Une Toussaint à visage humain, bilan médiatique 2013

0
311

La Toussaint est passée, il est donc l’heure de dresser un bilan, médiatique en ce qui nous concerne, alors, qui sont les grands gagnants et qui sont les oubliés ? On vous dit tout.

pressenationale-300x287 Une Toussaint à visage humain, bilan médiatique 2013
Revue de presse

Une Toussaint à visage humain

L’an dernier avait été marqué par une revue de presse très numérique, au point que nous avions parlé dans notre bilant d’obsèques 2.0 : la presse s’était ruée vers les nouvelles technologies, la retransmission vidéo de cérémonies funéraires, entre autres, ou les comparateurs en ligne.

Si les nouvelles technologies sont toujours bien présentes cette année, avec plusieurs citations pour Afterweb-Venture, l’éditeur de Funéraire Info, la tendance est un retour à l’humain très marqué. Ainsi, dans la presse, peut on voir s’exercer à plein l’art du portrait. Porteur-chauffeur, Maîtres de cérémonies, thanatopracteurs, assistants et conseillers funéraires, entrepreneurs, gardiens de cimetières : tout le monde répond à l’appel, à l’exception notable des marbriers.

Mais si l’on doit dresser en peu de mots un bilan de la presse sur cette Toussaint 2013, il suffira de dire que, cette année, ce sont les femmes et les hommes du funéraire, comme autant d’individus et de parcours, qui ont fait l’actualité. Un cru définitivement à visage humain.

La crémation superstar

Aucun domaine du funéraire n’a été oublié, globalement, mais la superstar, cette année, c’est la crémation. L’architecture, la répartition, les rituels, le coût, tout est passé à la loupe, lorgné, scruté, disséqué.

Avec la cohorte d’avis qui vont avec. Ainsi, le simple fait que la crémation augmente ou stagne dans une région par rapport à une autre donne lieu à des analyses parfois surprenantes. Philosophes, sociologues, analysent et commentent des données, sans que jamais on les ait vus au contact des agences ou des populations locales. Ainsi, si le nombre de crémation d’un secteur stagne par rapport aux régions voisines, ce n’est pas, comme j’ai pu le lire au hasard de mes pérégrination journalistiques, parce que « la population rurale est réfractaire à cette irruption de la modernité dans les obsèques » (comprenez, du point de vue de l’universitaire urbain : « c’est un ramassis de ploucs réactionnaires et sans doute superstitieux ») mais peut être tout simplement que le seul équipement à cent kilomètres à la ronde était à saturation.

Globalement, si l’on fait des statistiques par domaine d’activités, les crématoriums et la crémation tiennent le haut du pavé. Les grands oubliés, rappelons le encore une fois, sont les marbriers.

Et le gagnant est…

Incontestable vainqueur cette année, Le Choix Funéraire. C’est simple, l’enseigne est partout. Dans la presse professionnelle, à commencer par Funéraire Info, à la télévision, avec l’émission Capital, entre autres, que nous avions chroniqué, dans la presse écrite, à la radio… Absolument partout.

Et, parmi les entreprises du Choix Funéraire, ce sont sans conteste les frères Tombini qui se distinguent. Ce sont eux qui ont vu leur magasin mis en valeur dans Capital, eux encore qui ont accordé un long entretien à Funéraire Info, puis à Résonance, pour conclure en beauté par Le Figaro, qui leur consacre un article élogieux.

Les PFG – OGF et Roc-Eclerc ne sont pas en restes, puisque, au niveau du groupe pour le numéro un, et dans les agences pour son challenger, leur présence médiatique est imposante.

Les grands perdants, cette année ? Les petits groupes, pompes funèbres familiales et indépendants. Certes, ils sont présents, notamment au travers des portraits évoqués plus haut, mais de façon moindre que l’an dernier.

A noter l’offensive massive des régies municipales à l’occasion des 20 ans de la fin du monopole. Un sujet que nous ne manquerons pas de suivre attentivement à Funéraire Info, puisque la liberté du funéraire nous tient particulièrement à cœur.

Funéraire Info, leader d’opinion ?

Pas de passage sur le traitement médiatique de la Toussaint sans nous jeter quelques fleurs, avec un certain esprit d’à propos. Cette année, les sujets abordés dans la presse généraliste ont très souvent été traités dans Funéraire Info et son récent, et indispensable, complément Funérevue. Nous sommes contents de voir que notre ligne éditoriale a su déceler et anticiper les sujets majeurs.

Nous savons qu’au moins quelques grands médias nous suivent, puisqu’ils nous citent à leur antenne, ce qui me permet de remercier et de saluer chaleureusement Irène Omélianenko, de France Culture. Nous avons fait le pari d’être un média spécialisé lisibles par tous, plutôt que de se contenir dans un réseau de diffusion restreint. Cela implique une responsabilité, dont nous avons conscience. A travers nos articles, nous essayons de donner l’image, conforme à la réalité, d’une profession qui se pense elle-même, n’hésite pas à se remettre en question, qui écoute et propose.

Nous avons constaté, cette année, une disparition des nombreux communiqués de presse que nous avons reçu sur le mode « nous avons trouvé l’idée de génie qui va révolutionner le funéraire ». Beaucoup de ces sociétés ont d’ailleurs disparu… Le Funéraire continue de changer, mais la tendance amorcée est plus l’évolution que la révolution. Les idées hier fracassantes (le QR code, le cercueil en carton entre autres, pour choisir les plus cités) sont désormais acquises, et s’imposent, tout doucement, trop peut être parfois.

Le prochain bilan sera à tirer de notre grand rendez-vous, le Salon de Paris, un  incontournable ou nous vous retrouverons avec joie. Ne relâchons pas l’effort, la Toussaint 2014 est déjà en vue !

LAISSER UNE RÉPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here