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Socio-anthropologie du funéraire : la rumeur, ce poison lent

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bouche à oreille

La rumeur. Elle constitue une calamité, une plaie dans la plupart des professions. Elle est utilisée contre les acteurs de la vie professionnelle, comment s’opère-t-elle dans le funéraire ?

La Rumeur générale, une tendance collective

Pour étudier la rumeur, il faut impérativement s’éloigner du sens commun.

Je me suis penchée sur les travaux de Philippe Aldrin, qui part du fait que les premiers travaux fonctionnalistes concluaient à l’anomie,  car la rumeur était considérée comme une réaction à une situation de crise, donc quelque chose à éliminer le plus vite possible.

On voit sur ce point que la rumeur est quelque chose de collectif, par exemple dans la manière dont elle est véhiculée, même si sa nuisance porte sur une personne.

La rumeur peut partir d’une information vraie, (qui peut aussi être  détournée) mais qui en réalité ne reflète qu’un acte individuel, qui, par le bouche-à-oreille tant à se généraliser.

De même la rumeur est quelque chose que l’on dit, que l’on fait en petit comité, le « bouche-à-oreille » cela relève de quelque chose d’intime, alors que si ces mêmes propos étaient prononcés dans la sphère publique, ça provoquerait une situation de malaise tant pour l’énonciateur que pour ses interlocuteurs.

Le fait de savoir si une rumeur est vraie ou non ne nous indique en rien pourquoi cette rumeur existe. Bien souvent c’est parce qu’elle peut nuire, ou diffamer quelqu’un ou quelque chose.

« La rumeur est un fait social normal » déclare  Ph. Aldrin [1], il convient donc de la considérer en tant que telle dans un environnement particulier ».

D’après un podcast réalisé sur France Culture[2] et dont l’interviewé était Pascal Froissart, (sciences de la communication), sur la rumeur, ce dernier nous fait part de sa critique envers l’ethnologie participante de la rumeur.

La sociologie s’intéresse davantage au contenu du message colporté, tandis que dans les sciences de la communication le but est de savoir comment circule cette rumeur.

Froissart s’intéresse particulièrement aux médias.

Avant le XXème siècle, il n’y avait pas de distinction qui était faite entre la rumeur et la réputation. C’est Stern en 1902, qui induira cette nuance.

En effet, Stern est un psychologue, et c’est dans la psychologie sociale juridique qu’apparaît cette idée de rumeur comme opinion fausse, et par la même va se scinder d’un côté la réputation et de l’autre la rumeur.

On l’a vu les premières conséquences sociales conduisaient à l’anomie. Or pour Froissart, il y a une réelle forme d’écho entre les médias et la rumeur.

Il montre que moins de 10% des études sur la rumeur concerne ce qui se passe sur le terrain, dans la rue, mais au contraire des propos illustré par des articles de journaux.

Nous construisons notre univers en fonction des formes d’énonciations sociales traditionnelles et folkloriques (les légendes urbaines). La rumeur est fondamentalement un précepte de la tradition orale ancienne.

La rumeur va précéder à la nouvelle, qui finalement n’en sera jamais une.

Internet : Le lieu de toutes les vies

Internet est un lieu favorisant la rumeur, « la rumeur [est] mondialisée virtuellement », pour Froissart c’est même un mot synonyme à la rumeur, car il constate que malgré la force massive d’internet, cette nouvelle technologie est tout de même très structurée.

On arrive à un endroit parce qu’on passe par des portails, des moteurs de recherches, qui sont à plus de 80% de portails d’informations.

La rumeur électronique se constitue pour Emmanuel Taieb, « a mi-chemin entre la parole et l’écriture, les rumeurs de la messagerie électronique se sont métamorphosées en une forme écrite d’oralité »

Et dans le funéraire ?

Pas toujours conscient de la portée de ses propos, le secteur funéraire n’hésite pas, comme dans d’autres professions, et dans toute rumeur à ne pas lésiner sur les détails d’une vie privée parfois houleuse, qui n’entrerait pas en adéquation avec leur métier. Ainsi l’on passe de tendances suicidaires, à de l’alcoolisme, à de l’infidélité, et même parfois tout cela mélangé.

Lorsque j’ai effectué mon terrain, aux Pompes funèbres du L*****, la guerre entre la patronne de cette pompe funèbre ambulance, et la fleuriste du pompe funèbre d’à côté n’a cessé de déranger la clientèle, qui, agacée par les insultes et les remarques désobligeantes de l’une des deux, pouvait préférer la concurrence, même si le prix y était plus élevé.

Lors de ma formation d’assistance funéraire, une des règles dictées étaient : « connait ton concurrent mais ne le critique jamais ». Un jeu a même été organisé un après-midi, qui consistait simplement à prononcer une histoire à une personne, qui le répétait à une autre attendant dehors, puis une autre etc., et qui a montré à quel point une information peut être non seulement déformée par le bouche-à-oreille mais aussi mis à profit de son énonciateurs. Dans un souci de recul, on peut voir ici à quel point le fait même de mettre ce jeu en pratique montre le danger des rumeurs et ragots dans les professions du funéraire.

En effet, quoi de plus agaçant pour une famille que d’entendre lors des obsèques de leur défunt, des ragots  sur l’une ou l’autre des sociétés ? C’est un jeu dangereux auquel se livrent les pompes funèbres, dans une heure ou de plus en plus de familles effectuent des devis avant de se décider.

Cela peut prêter à sourire, pourtant cela peut avoir de graves conséquences. Je ne parle pas des conséquences intimes liées indubitablement à des propos colportés. Restons dans un contexte professionnel, et donc dans ce qui nous intéresse : la concurrence. Un professionnel du funéraire qui parle « de trop » sur son terrain, et qui est mal à l’aise dans son entreprise à vite fait de faire perdre des clients à celle-ci par les propos qu’elle tient.

On voit à quel point de simples rumeurs qui se font et se défont au rythme des humeurs de chacun, peuvent porter une entreprise à sa perte si ses employées ne font pas davantage preuves de discrétion (salaires, conditions de travail, clients).

Je ferai quand même ici une légère distinction entre le bouche à oreille et la rumeur. Car si la rumeur s’avère être un excellent poison concurrentiel, le bouche à oreille peut être, et comme dans toute profession, très serviable tant pour les thanatopracteurs que pour les pompes funèbres. Ce sont les familles qui, satisfaites des obsèques, vont dire aux autres combien ils ont payé pour les obsèques de leur défunt. De même une pompe funèbre satisfaite du travail de son thanatopracteur lui fera un écho positif, tout comme les agents d’amphi peuvent être de bon tremplin à ce niveau.

C’est le bouche-à-oreille, mêlé à la rumeur qui annonce aussi l’arrivée d’un « nouveau » sur le terrain.  « Je l’ai vu l’autre fois à la morgue ».

Sources :

[1] Philippe ALDRIN, sociopolitique des rumeurs, Paris Presse universitaire de France, 2005, 289p. bibl. sociologie d’aujourd’hui. P.243-243.

[2] www.touslespdcasts.com/annuaire/culture/philosophie/679-episode38021.html

Grippe : pompes funèbre et marbreries, mission accomplie

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grippe 2016-2017

Ca y est, elle est passée. L’épidémie de grippe 2016-2017 a vu son pic passer, entraînant cette année une surmortalité importante. Encore une fois, pompes funèbres et marbreries ont répondu présent à l’appel de ce service public essentiel, et, encore une fois, ils n’en recevront aucun laurier.

Grippe 2016-2017, un cru costaud

Un virus agressif, un vaccin assez peu efficace (42 % des cas selon les autorités sanitaires) : la grippe aura entraîné cette année une surmortalité de 14 300 décès durant la période épidémique, quasiment tous chez des personnes âgées de plus de 65 ans. Ce sont les premiers chiffres, qui devraient être affinés par la suite.

Une surmortalité de 14 300 décès sur une période durant six à huit semaines, cela se remarque, et entraîne, chez les pompes funèbres, un besoin d’adaptation et de mobilisation important.

Cherche place, personnel, un peu tout…

En effet, 14 300 décès en plus, ce sont 14 300 familles de plus à recevoir, qui s’ajoutent au flux habituel en cette saison, 14 300 cases réfrigérées pour accueillir les défunts, et un nombre important de places de salon à libérer. Ce sont des milliers de soins de conservation en plus à effectuer, des convois à organiser et exécuter, des crémations et/ou des ouvertures de monuments, bref, c’est une augmentation sensible de l’activité.

Et il n’y a pas le choix. Parce que les pompes funèbres sont un service public, et leur statut les oblige à répondre aux sollicitations. Parce que les pompes funèbres font un métier essentiel pour la santé publique. Et enfin, parce que les pompes funèbres sont constituées de professionnels consciencieux qui ne laisseraient certainement pas un défunt sans obsèques décentes.

Toujours les mêmes, et vice et versa

Voilà pourquoi cela fait un peu bondir lorsque je vois, ici et là, sur les articles qui traitent de la mortalité et du travail des pompes funèbres fleurir les commentaires habituels « Ben de quoi ils se plaignent, c’est leur boulot, ils sont payés pour ça » ou le grand classique « Ils trouvent le moyen de se faire du fric sur le dos des morts et en plus ils se plaignent. »

Il y en a assez, de ce genre d’attaques. Surtout de la part d’un employé de supérette qui se fait honteusement du fric sur le dos des gens qui ont besoin de se nourrir, de la part d’une infirmière libérale qui paie ses factures grâce à l’argent qu’elle extorque aux gens malades, de la part d’un vendeur de fringues qui assure sa fortune sur le dos des gens qui n’aiment pas se promener nus, surtout en plein hiver.

Et de la part de beaucoup d’entre eux qui seraient les premiers à se mettre en grève si on doublait leur charge de travail d’un seul coup.

Donc, encore une fois, les pompes funèbres, et les marbreries, les fossoyeurs, les thanatopracteurs, les professionnels du funéraire dans leur ensemble, ont été confrontés à une crise, et, encore une fois, ils l’ont gérée efficacement, dans l’indifférence générale.

Aussi, je commets ce petit article pour juste vous dire : beau travail, merci, et bravo. Parce que j’ai l’impression que personne d’autre ne le fera.

Fédération Française de Crémation : Les nouveaux enjeux pour les crématoriums

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Jo Le Lamer, président de la Fédération française de crémation

À moins d’un an de la mise en application des nouvelles normes de filtration, j’ai interrogé pour vous Jo LE LAMEUR, président de la Fédération Française de Crémation qui nous explique les points de détails des combats qu’il mène au sein de la fédération. Il nous parle aussi des nano pacemakers et du devenir des cendres.

Monsieur LE LAMEUR, la mise en application des nouveaux systèmes de filtration arrive bientôt et doit être effective en Janvier 2018. Qu’en est-il concrètement sur le terrain ?

Dans le principe c’est très bien, cela est la résultante de la mise en place d’une loi qui date de 1995. Le seul problème reste les coûts élevés mais cela paraît inévitable.

Certains crématoriums préfèrent reconstruire complétement plutôt que de changer juste ce système de filtration. Vous le comprenez ?

Tout à fait, il ne s’agit pas que d’une pièce à changer, les crématoriums au fil des années se détériore, changer tout peut paraître plus judicieux. On assiste quand même depuis quelques années à belle progression de ces équipements.

Est-ce-que vous pensez que ces nouvelles dispositions freinent les nouveaux projets de crématorium ?

Pas du tout, il y a des inaugurations régulièrement et depuis 2014 maintenant tous les nouveaux projets présentés sont refusés s’ils ne comportent pas dans leur plan ces nouvelles normes. Tous les grands acteurs le savent.

Est-ce-que vous voyez des obstacles à cette mise en place ?

Le temps. Une réunion à eu lieu au CNOF – Conseil National des Opérations Funéraires- il n’y a pas longtemps et une autre aura lieu en mars. Les retardataires qui aujourd’hui n’auraient pas entrepris les travaux de mise aux normes ne pourront pas être à jour en Janvier 2018.

Que va-t-il se passer pour eux ?

On l’ignore encore, il est peu probable que l’on puisse envisager une fermeture administrative, cela correspond à près de 20% des crématoriums soit entre 30 et 40 crématoriums en France ! Il est plus probable qu’ils disposent d’un délai un comme, pour faire le parallèle, comme la mise aux normes handicapées.

On assiste depuis quelques années à une hausse des taux de crémation en France. Au sein de la fédération vous bataillez vous la liberté de choix des funérailles. Est-ce dû selon vous à un changement des mentalités ou à une meilleure communication autour de la crémation ?

Ce phénomène n’est pas nouveau, il date de plus de 30 ans maintenant. Il est la conjoncture de plusieurs facteurs :

  • L’Évolution de la société : Les conditions d’existence avec l’éclatement des familles qui vivent parfois loin de leur défunt et qui n’ont plus le temps ni l’envie d’aller au cimetière s’occuper de la tombe.
  • Le recul de la religion : Depuis qu’en 1963, le Consul du Vatican II a toléré la crémation même s’il revienne un peu ces derniers temps sur leurs réticences. Le net recul des pratiques religieuses en France a participé à favoriser la hausse des crématoriums sans oublier les disparités régionales en terme de pratiques religieuses tel que le protestantisme par exemple.

Au delà de la crémation est-ce que cela veut dire qu’il faut inventer de nouveaux rites ?

Tout à fait ça n’est pas parce qu’il y a crémation qu’il ne doit pas y avoir de cérémonie personnalisée. Elles sont de mieux en mieux organisées un peu partout.

Cela passe aussi par l’aménagement urbain du territoire, et de l’art funéraire en cela je pense aux jardins du souvenir, lieu de recueillement et d’hommage.

Oui il y a un besoin d’évolution. Avant les endroits étaient ternes aujourd’hui ils sont mieux pensés et conçus pour permettre ces moments d’hommage même s’il y a encore du travail à faire. On va par exemple arriver de plus en plus les cavurnes, ces mini tombes qui sont finalement un prolongement des tombes en inhumation classique.

Cela fait quelques années maintenant que la loi sur le devenir des cendres a été promulguée quels retours en faites-vous sur le terrain ?

Elle n’est pas toujours bien comprise des familles il y a encore du travail à faire autour de cette loi. Voilà pourquoi la FFC se rendra le 27 octobre à l’Université de Lorraine à Nancy afin de participer à un colloque codirigé par l’Union Crématiste Européenne dont la FFC fait partie. Au programme de cette journée le devenir des cendres avec la participation de Jean Pierre Sueur qui viendra expliquer pourquoi il a promulgué cette loi et la cohérence par rapport aux autres pays Européens – En Belgique par exemple où les urnes peuvent rester à la maison-.

Y-a-t-il de nouveaux problèmes qui apparaissent sur le terrain ?

Le flou autour des nouveaux nano pacemakers posent un réel souci. Aujourd’hui tous les crématoriums de France le refusent. La question a été posée aux différents ministères mais pour l’instant aucune solution n’a été trouvée. Le fait est que tout le monde se tourne vers les thanatopracteurs mais c’est une erreur ils ne seront pas la solution. Les nano pacemakers se glissent via l’artère fémorale pour atteindre le cœur. Il s’agit d’une opération chirurgicale que ne peut pas pratiquer un thanatopracteur. Et ça ne s’arrête pas là d’autres sont implantés dans les reins, le pancréas, etc.

Le fait est que les piles sont au lithium ça pose donc le même problème pour les inhumations. On appelle cela de la curiethérapie donc « curie » radioactif, vous voyez où est le problème. Aujourd’hui les tests ont été réalisés par le fabricant Medtronic aux Etats-Unis qui ont révélés que cela ne présentait pas de danger, des tests sont en cours en France pour tester du danger potentiel de ces nouveaux pacemakers.

Il y a quelques temps vous aviez lancé un grand appel au brainstorming afin de trouver le nouveau nom de votre revue. Qu’avez-vous choisi finalement ?

Le choix s’est porté sur « Crémation magazine » avec en sous-titre : « La terre aux vivants » et tout en bas du magazine « Une liberté. Un choix. Une volonté. » Le premier numéro sous ce nom paraitra dans quelques jours.

Merci Monsieur LE LAMEUR et on vous donne rendez-vous le 27 mars à l’Université de Lorraine.

Contact : Jo LE LAMEUR, président de la Fédération Française de Crémation

50 rue Rodier
B.P 411-09

Fédération-française-crémation Fédération Française de Crémation : Les nouveaux enjeux pour les crématoriums75423 PARIS CEDEX 09
FRANCE

Tél : 01 45 26 33 07

 

 

Funéraire et politique : je t’aime, moi non plus

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ministere interieur politique funeraire

Ce week end, un statut à propos de la primaire de la gauche, par ailleurs totalement inoffensif, sur la page Facebook de Funéraire Info, a fait énormément réagir. À tel point qu’au delà de notre étonnement, une mise au point sur Funéraire Info, et sur le funéraire en général, et la politique, nous semblait essentiel.

Le statut du scandale

C’est un statut d’actualité posté hier à 10 H 21 du matin qui a mis le feu aux poudres. Il disait tout simplement : « Premier tour de la primaire à gauche avec sept candidats : Jean-Luc Bennahmias, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Sylvia Pinel, François de Rugy et Manuel Valls (par ordre alphabétique). Qui sera qualifié au deuxième tour de la primaire de la gauche ? vos pronostics dans les commentaires. »

Les réactions ne se sont pas faites attendre. Quelques commentaires ironiques sur l’enterrement de la carrière d’untel ou untel, et quelques uns en colère. « Euh… Funéraire info, je vous suis pour des info sur le funéraire, pas pour des conneries que je pourrais voir sur BFM. Laissez la politique à sa place, s’il vous plaît. » explique Morgan, et « Tout à fait d’accord avec vous. Rien à voir avec le funéraire . Ah si c’est eux qui comptent enterré la France. Bye bye. Je quitte la page » explose Dan.

Ce qui nous a étonnés, pour deux raisons.

La première raison, c’est que nous avions procédé exactement de la même façon pour la primaire de la droite et du centre sans que personne ne hausse la moitié du quart d’un sourcil. Un commentateur politique saura en tirer certainement des conclusions, mais ce n’est pas notre métier.

La seconde raison, c’est que funéraire et politique sont indissociables. Ça, on va vous l’expliquer.

Funéraire et politique (vont en bateau)

Le secteur funéraire est directement géré par la Direction Générale des Collectivités Locales (DGCL), qui est un service du Ministère de l’Intérieur. Il convient de garder en tête une spécificité : les services funéraires, que ce soit sous forme d’entreprise privée ou publique, sont des sociétés qui agissent sous délégation de service public.

C’est d’ailleurs tout le sens du numéro d’habilitation : c’est lui qui permet à des entreprises d’opérer dans ce cadre du service public avec l’aval de l’état, représenté par le préfet.

Notons au passage que les thanatopracteurs, et la thanatopraxie en général, dépendent eux du Ministère de la Santé. Il faut toujours qu’ils fassent leur intéressants (on plaisante).

La DGCL intervient à plusieurs niveaux dans le secteur funéraire. D’abord, au niveau des mairies, en répondant aux questions des maires et officiers d’etat-civil qui se trouvent confrontés à des dossiers complexes. Au niveau des préfectures, en animant le réseau d’agents, directement en lien avec les habilitations.

FB-primaires Funéraire et politique : je t'aime, moi non plus
Capture Facebook

Le directeur général de la La DGCL préside notamment le conseil national des opérations funéraires qui regroupe les représentants des organisations professionnelles et des élus, les organisations syndicales, les associations familiales et les administrations concernées. Cette instance se réunit une ou deux fois par an pour débattre de toute question relative au secteur funéraire et donner un avis sur les projets de texte réglementaires.

Enfin, point notable (il en existe d’autres), la DGCL est chargée de l’élaboration des textes, décrets, lois et règlements relatifs au secteur funéraire.

Tout cela en lien avec le Ministère de l’Intérieur, donc du Ministre de l’Intérieur, qui dépend directement de la majorité en place. Sans compter les propositions de lois des députés et sénateurs votées ou non, selon la majorité politique toujours, et tout devient clair : le pouvoir en place, donc la politique, a une influence directe sur le secteur funéraire.

Funéraire Info et la politique

Ce qu’on nous a reprochés, c’est de « parler de la primaire de la gauche alors qu’elle n’a aucune chance de gagner » dixit un lecteur en conversation privée, qu’il m’a autorisé à citer.

C’est certain. La gauche n’a aucune chance de gagner l’élection présidentielle, tout comme Balladur n’avait, à contrario, aucune chance de la perdre en 1995 ou Jospin en 2002. A la primaire de la gauche, en 2012, Hollande non plus n’avait aucune chance de l’emporter. Et on parle d’Hillary Clinton ? Non, je sens que vous préférez ne pas y penser.

Rien n’est impossible, en théorie, et ce n’est pas notre métier de balayer une formation politique sous prétexte que ses chances sont faibles. C’est risqué, parce que tout est possible, et ce n’est pas déontologique, parce que nous nous efforçons de rester neutre.

A Funéraire Info, diverses sensibilités politiques sont réunies, de droite et de gauche. Nous ne parlerons pas de notre collègue qui trouve que Macron est « très mignon », parce que cela ne nous apparaît pas, finalement, très politique en soi. Certaines positions de certains rédacteurs sont connues, d’autres non, mais, avant tout, nous sommes professionnels du funéraire. C’est à dire qu’au delà de nos idées et de nos valeurs (pour placer un mot à la mode) nous sommes pragmatiques et conscients qu’au final, les décisions prises par les politiques auront directement un impact sur les familles et sur nos collègues.

Aussi, lorsqu’une décision est prise par le pouvoir en place, quel qu’il soit, nous la considérons toujours d’un point de vue pratique, en imaginant son application et ses implications sur le terrain, et pas d’un point idéologique.

Mais il nous semble aussi important de prendre l’air du temps politique, pour essayer de déterminer et d’anticiper les prochaine tendances.

Donc Funéraire Info continuera à parler politique tant que celle-ci aura une influence sur les métiers du funéraire, et continuera surtout à le faire comme elle l’a toujours fait, d’une manière totalement neutre et objective.

Pour rappel, un article du Ministère de l’Intérieur sur ses rapports avec le funéraire : www.interieur.gouv.fr

Les quarante thanatopracteurs du Titanic

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enfant inconnu du Titanic thanatopraxie thanatopracteurs

Les hommes et la mort : une longues histoire de rites et de coutumes, d’aventures parfois extraordinaires. Si l’histoire du Titanic est extrêmement célèbre, un épisode néanmoins est connu d’un tout petit nombre d’initiés. Celle des quarante thanatopracteurs envoyés pour récupérer les corps des morts du Titanic.

Les hommes étaient arrivés à destination. Ils n’en savaient rien, bien entendu, et devaient, pour le savoir, s’en remettre à la sagesse des marins. La mer était grise et opaque. Le navire cablier Mackay-Benett n’avait pas plus l’habitude de recevoir des passagers que ceux-là de naviguer.

Ils étaient quarante, quarante thanatopracteurs engagés par la compagnie de pompes funèbres John Snow Et Cie, la plus importante de la région de Halifax, elle-même mandatée par l’armateur White Star. Quarante embaumeurs, et un pasteur, le Révérend Kenneth Hind, qui avait été missionné par son évêque.

Tous les membres d’équipage s’étaient portés volontaires, et l’armateur du Mackay-Benett, la Commercial Cable Company, avait décidé de doubler leur solde pour cette mission très particulière. Le câblier était chargé de tout le matériel commandé par les embaumeurs, de plusieurs tonnes de glace, d’une centaine de cercueils, de linceuls en toile et de barres de fer pour les lester.

Les quarante embaumeurs, le pasteur, les membres d’équipages, et même le commandant F.H Lardner, pourtant expérimenté et habitué aux fortunes de mer, fixaient, émus, cette zone, 41°46’N, 50°14’O, en ce matin du vendredi 19 avril 1912 où, cinq jours auparavant, le Titanic avait sombré, emportant dans la mort 1520 personnes.

Leur mission était simple : récupérer le plus de corps possible, les embaumer pour pouvoir les rendre à leur famille, si possible, et, pour ceux qui seraient trop atteints, les confier à la mer après que le Révérend Hind ait procédé à une oraison funèbre.

Le Commandant Lardner avait lancé un appel aux navires qui sillonnaient la zone, et, bientôt, les réponses arrivèrent. Plusieurs corps avaient été repérés, plus ou moins proche de la zone ou le Carpathia avait récupéré les canots de naufragés survivants. Il faut dire que la zone ou le paquebot de la White Star avait sombré était incertaine, les canots s’en étaient éloignés pour éviter d’être aspirés par un vortex, avant de passer une partie de la nuit à dériver.

Le Mackay-Benett n’arriva qu’en fin de journée dans la zone ou les premiers corps avaient été repérés. La nuit tombant, le commandant décida de reporter au lendemain main, dès les premières lueurs du jour, le début des opérations. La soirée fut sinistre.

Le samedi 20 avril, les barques furent mise à la mer, et les premières rotations commencèrent.

Les corps étaient maintenus à flot grâce à leurs gilets de sauvetage. La procédure fut observée scrupuleusement. Les marins de l’embarcation arraisonnaient un corps, et nouaient autour d’une jambe un morceau de toile sur lequel était inscrit un numéro. Les affaires personnelles du défunt étaient placées dans un sac de toile sur lequel était reporté ce même numéro.

Puis les corps étaient ramenés sur le Mackay-Benett, ou il était confié à une équipe de deux embaumeurs. Ces derniers commencent par décrire, dans un registre, le défunt : taille, poids, couleur des cheveux, signes particuliers, inventaire des objets personnels, tout ce qui pourrait servir à l’identifier. Le nom était inscrit uniquement lorsque l’identification était possible de manière formelle.

Puis les embaumeurs décidaient si le corps était suffisamment en bon état ou non pour recevoir des soins de conservation qui auraient permis de le rapatrier en cercueil fermé. Dans le cas contraire, le corps est scellé dans un linceul en toile lesté de barres de fer, et confié à la mer après un office du Révérend Hind.

L’équipage du Mackay-Benett, plus particulièrement les marins affectés à la récupération, étaient très affectés par cette tâche et l’ampleur de la catastrophe. Leur douleur se matérialisa lorsqu’ils récupérèrent un enfant, âgé d’environ deux ans. Le Commandant Lardner témoignera plus tard que tous les marins avaient fait une haie d’honneur au bambin, et tous, sans exception, y compris les loups de mer les plus endurcis, explosaient en sanglot en apercevant la petite dépouille. L’enfant était leur catharsis.

L’enfant ne fut pas identifié, mais les marins insistèrent pour qu’il soit embaumé et rapatrié à Halifax.

Le 26 avril, le Mackay-Benett, dont les cales sont pleines, est relevé par le câblier Minia, et retourne à Halifax. Il ramène 190 corps, 100 dans des cercueils et 90 dans des sacs en toile. Comme de leur vivant, les passagers bénéficiaient de leur classe sociale. Ainsi, les passagers de première classe identifiés furent placés en cercueil et embaumés, tandis que les passagers de seconde et troisième classe, comme les membres de l’équipage du Titanic, étaient simplement conservés dans des sacs en toile plongés dans de la glace. En tout, les marins auront récupérés 306 corps et en auront remis à l’eau 116, trop abîmés pour être transportables dans des conditions d’hygiène suffisantes.

L’enfant ne sera jamais identifié. Mais, rapatrié à Halifax, les marins du Mackay-Benett se côtisent pour lui offrir une sépulture et une pierre tombale. Les obsèques de l’enfant se déroulent à Halifax, où il est inhumé, au terme d’une cérémonie particulièrement émouvante offerte par les habitants, venus en masse l’accompagner à sa dernière demeure, au cimetière de Fairview. Sur la pierre tombale offerte par l’équipage du Mackay-Benett, on peut lire « Enfant inconnu dont la dépouille fut recueillie après le naufrage du Titanic – 15 avril 1912. ». Elle est toujours visible aujourd’hui.

Levée des soins pour les séropositifs : fin 2017 ?

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VIH levée des soins

C’est une question qui agite fortement le monde de la thanatopraxie et à juste titre puisqu’il s’agit de la levée de l’interdiction des soins de conservations pour les personnes séropositives. Après des années de batailles, il se pourrait que cette levée ait lieu à la fin de l’année comme en témoignage l’article de seronet.info.

Les députés sont contre, mais le gouvernement lui est pour, et avait promis aux associations la levée des soins pour les personnes séropositives. En décembre dernier déjà il y avait eu une première pierre à ce projet avec l’obligation de vaccination contre l’hépatite B pour les thanatopracteurs.

La fronde des thanatopacteurs

« Si la maladie n’est plus active, alors pourquoi obliger les thanatopracteurs à se prémunir contre l’hépatite B ? » Un non sens. Soit ils ne risquent rien, et donc pas besoin de vaccin, soit ils risquent tout et dans ce cas cette levée ne devrait pas avoir lieu.

S’il l’on remonte un peu avant l’article 52 de la loi santé cherchait à mettre en place toutes les conditions sanitaires réunies afin que cette levée soit effective. Cela passait entre autre par l’interdiction des soins à domicile, chose qui finalement n’a pas eu lieu et de conditions d’hygiènes irréprochables dans des lieux mortuaires adaptés. C’est d’ailleurs par le fait que les soins à domicile n’ont pas pu être enlevés que les thanatopracteurs ont essuyé un temps de répit. Mais la ministre de la santé cherche à passer outre les syndicats et les associations catholiques afin d’honorer la promesse faite aux associations. Le Haut conseil en santé publique qui avait conseillé la fin des soins à domicile a été chargé d’un nouvel avis en prenant en compte cette nouvelle donnée. Rendu le 23 décembre dernier, des solutions pour que les soins à domicile soient conservés et que la levée soit effective semblent avoir été trouvées.

Flou, vague, impossible à mettre en place, quel danger pour les thanatopracteurs ? Aucune donnée n’existe, aucun chiffre ne permet ni d’affirmer ni d’infirmer quoique ce soit. Le doute reste donc entier et légitime. Les conditions d’exercice d’un thanatopracteur ne sont pas toujours optimales. Les risques bactériologiques et épidémiologiques sont grands et sont appris dès la formation. Pourquoi chercher à les mettre en danger ? La discrimination criée par les associations, semblent se retourner contre la profession or, peu sont ceux qui savent exactement ce qu’est un soin, ce qu’il implique et les risques encourus. Peu ont pris la peine d’y assister.

Aujourd’hui il y a près de 200 000 actes de thanatopraxie en France et par an, chiffre en constante augmentation. Les thanatopracteurs en exercice sont près de 1000 dont la moitié sont des indépendants et donc ne bénéficient pas d’un suivi par la médecine du travail comme les salariés. Quel avenir pour eux si cette levée  a lieu ?

 

2017 : L’année de toutes les évolutions ?

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loi 2017

2017, année importante s’il en est, puisqu’il s’agit de l’année des élections présidentielles. Derrière les candidats, nous sommes en droit de nous demander ce que la classe politique a prévu pour le secteur funéraire. Rien ? Tout ? En tout cas certaines choses changent, disparaissent, évoluent. Don d’organes, normes 2018 pour les crématoriums, soins palliatif, levée de l’interdiction des soins pour les personnes porteuses du VIH, dématérialisation du certificat de décès. Nous faisons un rapide tour d’horizon sur les choses à prendre en considération.

Crématorium

Guillaume vous l’a dit et répété, c’est le moment de faire contrôler vos installations funéraires. Des travaux importants sont envisagés dans certains endroits afin d’être aux normes 2018 sur les émissions de gaz des crématoriums.  Ce n’est pas seulement un filtre qui doit être changé, les filtres de crémation sont très grands et nécessitent parfois des travaux sur le bâti.

Pour le grand Nancy, c’est tout le crématorium qui est démoli afin d’être reconstruit. Le crématorium de Vandoeuvre mis en service en 1991 va être détruit pour construire un nouveau complexe, avec un système de dépollution amélioré et aux normes. Ce projet est porté par la société d’économie mixte Crélor. Un appareil à rayon X verra aussi le jour permettant de vérifier le contenu des cercueils et détecter ainsi la présence d’éventuels implants médicaux.

Don d’organes

La réforme entre en vigueur le 23 Janvier. Auparavant nous étions tous potentiellement donneurs, mais dans les faits, il valait mieux avoir sur soi la carte de donneur d’organes. Les proches pouvaient s’opposer très facilement au prélèvement. L’idée est de passer sur trois années de 32,5 % de refus actuels à 25 %. Il sera désormais possible de s’inscrire en ligne sur le registre national des refus via un formulaire et une copie de la pièce d’identité. Il sera également possible d’effectuer un refus partiel en excluant certains organes.

Fin de vie

Les revendications se font entendre et si la loi évolue doucement c’est qu’elle doit concilier bon nombre de paramètres éthiques. La loi sur la bioéthique en 2018 devrait aller plus loin sur les conditions de la fin de vie. Du palliatif elle parlera aussi de l’euthanasie qui pour l’instant n’est autre que l’arrêt des soins et de la sédation, comme je vous l’expliquais ici. Benoît Hamon, candidat à la primaire de la Gauche, s’est exprimé sur ce point dans Libération en décembre : « une aide médicale pour mourir dans la dignité ». Comprendre : un patient en fin de vie face à une maladie incurable a le choix de mourir, ou non. Mais il le sait, «ce débat est difficile car chez certains ça touche aux croyances »

Thanatopraxie

Pacemaker

Deux points en thanatopraxie, le premier concerne le nano pacemaker, utilisé depuis peu et qui pose problème lors d’un décès. Si les chirurgiens sont formels en déclarant que ce nouveau pacemaker n’impactera en rien les fours des crématoriums, les responsables des crématoriums préfèrent ne pas prendre le risque. Quand aux thanatopracteurs, ils ne sont pas formés pour extirper ce nouveau stimulateur car en effet il est implanté à même le cœur. Cette accumulation de difficulté empêche les familles d’organiser les obsèques comme ce fut le cas il y a peu. L’évolution de cette année irait peut-être dans le sens d’une formation complémentaire pour les thanatopracteurs, mais cet acte invasif n’est pas simple à pratiquer. Une vaste question sur laquelle les politiques doivent se pencher.

VIH

Deuxième point et non des moindres parce qu’il divise le monde de la thanatopraxie, c’est la levée de l’interdiction des soins sur les personnes porteuses du VIH. Demandé depuis des années, par les associations de luttes contre les discriminions et de lutte contre le VIH, les évolutions légales tendent à répondre à cette requête. Or des choses sont encore à régler pour les thanatopracteurs, les soins à domicile, l’absence parfois de normes dans certains funérariums, des conditions de travail qui ne permettent pas toujours une protection optimale face aux risques bactériologiques. Les toilettes funéraires semblaient être une alternative tout à fait digne pour le défunt et ses proches mais les associations voient ce refus comme un acte discriminatoire. Les thanatopracteurs seront-ils demain plus exposés qu’ils ne le sont aujourd’hui alors même que parallèlement la loi vient de les obliger à se faire vacciner contre l’hépatite B ? Des réponses seront certainement apportées en cours d’année.

Agence funéraire

Dans le cadre de la mise au norme d’accessibilité des commerces et entreprises aux handicapés, les établissements devaient à compter de 2015 mettre au norme leurs accès. Si tel n’était pas le cas, ils devaient avant fin septembre 2015 déposer un agenda d’accessibilité programmée ( Ad’AP ) pour un agenda de 3 ans maximum portant sur un seul ERP. C’est donc cette année que les normes doivent être à jour, même si des détails sur les délais des travaux sont à lire ici, auprès du service public.

Dématérialisation du certificat de décès

Je vous ai fais un article pour en parler ici, mais ça y est c’est attendu par un grand nombre d’opérateurs funéraires afin de faciliter les démarches. Une expérimentation est en cours dans nombre de communes. Une grande évolution dans ce secteur.

Beaucoup de questions restent en suspens, depuis le CQP pour les assistant(e)s funéraires, y a aura t il une évolution de la formation ? De même depuis le débat autour des funérailles publiques, comment sera l’avenir des maîtres de cérémonie ? Le CGCT va t il connaître de nouveaux changements dans la réglementation des cimetières ? Quid des assurances et contrats obsèques ainsi que des obsèques en ligne ? On dit souvent que le funéraire bouge lentement, mais certaines choses évoluent plus vite que les lois, sur lesquelles les politiques se doivent de réfléchir et de faire évoluer.

Concours thanatopraxie et rentrée chez Nova : Les conseils de Sabrina

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Sabrina et annabele de nova

Le concours thanatopraxie approche et avec lui l’heure de la rentrée pour les futurs aspirants thanatopracteurs. Pour la toute nouvelle section de Nova Formation à Montpellier, tout le monde est prêt à vous accueillir. Sabrina, responsable de cette formation nous livre ses conseils pour bien réussir votre formation.

 Le conseil utile :

 » Ils peuvent se pencher sur le livre de première année de médecine, la quasi totalité est importante pour le concours thanatopraxie, et au delà de ça pour le métier par la suite. »

Le conseil pertinent :

 » Même si l’on donne le maximum de notions pendant la formation il faut qu’ils travaillent régulièrement par la suite après avoir quitté le centre jusqu’à attendre la date de concours qui peut parfois être long. « 

Le conseil rassurant :

 » Je les y aiderai avec des devoirs en ligne que je corrigerai individuellement pour pouvoir répondre aux questions éventuelles qu’ils auront par la suite. « 

Le conseil assidu :

 » Il faut qu’ils travaillent rigoureusement un peu chaque jour car il y a beaucoup de choses à intégrer et le cerveau va assimiler petit a petit. « 

Le conseil pratique :

 » pour le concours il faut qu’ils arrivent la veille. Ne pas envisager de départ le jour même c’est trop stressant et surtout il y a trop de risque de retard. « 

Le conseil éthique :

 » Rester humble et discret sur les formations et le métier. Certains thanatos pensent que la théorie c’est le diplôme mais il reste la pratique et surtout il ne faut pas oublier que les gens dont on s’occupera ont une famille, donc respect et discrétion sont essentiels. « 

Le conseil rattrapage :

 » S’il y a un échec au concours, je les reprends l’année suivante (puisqu’une présentation par an) sur les modules dont ils ont besoin gratuitement. Ils ne paieront que leur présentation a l’examen, mais le but et de réussir bien sûr ! « 

Mon conseil :

Réussir sa formation chez Nova, ça tient aussi à cela : L’instruction et la motivation de sa responsable :

 » Leur réussite c’est la mienne aussi ça me rend super fière pour eux parce que j’y suis passée. Et puis la thanato c’est ma passion alors l’enseigner c’est un plaisir, la boucle est bouclée. »

Rappels :
Date du concours pour les élèves de 2016 : Le 20 Janvier 2017.
Rentrée pour la théorie : 6 février.
Bon courage à tous.
Contact : Nova Formation Thanatopraxie http://formationthanatopracteur.com/
Crédit photo : Sabrina : Responsable pédagogique et Annabelle : Responsable administrative.

Funéraire Info, aux cotés des professionnels en 2017

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Sarl Senegats

La recette d’un journal réussi, qu’il soit funéraire ou non, tient à trois composantes essentielles : une équipe soudée, des lecteurs réguliers et fidèles, et des annonceurs confiants. Et sans ces derniers, tout particulièrement, rien ne serait possible. Ce début d’année est le moment idéal pour le leur redire.

L’annonceur Funéraire Info

Les annonceurs de Funéraire Info sont représentatifs de tout ce que représente le funéraire aujourd’hui : non pas un, mais plusieurs métiers, qui demandent chacun des spécialités et des compétences spécifiques : fabricants, de cercueils, de plaques, d’articles funéraires, de monuments, de produits de thanatopraxie, de corbillards… Pompes funèbres et marbriers, utilisateurs et revendeurs de ces produits qui viennent appuyer leur offre de service sur le terrain, ou bien techniciens et juristes aux compétences pointues, en contrôle techniques, rapatriements, recyclage, mais aussi associations, fédérations, la liste est longue.

Dans cette auguste assemblée, la notion de taille ne compte pas. Les plus grands comme des sociétés de taille plus contenue ont opté pour Funéraire info.

Un grand merci

A tous nos annonceurs, nous souhaitons, à l’occasion de cette nouvelle année, adresser un grand merci. Voire même plusieurs.

Merci, tout d’abord, parce que votre confiance nous honore. Communiquer sur Funéraire Info, ce n’est pas seulement appliquer son logo sur un site web, c’est associer son image à un média. Ceci ne peut se faire si l’annonceur n’a pas confiance dans la solidité et le sérieux de son support. Annoncer sur Funéraire Info est une reconnaissance de la fiabilité et du sérieux de notre journal. Merci.

Merci, ensuite, parce que le soutien de nos annonceurs nous permet de poursuivre, jour après jour, l’aventure Funéraire Info, de nous y consacrer à temps plein, et nous conforte dans l’idée que lancer un grand média d’information funéraire sur internet était une idée qui saurait trouver sa place et son utilité dans notre profession. Merci.

Merci, enfin, parce que nos rapports ont toujours été à la fois très professionnels et toujours empreints de cordialité.

Et en 2017 ?

Cette nouvelle année nous verra poursuivre la collaboration avec l’immense majorité de nos annonceurs, qui nous ont dores et déjà renouvelés leur confiance. D’autres nous ont rejoint, d’autres encore s’apprêtent à le faire. Peut être vous ?

Mais surtout, pour cette année 2017, à nos annonceurs et futurs annonceurs, toute l’équipe de Funéraire Info présente ses vœux pour une année 2017 pleine de succès. Nous y seront présents pour vous comme vous l’êtes pour nous.

Salon Funéraire Paris 2017 : les inscriptions sont ouvertes !

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funeraire-paris-2017-salon-inscriptions

Les inscriptions pour le salon Funéraire Paris 2017 sont officiellement ouvertes ! L’événement cardinal de la profession aura lieu cette année du 23 au 25 novembre au salon du Bourget, ou il célébrera, par la même occasion, ses trente ans.

Les organisateurs ont souhaité remercier les exposants de l’édition précédente en donnant la primeure des inscriptions. Les exposants de l’édition 2015 peuvent donc dès à présent compléter et retourner leur demande complétée et bénéficier d’un tarif préférentiel.

Une fois le dossier dûment constitué, les équipes du salon prendront contact afin de faire des propositions d’emplacement. A noter que les tarifs ne subiront pas d’augmentation pour l’édition 2017, et resteront identiques à 2015.

Avec ce retour dans un lieu emblématique de son histoire et la célébration de ses trente ans d’existence, le salon de Paris sera, plus encore cette année, l’évènement incontournable à ne pas manquer.

Si vous avez dores et déjà repéré votre emplacement idéal, ne perdez pas de temps : les dossiers seront traités par ordre d’arrivée, et les plus rapides auront plus de choix dans leurs emplacements. L’offre se terminera le 31 janvier.

Pour ce faire, rien de plus simple, il vous suffit de télécharger le dossier en suivant ce lien.

Vous pourrez ensuite le retourner dûment complété à Robin Lainé, par mail : robin.laine@reedexpo.fr