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La vie après la mort, une réalité biologique

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morgue mort

Il y a de la vie après la mort. Etonnante certitude scientifique désormais, qui interroge nos repères. Une équipe de microbiologistes de l’université américaine de Washington (menée par Peter Noble) a publié ses résultats voici quelques jours, qui portent sur la souris et le poisson-zèbre. Etonnant.

Ces chercheurs ont posté leurs constats sur le serveur de pré-publication scientifique BioRxiv. Ils ont constaté que plusieurs heures après la fin de la vie, des centaines de gènes continuaient à fonctionner, parfois avec plus de force encore. Le cœur, le cerveau, la respiration sont arrêtés. Médicalement parlant, le corps ne fonctionne plus. Et pourtant, en laboratoire, 515 gènes de la souris sont encore actifs dans les premières 24 heures, et 548 gènes sont toujours actifs quatre jours après la mort du poisson-zèbre.

Beaucoup d’entre eux interviennent pour lutter contre le stress et l’inflammation. D’autres interviennent dans le développement embryonnaire. Problème : parmi ces gènes, certains favoriseraient la croissance de cancers. D’où une interrogation légitime sur le prélèvement d’organes et la transplantation, qui pourraient expliquer que des greffés ont plus de chances de développer ces pathologies.

En attendant de voir ces résultats soumis à contre-vérification de la communauté scientifique, il faudrait évidemment aussi valider ces constatations sur l’homme, et peut-être redéfinir notre définition de la mort.

L’équipe de l’université de Washington, qui parle d’indices laissant penser que la situation serait la même chez nous, extrapole d’ailleurs déjà l’utilité d’une pareille vérification. Notamment pour la médecine légale, qui pourrait ainsi dater précisément un décès en étudiant la dégradation des gènes post-mortem. Un outils bien utiles dans les enquêtes criminelles.

Limoges: 9 décès inquiétants suite à des greffes du cœur

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CHU de Limoges

Après avoir constaté un nombre anormal de décès lors des  greffes, le CHU (centre hospitalier universitaire) de Limoges a suspendu son activité de transplantation cardiaque depuis mi-mars, car sur les seize derniers mois, plus d’un patient sur deux est décédé.

Depuis la fin 2014, neuf patients sur les dix-sept greffés du cœur au CHU de Limoges sont décédés ce qui a entrainé la suspension de l’activité de transplantation.

La direction du CHU de Limoges en Haute-Vienne, alerté par un taux de décès anormalement élevé a pris la décision de suspendre à titre conservatoire depuis le 17 mars son activité de transplantation cardiaque, après avoir constaté l’échec de 9 transplantations sur les 17 patients greffés du cœur, depuis fin 2014. Le taux de décès à la suite de l’opération dépasse les 50 %. Afin de clarifier les causes de ces complications, une évaluation a été lancée.

Comme dans le reste de la France, une évolution régulière des greffes de cœur a été connue au CHU de Limoges. Une quinzaine de personnes ont été opérées en 2015, pourtant, les complications sont bien plus fréquentes dans cet établissement par rapport à la moyenne nationale. Dans l’année suivant l’intervention, 25 % des personnes transplantées décèdent selon l’Agence de biomédecine. Tandis qu’à Limoges c’est deux fois plus.

Afin de déterminer les causes de ces décès, une inspection de l’Agence régionale de santé Limousin/Poitou-Charentes/Aquitaine et un audit interne au CHU ont été diligentés, et la société française de chirurgie cardio-vasculaire et thoracique a aussi été saisie. Dans un communiqué, le CHU de Limoges a précisé avoir pris contact avec les familles des patients qui ont subi une transplantation. C’est vers l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris et au CHU de Bordeaux en Gironde que l’opération programmée des malades sera redirigée.

Transplantations d’organes, le rapport de l’OPECST

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C’était le 10 juillet dernier,  la présentation des conclusions du rapport sur « LES GREFFES D’ORGANES : LES PRÉLÈVEMENTS SUR DONNEURS DÉCÉDÉS APRÈS ARRÊT CARDIAQUE » de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) et le compte rendu de l’audition publique du 7 février 2013. vous trouverez un extrait des conclusions et le lien du rapport complet.

M. Jean-Louis Touraine, député, rapporteur : Les transplantations d’organes ont été, sont encore, et seront pour longtemps une merveilleuse aventure humaine. Celle-ci a impliqué des performances médico-scientifiques remarquables pendant le XXème siècle. Au cours de la première moitié du XXème siècle, la recherche a rendu possibles d’éventuelles transplantations, puis lors de la seconde moitié du siècle, des transplantations réussies de reins, puis de coeurs, de foies et d’autres organes ont été effectivement réalisées chez l’homme.

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Il convient d’informer le public qui, dans notre civilisation contemporaine, rechigne à penser à l’après mort. À la différence des hommes de l’antiquité qui se disaient « mortels », rappelant ainsi à chacun sa condition inéluctable, les contemporains ont plutôt tendance à se croire immortels et ne prennent pas le temps de formuler leurs volontés sur ce qu’il adviendra de leur corps, de leurs possessions, leurs obsèques, etc. Cela n’est pas préparé dans la plupart des cas et encore moins, évidemment, à propos de l’usage de leurs organes. Si, en majorité, on se dit être favorable, et même heureux, de pouvoir faire don de ses organes après sa mort, on ne l’indique pas clairement.

Or la question sera posée à la famille qui aura des doutes, car on est plus réticent pour le don des organes d’un proche que pour les siens. Ceci est particulièrement vrai pour le décès d’un enfant, quel que soit son âge, et on le comprend. Chacun d’entre nous a une certaine difficulté à intégrer l’idée suivante : « mon enfant est décédé et j’accepte qu’on lui prenne des organes ». Cette réticence est compréhensible car c’est un traumatisme majeur que de perdre un enfant et on a l’impression qu’un geste chirurgical est un deuxième traumatisme, alors même qu’en ayant posé la question au jeune décédé, il aurait répondu, dans 99,5% des cas, de manière positive.

Il est difficile d’évoquer avec efficacité ces questions auprès de la population, on ne trouve ni écoute, ni réceptivité. Des expériences scientifiques ont démontré que les gens restent passifs devant leur télévision et qu’ils n’en parlent pas entre eux, après des émissions télévisées évoquant ces sujets. Il est traumatisant de débattre des prélèvements ; l’on se dit que le silence conjurera le mauvais sort. On se doit d’informer un public qui n’a pas très envie de l’être.

Sous l’empire de la loi du 22 décembre 1976 relative aux prélèvements d’organes, dite loi Caillavet, il n’y avait pas de registre de refus, personne ne pouvait exprimer son refus et, donc, tout le monde était prélevé. Cela a pu heurter car le consentement sans information était toujours présumé alors que le consentement n’est pas valable en l’absence d’information préalable. C’est pourquoi les lois successives plus récentes, même si elles ont introduit des difficultés pour les transplanteurs et ont aggravé la pénurie d’organes, sont nécessaires car on ne peut opérer sans s’assurer que la personne a été informée.

Nous devrons informer sur la possibilité de prélever des organes de la classe III de Maastricht. On pourrait s’inspirer de l’Espagne, où le taux de prélèvement est important et où les réticences sont moindres. Le grand metteur en scène espagnol Pedro Almodóvar, dans le film Tout sur ma mère (1999), décrit les conditions dans lesquelles l’héroïne perd son jeune fils dans un accident, elle-même étant infirmière, et donne son accord pour un prélèvement dans une réaction naturelle. Il ne semble y avoir aucun obstacle, ni psychologique, ni d’aucune nature. Les Espagnols qui, il y quelques dizaines d’années, effectuaient peu de transplantations, en font aujourd’hui bien plus car ils ont mis en place un système très efficient, objet d’une grande acceptation sociale.

Le lien vers le rapport complet!

JdF1-300x225 Transplantations d'organes, le rapport de l'OPECST
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