The Knick, les débuts saignants de la chirurgie moderne

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Dans le petit monde des séries télévisées médicales, The Knick, série sur les débuts de la chirurgie moderne, fait l’effet d’une bombe encore plus puissante que ne le fut Dr House à son époque. Découverte de ce feuilleton atypique…

De quoi ça parle ?

New York, 1900 : l’hôpital Knickerbocker – surnommé le « Knick » – est le centre de toutes les révolutions, médicales et sociales.
À une époque où les opérations chirurgicales se déroulent en public dans un amphithéâtre, le docteur John Thackery devient le nouveau responsable du service de chirurgie. Il hérite du poste après le suicide de son mentor, suite à une opération qui a coûté la vie à leur patiente.
Thackery repousse sans cesse les limites de sa discipline – en créant notamment ses propres instruments chirurgicaux – mais souffre d’une addiction à la cocaïne de plus en plus grave. Il va bientôt se retrouver en conflit avec Cornelia Robertson : la jeune femme, dont le père finance l’hôpital, lui impose un nouvel adjoint, le brillant Algernon Edwards. Mais selon Thackery, jamais ses patients n’accepteront d’être opérés par un médecin noir… Et tandis que le « Knick » voit l’arrivée de l’électricité, les trafics les plus archaïques se poursuivent, entre corruption des services de santé, commerce de cadavres et menaces de la mafia.

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Qui fait ça ?

Steven Soderbergh (Traffic) réalise l’intégralité de cette première saison dans laquelle Clive Owen (Les Fils de l’Homme) incarne un personnage complexe et avant-gardiste. À mille lieux des reconstitutions historiques traditionnelles, The Knick nous plonge avec intensité dans une époque où les innovations ne cessent de bousculer la société.
Loin des séries historiques traditionnelles, The Knick est filmée caméra à l’épaule. Car sous les noms de directeur de la photographie Peter Andrews et de la monteuse Mary Ann Bernard se cache en fait Steven Soderbergh lui-même !
Minimaliste avec des touches électroniques, la bande-originale apporte également une touche unique : elle est signée Cliff Martinez, qui a déjà travaillé à de nombreuses reprises avec Soderbergh (Traffic, Contagion, Solaris…).
Les nombreuses séquences d’opérations chirurgicales sont autant de scènes choc, filmées de façon très crue mais sans jamais être gratuites. La saison 1 de The Knick a réellement été tournée à New York.

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the-knick-s1-character-clea-202x300 The Knick, les débuts saignants de la chirurgie moderneAlors, on regarde ?

La série pourra en déstabiliser plus d’un. Parce que la façon de filmer de Soderbergh n’est pas neutre, parce que les détails parfois gore ne sont pas éludés, contrairement à Dr House, par exemple, parce que les personnages sont complexes, parce que, surtout, on est loin du mignon et du joli : ce n’est pas Grey’s Anatomy au XXéme siècle. Les amateurs de la série médicale de TF1 ne devraient pas tenir jusqu’au bout du premier épisode de The Knick.

Pour les autres, qui aiment les caractères bien trempés, les personnages subtils en ombre et en lumière, l’histoire, et qui se posent des questions sur les découvertes médicales, foncez. La série est disponible sur OCS, en VOD, et sortira bientôt en DVD, et n’espérez pas la voir sur une chaîne grand public à une heure décente. Mais le jeu en vaut la chandelle.

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