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Revue de presse du mardi 04 juillet

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revue de presse pompes funèbres

Dans la presse et sur le web, la revue de presse du funéraire, des pompes funèbres, des crématoriums et des thanatopracteurs. Revivez l’actualité sur Funéraire-info.

Midi Libre – Baclofène

Principalement prescrit pour soigner la dépendance à l’alcool, le baclofène utilisé à fortes doses est associé à un risque de décès de plus du double par rapport à celui observé avec les médicaments commercialisés pour cette maladie.

La Voix du Nord – Émoi

Julian Capelle, un enfant de 11 ans, est décédé vendredi d’une leucémie foudroyante, diagnostiquée il y a seulement quinze jours. Ses obsèques auront lieu ce mardi à Abbeville. Son père, qui l’élevait seul, se bat pour l’avenir de ses deux autres enfants et lance un appel au secours.

Public – Venus Williams

La championne de tennis a en effet été reconnue responsable de la mort d’un homme de 78 ans, après un accident de voiture. Le 9 juin dernier, elle s’était engagée au volant de son 4×4 dans un croisement et n’avait pas respecté la priorité. Résultat : elle avait été percutée par un autre véhicule, à bord duquel se trouvait un couple. La conductrice, âgée de 68 ans, et son passager, son mari âgé de 78 ans, avaient été blessés et hospitalisés. Malheureusement, ce dernier est finalement décédé il y a quelques jours.

La Depêche – Diabète

A l’heure où le diabète est « à l’origine de 5 millions de décès par an dans le monde, soit 1 victime toutes les 6 secondes », une meilleure prise en compte de ce grave trouble métabolique relève de l’urgence dans les pays pauvres.

La Depêche – Cimetière abandonné

Est-ce un cimetière abandonné ? On se pose la question lorsque l’on voit l’état du cimetière de Saint-Juéry-le-Haut. Herbes hautes qui jonchent les allées, ronces et chiendents de presque 1 m de hauteur arrivant devant les tombes. Certains propriétaires de concession ont nettoyé eux-mêmes le devant de leur tombe. «C’est une honte de laisser le cimetière dans cet état. Il n’y a même plus le respect des morts.

Voa Afrique – Nigeria

Le désert du Ténéré nigérien est « un véritable cimetière à ciel ouvert » pour les migrants africains sur la route de l’Europe via la Libye, ont alerté lundi une trentaine d’élus de la région d’Agadez (nord).

Le Figaro – Fusillade

Une fusillade a éclaté ce lundi soir, peu après 21 heures, dans le quartier sensible de la Reynerie à Toulouse, faisant un mort et six blessés, dont deux graves, selon un bilan provisoire fourni par la préfecture.

Pure People – Suicide

C’est une triste nouvelle qui a été confirmée lundi 3 juillet par People. Citant le bureau du coroner du comté de Los Angeles, le magazine révèle que la Youtubeuse Stevie Ryan, qui avait été révélée en 2006 sur la célèbre plateforme, est morte samedi 1er juillet.

La Depêche – Foi

Comment dépasser le deuil d’un être cher ? Dans un livre autobiographique intitulé «Vanessa mon ange», la Carcassonnaise Justin Nadal tente d’apporter une réponse. Après la mort de sa fille, Vanessa, en 1996, elle réussit à faire son deuil en se tournant vers la foi. Son roman témoigne de cet éveil spirituel. «Il y a une vie après la mort

Funéraire Info – Thanatopraxie

Orage sur la thanatopraxie : suite à notre article de l’autre jour sur le spleen des thanatopracteurs, de nombreux témoignages ont continué à nous parvenir, attestant la crise profonde que traverse cette profession. Un témoignage fort et un condensé de l’histoire de la thanatopraxie qui explique, sans doute, beaucoup de choses.

La revue de presse vous est offerte par Hydrosystem
Hydrosystem se définit comme constructeur et surtout ingénieur en solutions hydrauliques et mécaniques, et rappelle que tout reste possible. Son engin de creusement Crocopelle et son chariot motorisé sont devenu les plus fidèles alliés des marbriers.

Ne mettez pas la pression aux pompes funèbres

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train pression pompes funèbres

Vous êtes appelés pour un enlèvement de corps sur la voie publique, voire, comme ça arrive, sur la voie ferrée. Outre la difficulté qu’il peut y avoir, dans certaines circonstances, à enlever le corps, se rajoute à cela un élément perturbateur : les différents protagonistes vous mettent une pression parfois contradictoire. Une difficulté à gérer sans faire dans la dentelle.

Etude de cas

C’est un cas auquel beaucoup seront confrontés durant leur carrière : un suicide ferroviaire. Tout simplement, le candidat au trépas se met debout sur la voie ferrée et attend le train. Selon où il l’attend, le corps peut être plus ou moins disloqué.

Le conducteur appelle sa base, qui appelle les autorités, qui appellent les pompes funèbres, et voici tout ce monde réuni sur les lieux. Malheureusement, tout le monde n’a pas le même objectif en tête.

Le but des pompes funèbres et de la gendarmerie, ou de la police, est souvent similaire : faire en sorte que le maximum de parties du corps soient récupérées. Pour des raisons différentes : par respect du défunt, pour les pompes funèbres, et pour les besoins de l’enquête, pour les autorités. Par besoins de l’enquête, entendez que le médecin légiste risque de leur casser les pieds si il manque des éléments importants.

Mais le but des représentants de la SNCF est généralement différent : eux, ils veulent que le train reparte, et vite. Pas par manque d’humanité, là n’est pas la question, simplement, parce qu’il s’y trouve des centaines de personnes, qui seront retardées où elles sont attendues et des millions d’euros en jeu. Et parce qu’un train bloqué sur une voie entraîne des retards en cascade.

Le gendarme a toujours raison

Donc, l’objet ici n’est pas de jeter l’opprobre sur la SNCF : la critique est facile, mais l’art difficile.

Simplement, les pompes funèbres se retrouvent, dans ce cas de figure, prises entre deux feux : d’un côté, la gendarmerie qui veut s’assurer qu’il ne manque rien, et de l’autre, les représentants des chemins de fer qui veulent que tout soit fini le plus vite possible. L’un comme l’autre ne se privent pas, généralement, de le faire savoir aux pompes funèbres.

Alors, quelle est la solution ? Et bien, c’est simple : les ignorer royalement. Que vont ils faire ? Appeler une autre pompe funèbre ? Le temps qu’elle arrive sur place sera du temps de perdu.

L’attitude raisonnable est celle du gendarme, qui rejoint l’attitude que doivent observer les pompes funèbres, à savoir traiter au mieux le défunt. De surcroît, ce sont eux qui vous appellent, pas la SNCF.

Vous constaterez qu’en adoptant une attitude ferme mais polie, vous obtiendrez plus de résultats qu’en essayant de faire plaisir à tout le monde.

La pression

Parce que celui qui vous met la pression ne le fait pas pour son propre plaisir. Prenons l’exemple d’un cadre de la SNCF avec le suicide ferroviaire qui sert d’étude de cas au présent article. Il ne fait que retransmettre la pression qui lui est mise par des impératifs théoriques. En réalité, son problème professionnel est quasiment mineur par rapport au fait qu’il se trouve en présence d’un défunt, qui a eu une mort brutale, dans une situation inhabituelle pour lui, avec un collègue, le conducteur du train, probablement en état de choc, etc.

Ce dont il a besoin, comme ce dont on besoin toutes les personnes qui vous mettent la pression, ce n’est pas d’un « oui » minaudé par un petit bonhomme terrifié, c’est d’une réponse claire apportée par un professionnel qui sait ce qu’il fait. Il pourra ainsi faire remonter à sa hiérarchie qu’il a fait tout ce qu’il fallait, mais que ce n’était pas possible autrement.

Pour faire clair : refusez qu’on vous mette la pression. Si on vous a appelé, c’est pour faire un travail que le demandeur ne pouvait pas faire lui-même. Il n’a d’autre choix, dans ce cas, que de vous laisser le faire à la façon dont il doit être fait.

Le deuil après un suicide : pour ceux qui restent

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suicide d'un adolescent

Plus de 10 000 suicides sont recensés chaque année en France, un chiffre en progression constante. Derrière eux, des familles, des amis, des collègues en souffrance, effrayés, choqués qui restent dans l’incompréhension dans la zone du « et si ? ». Le deuil après un suicide n’est pas tout à fait comme les autres, il est fait d’un chemin aux pierres lourdes.

Un peu comme un accident, le suicide laisse les proches dans un état de choc très important. Je vous invite à relire l’article que j’avais consacré au sujet ici. La mort apparaît sans prévenir en volant violemment la vie de personnes parfois très jeunes. Le ravage qu’elle créée est saisissant. La violence de l’acte s’accompagne souvent de la violence de la découverte. Sur les cas de suicides recensés, la moitié se déroule à domicile et laisse aux proches la découverte du corps. Des détails impossibles à faire disparaître. Les familles et les proches se mettent en quête d’une explication qui souvent ne laissera qu’un goût incomplet.

Savoir pour comprendre, et comprendre pour accepter.

Comme dans les étapes d’un deuil dit « classique » le choc fait place à la colère. Une colère destructrice complexe à gérer car elle est souvent double. La colère contre la personne qui s’est suicidée et, en colère contre soi, de n’avoir pas vu, pas su, pas pu empêcher. Et c’est souvent cette colère contre soi que l’on préfère mettre en avant, parce qu’être en colère contre un défunt est difficilement acceptable moralement. La colère et la honte se mêlent, car souvent le suicide fait suite à une longue dépression qui a mis à rude épreuve une bonne partie de l’entourage. La souffrance a laissé des séquelles et le suicide peut être ressenti comme un soulagement d’une certaine manière, ce qui accentue davantage la culpabilité de ceux qui restent. La honte, c’est aussi celle de la société, l’Église ayant refusé pendant longtemps d’accorder une messe aux suicidés, l’empreinte moralisatrice qu’elle laisse, persiste. Nombre de familles ont longtemps passé sous silence le suicide d’un membre de l’un des leur préférant déguiser la mort par un accident.

C’est souvent pour toutes ces raisons que les personnes ne demandent pas d’aide pour les aider à traverser ces étapes, pourtant essentielles. La parole et l’écrit restent de formidables outils pour délier la douleur. Certains très proches du défunt s’épanchent, mais les amis et les collègues restent parfois des années dans un deuil incertain car impossible pour eux de parler, mais impossible également d’avancer.

La culpabilité et la remise en question

« Je ne savais pas que j’étais capable de l’aimer à ce point là » déclare Sylvain à propos de sa sœur, Tiphaine qui a mis fin à ses jours à l’âge de 19 ans. « Je suis tellement en colère contre elle, elle ne s’est pas seulement tuée ce jour là, elle nous a tous tué, ma mère, mon père, mes frères, moi ».

Aujourd’hui la femme de Sylvain est enceinte, et ce seulement un an après le décès de Tiphaine. Cette grossesse est un peu le catalyseur de la famille, la vie arrive, et pourtant tout le monde a peur. Le deuil ne se fait pas, rien n’avance. « Je ne veux pas que mon futur enfant soit considéré comme la seule personne vivante de cette famille ». Pour contrer cela, Sylvain travaille sur lui-même à l’écart de sa famille qui préfère taire son chagrin. « J’ai besoin de comprendre, ai-je été un mauvais grand frère ? Je n’ai pas toujours été gentil avec elle, si je ne suis pas un bon frère, je ne serai pas non plus un bon père, son décès fait-il de moi une mauvaise personne ? »

La cérémonie au cœur du deuil après un suicide

Je le dis à chaque fois, mais la cérémonie reste un moment essentiel pour ouvrir la porte du deuil après un suicide, c’est aussi vrai pour ceux qui ne sont pas en présence du corps disparu (don à la science).

La cérémonie pour une personne qui s’est suicidée est souvent chargée d’émotion et très dense. Beaucoup de personnes se déplacent ce qui est totalement paradoxal et dur à gérer pour la famille. « Si ma sœur voyait ça, combien les gens l’aimaient, elle ne serait peut-être jamais partie ».

deuil-suicide-1-1 Le deuil après un suicide : pour ceux qui restentDans le cas des suicidés, une des parties douloureuses pour les proches, c’est de ne pas avoir pu dire au revoir. Que l’on soit croyant, athée ou simplement persuadé que le destin y est pour quelque chose, lorsque l’on est confronté à un deuil on se console parfois « c’était son heure » or dans le cas d’un suicide, on se dit surtout que c’est la personne qui a devancé la mort. Pour Sylvain, c’est le cœur du problème « je n’ai même pas pu lui dire au revoir ».

Mais un suicide c’est aussi une remise en question sur la vie, la société, le monde, et cette incapacité à prendre en charge les personnes dans la douleur. Les réseaux sociaux, les harcèlements, la violence, la maladie, le chagrin d’amour, personne ne fait attention à ceux qui ont le cœur brisé. Comment pourrait-on s’occuper des endeuillés si l’on n’est même pas capable de s’occuper correctement de ceux qui souffrent ?

Le deuil n’est pas une maladie, et le suicide n’est pas une honte, un blasphème, ou que sais-je. C’est une douleur atroce qui se propage d’un être à tout son entourage, comme un effet papillon de la mort, que rien n’arrête.


Pour aller plus loin :

http://www.deuilapressuicide.fr/

Les différentes catégories de deuil : apprendre à les repérer

Le suicide en France aujourd’hui

 

 

Blue Whale : Le défi qui pousse au suicide sur les réseaux sociaux

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baleine

C’est le dernier jeu à la mode mortel des réseaux sociaux. Une vigilance vient d’être lancé par Facebook et les médias contre ce jeu intitulé Blue Whale, qui aurait pousser au moins deux adolescentes à se donner la mort en Russie.

Depuis quelques années, toutes sortes de défis apparaissent sur les réseaux sociaux, le dernier en date ; Blue Whale a pour but de conduire…à la mort. Le Siberiane times rapporte l’événement –ici en anglais-. Le principe ? Inciter les jeunes gens à se lancer des défis plus morbides les uns que les autres, comme se lancer dans une sorte dépression, de s’auto mutiler jusqu’à finir par se suicider, en sautant par la fenêtre par exemple.

Si les deux jeunes filles se sont suicidées, quelques jours auparavant c’est une autre jeune adolescente cette-fois d’à peine 13 qui s’était grièvement blessé en faisant une chute de cinq étages.

La police a ouvert une enquête pour je cite « incitation au suicide » mais aucun lien de cause à effet avec le défi des réseaux sociaux n’est pour l’instant établi.

Face à ces gestes morbides, la police a ouvert une enquête pour incitation au suicide sans pour autant les attribuer formellement au jeu qui circule sur les réseaux sociaux. Pourtant c’est déjà 130 suicides de jeunes en à peine six mois qui ont été recensés.

Si pour l’instant en France aucun cas, n’a été recensé, il ne faut pourtant rien n’exclure. Pour Stéphane Clerget : « Les invitations au suicide via les réseaux sociaux existent ici. Cela peut être des inconnus qui harcèlent, des amis d’amis Facebook par exemple. Si le harcèlement en soi n’est pas nouveau, le fait de pousser l’autre au suicide est assez récent. Il y a actuellement une mode morbide ». propos Ouest France

Facebook aurait développé un outil anti suicide depuis l’été 2016 afin de prévenir ces phénomènes par un signalement de post qui paraitrait pousser à des comportements déviants et dangereux pour soi ou pour les autres.

 

Peut-on mourir d’amour ? La mort de l’autre, la mort de soi

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mourir d'amour

Peut-on encore mourir d’amour ? Les scientifiques s’accordent à dire que c’est possible, on nous parle d’oxygène, de cœur qui s’atrophie, de fracture du myocarde. Au théâtre on se se languit, on se meurt ensemble. Dans la vie réelle, on se suicide, on s’inocule le poison du chagrin à petite dose.

Mourir d’amour, est-ce l’absolu romantique ? Vivre sans amour n’a pas de but et pourtant mourir d’amour voudrait dire alors paradoxalement, vivre plus intensément. Il y a différentes manières d’aimer et différentes manières de mourir. Mort romancée, mort morbide. Le chagrin nous tombe dessus comme l’amour avant lui.

Cette conférence qui a eu lieu le 11 mai 2015, réunit autour de la table Patrick Pharo chercheur en sociologie et auteur de l’ouvrage « la dépendance amoureuse », Jean-Claude Kaufmann, sociologue et directeur de recherche au CNRS, Anne Dufourmantelle, philosophe et psychanalyste et Anne Villacèque, réalisatrice et scénariste.

Homme ou femme, jeune ou âgé, sur scène comme à la ville, dans l’Antiquité, ou dans l’ère contemporaine, combien ont quittés cette vie, parce qu’ils n’ont pas pu quittés leur peine ? La mort est-elle la seule issue à la souffrance ?

Il y a peu je vous parlais de Marc Antoine et Cléopâtre qui se sont suicidés, aujourd’hui les sites internet favorisent ce terrain du désarroi.

Certains auront vécu d’autres histoires avant et pourtant, celle là, celle là précisément nous conduit au bout de soi-même. On oublie parfois que dans le couple il y a une part de soi, cette part fantasmée et irréelle disparaît lorsque l’autre s’en va. Il nous kidnappe une partie de nous et c’est en cela que la peine est insupportable. La perte de l’autre et de l’autre soi.

On combine alors la culture du manque et de l’absence avec celle de la perte de soi

« On est construit socialement pour être maitre de soi et pourtant c’est le seul domaine où l’on ne peut pas, parce qu’on est obligé de s’abandonner un peu ». J-P Kaufmann.

Violence conjugale : La culture du déni

Il y a la mort de soi mais aussi celles de l’autre. On ne compte plus le nombre de « crimes passionnels ». 159 femmes, 30 hommes sur une année – 2013-. Cela pose la question de la violence de l’amour. Que cela révèle-t-il de l’attachement ? Et surtout que cela révèle-t-il de la survie ? Qui est cette autre qui créé un autre nous ? Comment fuit-on ? Des études révèlent aujourd’hui comment une femme ne peut pas psychologiquement et physiquement quitter l’emprise d’un conjoint violent à cause de mécanisme psychique et de disjonction du cerveau. Mourir d’amour c’est mourir de sacrifice, hors la violence conjugale n’est qu’une emprise de domination étrangère à l’amour.

« La violence a un pouvoir de sidération qui désactive les fonctions supérieures, expose à un stress dépassé entraînant le déclenchement de mécanismes neuro-biologiques de survie pour échapper à un risque vital cardio-vasculaire et neurologique. Ces mécanismes s’apparentent à une disjonction des circuits émotionnels et de la mémoire avec la mise en place d’une dissociation traumatique et d’une mémoire traumatique. Tant que la victime reste en contact avec son agresseur, le danger et la sidération persistent ainsi que le stress extrême, et le mécanisme de sauvegarde continue d’être enclenché produisant chez la victime un état de dissociation traumatique chronique. Lors des violences, la disjonction empêche la mémoire émotionnelle d’être intégrée en mémoire auto-biographique par l’hippocampe (structure cérébrale qui est le système d’exploitation de la mémoire et du repérage temporo-spatial), cette mémoire reste donc bloquée dans la structure cérébrale à l’origine de la réponse émotionnelle : l’amygdale cérébrale. » Elle y est hors temps, hors de toute possibilité d’analyse et de tri. Cet état déconnecte la victime de ses émotions, l’anesthésie et l’empêche de prendre la mesure de ce qu’elle subit puisqu’elle paraît tout supporter. Les faits les plus graves, vécus sans affect, ni douleur exprimée, semblent si irréels qu’ils en perdent toute consistance et paraissent n’avoir jamais existé (amnésie dissociative). Obeservation Nationale de la violence faite aux femmes.

Cette conférence passionnante vous emmènera dans les confins du cœur et de l’esprit à la recherche de soi, de l’autre, de l’amour et de la mort. Et même au delà de la mort, parfois simplement on ne s’en remet pas, on vit avec un gouffre en soi d’une histoire manquée, ratée. Et là aussi c’est la mort de soi.

Les amours célèbres : Marc-Antoine et Cléopâtre

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Marc Antoine et cléopatre

Suite de ma chronique du mois consacrée aux couples célèbres qui ont vécu la plus belle mais aussi la plus tragique des histoires d’amour. Après les amants terribles Bonnie and Clyde de la semaine passée, retrouvez aujourd’hui l’histoire aussi dramatique que romantique de Marc-Antoine et Cléopâtre.

Antoine et Cléopâtre, histoire très célèbre qui a même donnée lieu à une pièce de théâtre classée dans les tragédies de William Shakespeare. C’est que leur histoire n’a rien d’être banale. C’est dans les archives de Marc Antoine écrites par Plutarque que l’on retrouve toute l’essence même de leur romance.

Cléopâtre est la dernière reine d’Égypte, célèbre pour sa légendaire beauté et son fameux nez, séduit Jules César avec lequel elle aura un fils. Après l’assassinat de ce dernier à Rome, Cléopâtre rentre en Égypte, et y rencontre le gouverneur, son successeur : Marc-Antoine.

Marc Antoine tombe fou amoureux de la Reine d’Égypte. Elle même tombe sous le charme de ce nouveau conquérant.

Leur amour est aussi grandiose que leurs royaumes. Ils conquièrent ensemble des territoires qu’ils n’auraient jamais pu par ailleurs. Cléopâtre et Marc-Antoine auront des enfants : Alexandre Hélios, Cléopâtre Sélène les jumeaux, et Phila Delphes. Réformiste courageuse et ambitieuse elle inquiète Rome et notamment Octave. Elle se veut libre malgré sa liaison.

Le couple s’inscrit dans la légende. Rien ne semble pouvoir les arrêter. A Rome on pense que les décisions de Marc Antoine sont aveuglées par l’amour qu’il porte à Cléopâtre. Octave, excédé déclare la guerre pour asseoir son autorité et prendre la place de Marc-Antoine.

Cette ultime bataille est sans pitié, Cléopâtre préfère fuir plutôt que de voir son royaume déchu . Marc Antoine apprend que Cléopâtre se serait suicidée. Il ne sait pas qu’il ne s’agit que d’une rumeur. Désespéré, et fou d’amour il met fin à ses jours.

Cléopâtre ne peut supporter l’échec et lorsqu’elle apprend que son amant est mort, elle préfère garder sa dignité et se suicider en se faisant volontairement mordre par un serpent.

L’histoire de Marc-Antoine et Cléopâtre n’est pas qu’une histoire d’amour, c’est aussi grâce à leur amour qu’ils ont pu conquérir, une partie du Monde. A travers le temps et les obstacles ils n’ont jamais faibli ni cesser de s’aimer.

 

France : De quoi meurt-on exactement ?

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électrocardiogramme

Nous allons tous mourir c’est certain, derrière la banalité de cette affirmation, certains se préoccupent peu de savoir de quoi, d’autres au contraire prennent tous les conseils de prévention à la lettre pour éviter d’être dans les statistiques. Mais d’abord, de quoi meurt-on exactement en France ?

Contrairement à la plupart des pays européens qui font des maladies cardiovasculaires leur top 1, la première position sur le podium des décès en France revient aux cancers. Ils représentent ainsi près de 30% des décès. En tête des cancers nous retrouvons le cancer des poumons qui dans 90 % des cas est attribué au tabagisme actif, voire passif. Le cancer du colon et de la prostate sont également dans les cancers les plus mortels surtout s’ils ne sont pas dépistés à temps.

En deuxième position nous retrouvons donc les maladies cardiovasculaires. Ils représentent près de 20 % des décès. Là encore des mesures de prévention sont appliquées mais jugées insuffisantes par la plupart des organismes de santé. L’obésité entre autre étant considéré comme un facteur aggravant.

Classés dans la catégorie des accidents domestiques, les accidents vasculaires cérébraux AVC sont la troisième cause de mortalité en France, même si dans la majorité des cas elle concerne les plus de 75 ans, les jeunes ne sont pas exclus des statistiques. Ainsi si l’on prend la récente enquête de Santé Publique France réalisée sur 12 ans entre 2000 et 2012, les accidents de la vie courante sont la troisième cause de décès en France. Exemple en 2012, il y a eu 21 470 décès causés par un accident domestique. Premier de ces accidents les AVC viennent ensuite les suffocations, puis les noyades, les intoxications et les accidents par le feu.

La maladie d’Alzheimer est en augmentation et cela est dû notamment au vieillissement de la population.

Le diabète trop souvent sous-estimé fait également parti des nombreux décès. Il peut également causer une cécité, des insuffisances rénales et des maladies cardio-vasculaires ainsi que des accidents vasculaires cérébraux.

La grippe reste une cause fréquente des décès ainsi que la pneumonie. La grippe figure parmi les 10 causes de mortalités les plus fréquentes en France soit près de 2% des décès. Même si ce n’est pas forcément du virus que l’on meurt, la maladie provoque d’autres virus et dégénérescence, plus de détails dans l’article que nous avons consacré au sujet ici.

Toujours dans les dix premiers de la liste, le suicide est encore trop présent. Il est même parmi les plus élevés d’Europe de l’Ouest. Un article entier avait été consacré au sujet ici.

En neuvième position nous retrouvons les maladies broncho-pneumathiques appelés également bronchites chroniques. Tout comme le cancer du poumon et les pneumonies elle elles sont dues dans 90 % des cas au tabagisme.

En dixième place, là encore c’est une maladie dont on parle peu, il s’agit de l’insuffisance rénale. Pour les causes évoquées l’on retrouve le diabète, l’hypertension certains médicaments également.

On constate donc que les causes de décès sont toujours les mêmes et que l’ordre diffère peu ces dernières années. On notera par ailleurs que cette liste s’applique pour les personnes ayant plus de 45 ans. En revanche avant 45 ans ce sont la plupart du temps des décès « évitables » qui prédominent : accidents, suicides,. Mais aussi les complications de la grossesse et de l’accouchement chez les moins d’un an. Absent de ce classement le VIH qui représente moins de 1% des décès grâce notamment à la prévention mais aussi aux avancées médicales – Mais on en meurt encore -.

 

Revue de presse du 12 Janvier

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revue de presse pompes funèbres

Dans la presse et sur le web, la revue de presse du funéraire, des pompes funèbres, des crématoriums et des thanatopracteurs. Revivez l’actualité sur Funéraire-info.

Dans le Trégor – L’hôpital condamné

Jean Nédelec est décédé le 11 Octobre 2010 suite « à des manquements dans la prise en charge ». C’est ce que vient de déterminer le tribual administratif de Rennes qui condamne l’hôpital de Lannion trestel à verser à la somme de 16 666€, ainsi que 10 000€ supplémentaires à la veuve du défunt et 3 000€ à chacun de ses quatre enfants.

La dépêche – Le virus de la grippe et la hausse des décès

Pas un jour ne passe sans qu’un article traite du sujet. La grippe est particulièrement meurtrière cette année notamment chez les populations à risque comme les personnes âges. Si la ministre de la santé nous explique que nous n’avons pas encore atteint le seuil épidémiologique, Shirley Masse experte épidémiologiste nous en dit plus sur le virus H3N2 et nous donne des précisions sur le vaccin.

Radio VL – Les décès dûs au tabagisme en hausse

Le chiffre du jour nous vient de Radio VL qui nous explique que le nombre de décès lié au tabac devrait augmenter d’un tiers d’ici quinze ans.

Pourquoi docteur ? – Le suicide dans les prisons

Autre chiffre d’actualité révélé par le site d’informations Pourquoi docteur qui nous révèle qu’une étude entre 2000 et 2010 met en évidence que la moitié des décès en prison serait dûs à un suicide.

France TV info – Alois Bruner

Donné deux fois pour mort, le média nous apprend qu’Alois Bruner le criminel nazi serait bien mort en Syrie en 2001. Il avait été condamné à la peine de mort comme crimes contre l’humanité, sa peine de prison n’a jamais été faite.

La revue de presse vous est offerte par Les Granits Michel Maffre

Granitier funéraire dans le Tarn, au service des professionnels du funéraire, et des particuliers. Créateur fabricant de monuments funéraires, cinéraires, et columbariums. Notre usine est implantée dans le Sidobre, au cœur des carrières de granit du tarn, premier bassin granitique français. Chez nous, le savoir-faire autour du granit est présent depuis plus d’un siècle. Notre métier se concentre autour de la transformation de blocs de granit en une des plus larges gammes de monuments funéraires du marché.

 

Revue de presse des pompes funèbres du 22 décembre

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revue de presse pompes funèbres

Dans la presse et sur le web, la revue de presse du funéraire, des pompes funèbres, des crématoriums et des thanatopracteurs du 22 décembre 2016. Revivez l’actualité sur Funéraire-info.

Thanatopraxie – LCI

Nouvelles sur la planète thanatopraxie; vers une levée de l’interdiction des soins funéraires pour les défunts porteurs du VIH.

Dans l’Express – voilier

Un sexagénaire propriétaire d’un voilier a été retrouvé mort. Des traces de sang ont été retrouvées mais pour l’instant les inspecteurs se gardent bien de tirer des conclusions hâtives.

Funéraire Info – Hydrosystem

Mélanie a fait sa liste de Noël, exit les jouets, et si cette année vous mettiez sur votre liste un chariot Hydrosystem ?

Le Monde – Hommage

Après le choc et la sidération des attentats de Berlin arrive le temps du recueillement. Le Monde nous révèle ce temps d’hommage devant l’Eglise du souvenir au coeur de Berlin-Ouest.

RFI – Nouvelles d’ailleurs

Les chiffres sur la peine de mort sont en train de reculer pour la première fois aux États-Unis.

France Bleu – Agriculteurs

France bleu révèlent une vidéo choc sur le drame qui sévit dans le monde des agriculteurs : Le suicide.

La revue de presse vous est offerte par Les Pompes Funèbres Hoffarth

Pompes Funèbres – Marbrerie – Crémation – Prévoyance
L’équipe Alain Hoffarth accorde une grande importance à l’écoute ; car pour bien vous servir, il faut connaitre vos attentes et vos besoins, tout en considérant votre intimité. Nous proposons une prise en charge totale, pour un service complet de qualité, basé sur la confiance et votre satisfaction. Nous sommes présents pour vous accompagner dans ces moments douloureux et vous conseiller dans vos choix. Et pour vous épauler, davantage, Alain Hoffarth vous propose des services variés, vous permettant une prestation complète.

Formation funéraire, le suicide par pendaison

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corde pendu pendaison suicide

Appel de la police, réquisition, classique. Vous arrivez sur place, et là, vous découvrez qu’il s’agit d’un suicide par suspension cervicale auto-infligée, autrement dit, une pendaison. C’est votre premier ? Ne vous inquiétez pas, il y en aura, hélas, beaucoup d’autres dans votre carrière et, en attendant, Funéraire Info vous explique.

Le médecin et le pendu

La première chose que vous devez savoir, c’est que pendaison rime avec réquisition. Cela vaut pour toutes les morts violentes et particulièrement les suicides. Si la famille, comme cela peut se faire parfois, appelle le médecin de famille, celui-ci doit prévenir la police ou la gendarmerie. Ce sont eux qui vous réquisitionnent pour l’enlèvement du corps.

Dans tous les cas de figure, ne partez jamais avec le défunt tant qu’un policier ou un gendarme ne vous a pas donné le feu vert. Le médecin vérifie que le corps ne porte pas de traces de décès suspectes qui demanderaient des investigations médico-légales complémentaires et coche, ou non, l’obstacle médico-légal sur le certificat de décès.

Mais seul un policier ou un gendarme est habilité et formé à faire l’enquête de contexte qui lèvera ou soulèvera les doutes. Si la famille vous attend avec le défunt et un certificat médical ne stipulant aucun obstacle médico-légal, sans avoir prévenu les autorités (certains jeunes médecins peuvent se faire avoir), souriez et appelez la gendarmerie. Il vaut mieux perdre un convoi que votre habilitation.

Décrochez l’intéressé

On y arrive, la question que tout le monde se pose : comment décroche-ton un pendu ? Il existe plusieurs méthodes selon les circonstances, mais la plus répandue, c’est un qui tient le corps et un qui coupe la corde. Soyez malins : le défunt est en position verticale, si vous avez assez d’espace, disposez la housse ouverte derrière lui, et accompagnez tranquillement sa descente pour le coucher directement dedans. Avec l’habitude, ça vient facilement.

Donc, oui, on coupe la corde. Vers le milieu. Pourquoi ? Parce qu’il y a deux types de personnes qui en savent beaucoup plus que vous sur les nœuds : les médecins légistes et les marins. Comme les marins n’ont rien à faire dans cette histoire, nous allons les libérer, merci messieurs, bon vent, et nous pencher sur le médecin légiste. Ce dernier sait reconnaître des nœuds faits par un droitier ou un gaucher. Si un gaucher se pend avec un nœud de droitier, vous voyez le problème.

Le défunt partira donc dans sa housse avec la corde autour du cou. Si vous l’emmenez vers l’IML, alors aucun souci, ils sauront quoi en faire. Si vous l’amenez dans une maison funéraire, la votre en l’occurrence, et que le défunt reste sous votre responsabilité, alors, retirez la corde sans défaire le nœud et conservez là dans un sac en plastique, au moins jusqu’aux obsèques. On ne sait jamais.

Libre concurrence

Il peut arriver, dans des cas EXCEPTIONNELS (je ne peux pas l’écrire plus gros) que le suicide soit avéré, que ni les forces de l’ordre ni le médecin n’aient le moindre doute et que tout ce monde soit rentré à la maison.

Dans ce cas, couvrez vous en expliquant à la famille qu’elle a le libre choix de son entreprise de pompes funèbres, qu’elle peut vous demander à vous ou à n’importe quel autre confrère. Si c’est la police qui vous a appelés, c’est une réquisition. Il arrive parfois que la police vous appelle à la demande de la famille trop choquée pour le faire elle-même. Bon… Demandez alors si la famille vous a spécifiquement demandés ou si c’est la police qui l’a fait parce qu’ils savent que vous travaillez bien. Dans cette hypothèse, facturez juste un transfert de corps et une admission en chambre funéraire, et attendez que les proches reviennent voir le conseiller funéraire avec les idées plus claires pour la suite. Il ne manquerait plus qu’un des enfants, étudiant en droit et militant altermondialiste vous colle un procès, à vous et à la police, pour entente illicite. Ne rigolez pas, ça arrive…

Est-il vrai que…

La pendaison est le mode de suicide le plus fréquent ?

Oui. Près de la moitie des cas.

La pendaison est le mode de suicide qui offre le plus de garantie de résultat ?

Non. L’asphyxie et l’interruption de l’afflux sanguin peuvent de surcroît causer des dommages irréversibles au cerveau, et des handicaps lourds.

la pendaison a un effet de stimulant sexuel ?

Oui. Mais ne vérifiez pas.

Les cordes de pendus sont achetées très chères par les adeptes de la magie noire ?

Il paraît. Mais ne vérifiez pas.