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Poisson d’avril, la pêche miraculeuse

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Nous sommes le 2 avril, veille du 3, bien entendu, mais surtout lendemain du premier. Et le premier avril, vendredi ou pas, c’est poisson…

Donc, à Funéraire Info, nous avons commis notre lot de poissons d’avril. Vous pourriez nous en vouloir, mais voici une petite liste de raisons de ne pas nous détester.

1 – C’est une tradition

Cette tradition trouverait son origine en France, en 1564. La légende veut que jusqu’alors, l’année aurait commencé au 1er avril (en fait le 25 mars correspondait selon le calendrier julien au Jour de l’an). Mais le roi de France Charles IX décida, par l’Édit de Roussillon, que l’année débuterait désormais le 1er janvier, marque du rallongement des journées, au lieu de fin mars, arrivée du printemps. Si l’origine exacte de l’utilisation des poissons reste obscure (peut-être l’ichthus chrétien), il semble que beaucoup de personnes eurent des difficultés à s’adapter au nouveau calendrier, d’autres n’étaient pas au courant du changement et continuèrent à célébrer le 1er avril selon l’ancienne tradition. Pour se moquer d’elles, certains profitèrent de l’occasion pour leur remettre de faux cadeaux et leur jouer des tours. Les cadeaux que l’on s’offrait en avril étaient le plus souvent alimentaires. Cette date étant à la fin du Carême, période de jeûne durant laquelle la consommation de viande est interdite chez les Chrétiens, le poisson était le présent le plus fréquent.

Et comme à Funéraire info, nous sommes très traditionalistes, et qui sommes-nous, après tout, pour nous opposer à une coutume qui a survécu cinq siècles, nous nous y sommes adonnés avec ferveur.

2 – Tout le monde fait des poissons d’avril

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais hier, les journaux étaient obligés d’annoncer dans leurs articles que ce n’étaient pas des poissons d’avril. Sauf ceux qui en étaient. Europe 1 a fait des poissons d’avril, RTL également, dans la presse papier, du Monde au Figaro, chacun a fait le sien… D’aucuns estiment que la coutume est enfantine. J’aimerai beaucoup être là la prochaine fois que vous traiterez les journalistes de l’Express ou du Nouvel Obs de gamins.

Et quoique de taille plus modeste, nous n’avons pas à rougir, pensons nous, de notre travail, et nous nous y sommes adonnés avec joie.

3 – Un poisson d’avril doit être crédible

Bien entendu, nos poissons d’avril étaient élaborés et destinés à faire croire des choses fausses, mais l’objectif est là. Ce qui fait une bonne blague du premier avril, c’est que la personne à qui on la fait y croie. Nous avons donc travaillé, avec acharnement, pour qu’elles soient crédibles. Et c’est double détente : par exemple, si vous rentrez les noms de la personne interviewée et du labo sur interne, vous devriez tomber sur la série de jeux vidéo Resident Evil, ou un laboratoire fabrique un sérum qui transforme les morts en zombie. Du genre agressif, pas avec du jus de navet dans les veines…

Si vous vous êtes fait avoir, donc, ne nous en veuillez pas, cela signifie simplement que nous avons bien travaillé, ce qui est ce que vous nous demandez, non ? Et nous nous y sommes adonnés avec amour du travail bien fait.

Et puisque qu’un poisson ne suffisait pas, signalons également au petit monde de la crémation de ne plus tenter de joindre les services de la Ville de Paris : la construction d’un deuxième crématorium parisien dans le nouveau quartier de Clichy-Batignolles n’était qu’une illusion piscicole. Suppléer la capacité du Père-Lachaise est une nécessité reconnue, mais le projet de nouvel établissement n’est pas encore formalisé à ce point.

Maintenant que nous sommes à nouveau tous amis

Après cette réconciliation, pour les quelques qui nous en voudraient, vous voilà rassurés : sérieux, nous le somme tous les jours de l’année, et même lorsque nous préparons nos blagues du premier avril. D’ailleurs, dès le débriefing d’hier soir, nous avons commencé à travailler sur celles de l’année prochaine. Si vous avez des idées, nous sommes preneurs.

Nous nous y remettons, donc, nous nous y adonnons avec impatience.

www. revolution-obseques.fr, le low cost, comment ca marche ?

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Les Services Funéraires de la Ville de Paris ont frappé un grand coup, hier, dans le milieu très fermé des pompes funèbres, avec une offre low cost qui offre un tarif imbattable sur les convois. Entretien avec Cendrine CHAPEL, directrice générale.

Un nouveau service né d’un besoin

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Le site en action

Depuis hier, jeudi 21 juin, un nouveau site est apparu sur la toile, qui fait beaucoup parler de lui : http://www.revolution-obseques.fr. L’idée proposée par les service Funéraires de la Ville de Paris, proposer des obsèques à un prix low cost unique, 789 euros. Mais qu’est-ce qui a présidé à cette création ?

« Deux raisons principales » explique Cendrine Chapel « la première, c’est que nous sommes une Société d’Economie Mixte, et notre actionnaire à 74 % est la Ville de Paris, qui nous confie donc des missions de service public. Parmi ces missions, chercher à faire baisser les coûts des obsèques à Paris. La seconde raison est la crise, nous avons constaté une augmentation conséquente des demandes de prix bas. Des familles, notamment, qui choisissaient le cercueil le moins cher justement parce qu’il était le moins cher, et pas celui qu’elle voulaient. » D’où la volonté de proposer une réponse « Nous nous sommes alors tourné vers le low cost dans d’autres domaines, pour comprendre comment cela fonctionnait, avec l’idée de proposer un prix sans sacrifier à la qualité. »

« L’idée » reprend-elle, « est d’industrialiser au maximum en proposant un produit standard. Un seul cercueil, pour l’inhumation ou la crémation » de 22 millimètres d’épaisseur, donc « et des prestations que la famille peut réaliser elle-même ».

Du concret

devis-210x300 www. revolution-obseques.fr, le low cost, comment ca marche ?Tout le monde n’est pas éligible au service. « Nous intervenons dans des établissements hospitaliers pourvus d’un espace funéraire et dans des cimetières où les familles peuvent faire les démarches, dans le 75, 92, 93 et 94. Pour l’instant, nous sommes donc aptes à intervenir dans une cinquantaine d’hôpitaux et une centaine de cimetières. Mais tout est évolutif, et l’on espère pouvoir développer à l’avenir ».

Alors, concrètement, comment ça se passe ? « Les familles font les démarches elle-même. Le logiciel est apte à identifier ce qu’il faut comme documents et les fournit, avec un mode d’emploi, pour le remplir et aller le déposer ou il faut. Nous avons un suivi, pour nous assurer que tout sera bien réalisé dans les temps, et les familles peuvent nous confier leur réalisation, si ils le souhaitent, contre un surcoût. De même, elle portent le cercueil, et pareillement, nous leur proposons des porteurs en option. Mais avec un chariot , ça se passe bien. » mais, et la mise en bière ? « Ce sont les établissements hospitaliers qui la font. C’est pour cela qu’on ne peut pas aller partout. » On ne voit pas de mention de la cérémonie ? « C’est inclus. Dans le trajet lieu de mise en bière/lieu d’inhumation (ou crémation) il peut y avoir une cérémonie, à l’église, par exemple. »

Tout cela pour 789 euros, donc ? « Auxquels viennent s’ajouter les taxes municipales, vacations, ouverture/fermeture de sépultures, crémation… Tout ce qui vient s’ajouter est précisé sur le devis. La famille est prévenu qu’elle aura ces frais à acquitter, tout est transparent. »

Mais c’est uniquement sur internet ? « Oui. Nous ne pouvons pas proposer ces tarifs en agence »

Parlons d’avenir

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l’etat civil

Sur le nombre de décès qui seront captés, on est dans le flou « On a eu un premier site, dont on n’était pas content, mais sur lequel on avait trois contacts par jour en moyenne. Disons qu’on estime avoir environ 400 décès par an, mais finalement, c’est impossible à dire. C’est nouveau, on n’a pas de recul pour comparer. » On suivra l’affaire de près, en tout cas.

Madame Chapel conclut « Je suis très internet. J’ai l’habitude de prendre l’exemple des agences matrimoniales. Il y a trente ans, on disait que c’était un métier particulier, qu’il fallait recevoir les gens, avec des personnes formées à la psychologie. Trouvez une agence matrimoniale, aujourd’hui ! Les gens vont sur internet, sur Meetic ou Attractive World, ou que sais-je encore. Peut être que dans trente ans, les pompes funèbres auront disparu, à part une agence ici ou la ? »

Succès ou pas, Cendrine Chapel sait que le site a fait avancer les choses, il n’y a qu’à voir le succès médiatique. Reste à voir comment réagiront les familles, et surtout, la réponse de la concurrence.

Comment ça marche ?

Le site, pour l’instant, se limite à sa page d’accueil. Quelques problèmes technique restent à résoudre, et l’ensemble sera opérationnel le 2 juillet. Nous avons eu accès à une présentation de travail, et nous vous livrons nos premières impressions.

Le choix a clairement été à la clarté : le site est sobre, peu encombré, moderne. Parfaitement lisible, il réserve une navigation intuitive : pas d’arcanes complexes, ici, on est guidé étape par étape. Le contrôle des saisies et des confirmations est impeccable, il est quasiment impossible de valider accidentellement un champ avec une erreur.

La documentation est claire et abondante : les formalités sont bien expliquées, on trouve quantité d’informations sur l’aspect légal et le travail des pompes funèbres. Le devis final est lisible, tous les tarifs y sont indiqués : pas de mauvaise surprise à attendre de ce côté-là. Les conditions générales de vente sont claires.

Alors, du tout bon ? Bien, il faut bien pinailler un peu, alors pinaillons : put être est-ce notre côté « vieille France », mais nous avons unanimement regretté l’absence du Mademoiselle, dans l’état-civil.

Certaines propositions ne sont pas faites, comme de créer un avis de décès numérique à transmettre à la famille, aux amis, aux proches, alors que toutes les informations nécessaire sont présentes. D’autres absence, comme la proposition de retransmission vidéo de la cérémonie pour la famille éloignée géographiquement, pourtant en place au Père Lachaise.

Et un petit bug : impossible de revenir à la page d’accueil lorsqu’on clique sur le logo. Nul doute que messieurs les informaticiens l’auront déjà résolu.

Un site clair, limpide même, auquel, peut être, il manque le petit « plus » pour figurer les pompes funèbres numériques de l’avenir, mais qui saura remplir parfaitement sa mission. Peut être même apparaître-t-il bientôt en « marque blanche » auprès d’autres opérateurs publics ?

Affaire à suivre, donc ? Oui, certainement.