés. Nous saluons Pierre Vidallet de l’UGCF que nous avons eu l’occasion d’interviewer en nos colonnes. Souriant sur leurs stands, accueillants et disponibles, les grands professionnels du funéraires sont ravis de présenter leurs sociétés et leurs projets, comme Philippe Martineau du choix funéraire ou Thierry Ceotto de Funéris.

Quoique parfois, parler soit difficile. Certains exposants arrivaient de l’étranger, et eu d’entre eux avaient prévu un interprète. Anglais hésitant, pantomimes pour se faire comprendre, pas simple.

Rumeurs

Le funéraire est un microcosme, et il bruisse de rumeurs. Nous rions avec la directrice de Résonance, Maud Batut, du prétendu rachat de son magazine par le nôtre, alors que nous avons entendu exactement l’inverse. Bien entendu, personne n’a racheté personne. Plus tard, j’entends que Guillaume Bailly, de Funéraire Info (c’est moi, ça !) est marié avec la fille d’un cadre dirigeant d’un grand groupe funéraire. Mince, moi qui croyait que Beau-papa travaillait dans les travaux publics du Nord Pas de Calais, c’est un choc.

A la cantine, autre lieu de rencontres, nous saluons Meziane Benarab, de l’OFPF, qui salue la bonne tenue du salon. Le vendredi soir, nous dînons avec Claire Sarazin et son équipe, tout juste arrivés sur Lyon alors que nous sommes sur le départ. Nous n’avons pas eu le temps de voir tout le monde, à notre grand regret.

Voilà. Quoi, c’est tout ? Non, évidemment. Nous n’avons pas parlé des marbriers, des fabricants de cercueils, des assureurs, des génies parfois qui, avec un simple bout de carton, font une merveille, des démonstrations de thanatopraxie, et du vin, puisque la FFPF avait invité un producteur de Beaujolais à l’occasion du troisième jeudi de novembre. Mais cette semaine sera spéciale salon, on prendra le temps de vous parler de tout ça, alors, restez avec nous, vous saurez tout avant tout le monde.

Victor Amegnigan, thanatopracteur à Lomé

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Victor à Lomé

Les thanatopracteurs, et le partenariat entre le SPTIS et Stimubanque dont nous vous entretenions en nos colonnes l’a encore prouvé, sont aussi passionnés que solidaires. Toujours prompts à découvrir de nouvelles techniques et traditions, ils ne manquent jamais une occasion d’apporter leur aide à leurs confrères.

L’un d’entre eux a attiré notre attention sur le travail de Victor Amegnigan.

Thanatopracteur dans une morgue à Lomé, au Togo, il a une spécialité bien particulière. L’Afrique conserve, en effet, une forte tradition animiste, et Victor se voit souvent demander de présenter les défunts de manière « vivante », en situation, assis par exemple dans son siège préféré, comme de son vivant. Sans parler des soins de thanatopraxie proprement dits, qui doivent tenir compte des particularités de l’Afrique, son climat chaud et parfois très humide notamment.

Le savoir-faire de Victor en ce domaine est si poussé qu’il est demandé jusque dans les pays limitrophes.

Victor Amegnigan caresse, depuis quelques temps, le projet de créer un funérarium ou il pourrait exprimer son savoir-faire. S’il a l’avantage d’être en Afrique, dont la législation est beaucoup moins contraignante qu’en Europe, et ou les besoins en infrastructures de ce type se font fortement ressentir, un problème de taille se pose à lui pour se procurer du matériel. Matériel de thanatopraxie, décors de maison funéraire (tissus, rideaux), corbillards, autant d’équipements difficiles à trouver, ou alors à un tarif prohibitif pour lui.

C’est pourquoi Funéraire Info a décidé de participer à la solidarité pour que Victor Amegnigan puisse mener à bien son projet. Nous relaierons donc dans nos colonnes l’avancement de son projet, et nous appelons tous nos lecteurs de bonne volonté à se mettre en contact avec lui pour l’aider, dans la mesure des moyens de chacun.

Pour se faire, vous pouvez nous envoyer un mail, et nous vous mettrons en contact avec Victor.

Et vous pouvez, vous aussi, faire passer le mot à vos collègues qui ne lisent pas Funéraire Info (à moins qu’ils ne soient qu’une légende urbaine).

D’avance, merci à tous !

Votre relai-contact à Funéraire Info : g.bailly@afterweb-venture.fr

Vos avez des informations à partager, des appels à lancer ? Funéraire Info est votre média. N’hésitez pas à nous contacter.

Les thanatopracteurs et l’association Stimubanque, premiers retours (COMMUNIQUE DU SPTIS)

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logo2-300x127 Les thanatopracteurs et l'association Stimubanque, premiers retours (COMMUNIQUE DU SPTIS) Il s’est écoulé environ un mois depuis que le SPTIS a décidé de collaborer avec l’association Stimubanque dirigée par le Docteur Dodinot quant à la collecte et au recyclage des stimulateurs et défibrillateurs issus d’explantation post-mortem. (Voir notre article ICI, NDLR)

Nombre de thanatopracteurs ont semble-t-il rejoint le mouvement car habituellement cette association réimplantait dans le meilleur des cas une quarantaine de patients sur une année pleine ce qui en soit était déjà autant de vies sauvées ou de confort de vie améliorée au pis aller.

Aujourd’hui, nous venons de recevoir par mail de la part du Docteur Dodinot une liste de cent cinquante trois dispositifs récupérés et adressés à cette association dont la plupart sont ou vont être réimplantés à Timisoara, Bucarest, Pondichéry, au Mali , au Viet-Nâm etc.

Nous avons par ailleurs contacté certains grands pôles médicaux universitaires ou dotés d’un service cardiologie conséquent comme le CHRU de La Cavale Blanche à Brest, le CHRU Pontchaillou à Rennes, les Centres Hospitaliers de Morlaix, Lorient ou encore Saint-Brieuc au nom du SPTIS car notre rôle est bien entendu de défendre l’intérêt des thanatopracteurs dans l’exercice de leur profession et nous y consacrons d’ailleurs beaucoup de temps mais nous devons aussi promouvoir la thanatopraxie et cela passe par des actes forts comme celui-ci.

Il est en effet important de sensibiliser le plus grand nombre d’entre nous à cette démarche qui ne coute pas plus cher que de renvoyer ces dispositifs chez les fabricants , lesquels procèderont certainement à leur destruction.

C’est pourquoi nous adressons à tous ceux qui se sentent concernés tous nos remerciements au nom de l’association Stimubanque et au nom du SPTIS car ensemble nous pouvons apporter un confort de vie indéniable à ces personnes qui n’ont pas la chance de bénéficier d’une prise en charge de leur maladie comme c’est encore le cas en Europe et notamment en France.

Alors pour reprendre un slogan connu, on compte sur vous !….

Régis Narabutin, Secrétaire du SPTIS