Un dernier hommage à l’actrice israélienne, Ronit Elkabetz

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Ronit Elkabetz

Des centaines de grands noms du cinéma israélien et d’anonymes ont rendu mercredi à la cinémathèque de Tel-Aviv, un dernier hommage à la réalisatrice, actrice et ambassadrice à l’étranger et particulièrement en France, du cinéma israélien, Ronit Elkabetz, qui est morte à l’âge de 51 ans, mardi matin dans la même ville, des suites d’un cancer.

L’actrice, réalisatrice et scénariste qui a partagé son temps entre la France et l’Israël a laissé en deuil son mari et ses deux enfants.

À la fin des années 90, Ronit Elkabetz, fille aînée d’une famille de quatre enfants d’origine modeste, qui est née de parents juifs marocains, dans le sud d’Israël, en 1964, avait quitté Israël pour s’installer en France.

Elle avait fait son apparition dans « La Fille du RER », un film d’André Téchiné, où elle a partagé l’écran avec Catherine Deneuve, et également dans « Cendres et sang » de Fanny Ardant en 2010. Des films comme « Les Sept Jours », « Prendre Femme » et » Le Procès de Viviane Amsalem » sont également réalisés par elle. N’ayant jamais pris de cours de comédie, Ronit Elkabetz a reçu comme réalisatrice et actrice, de nombreuses récompenses à l’étranger comme en Israël. Elle a présidé l’an passé, au Festival de Cannes, le jury de la Semaine de la critique.

Dans des propos rapportés à la radio publique, Simon Peres, l’ancien président israélien l’a qualifiée de femme de culture de premier plan, d’excellente actrice et d’ambassadrice culturelle exceptionnelle d’Israël.

Nombreux sont ceux qui ont réagi après l’annonce de la disparition de Ronit Elkabetz qui était facilement reconnaissable à sa longue chevelure noire et à son teint pâle, notamment en France, le pays où elle a coproduit ses derniers films.

Le représentant de l’Association des artistes israéliens, Yoël Liba a déclaré sur la scène de la grande salle de la cinémathèque de Tel-Aviv où le cercueil recouvert de fleurs de l’actrice avait été disposé que c’est un jour triste pour le cinéma israélien, car il vient de perdre l’un de ses moteurs.

Frédérique Bredin, la présidente du CNC (Centre national du Cinéma), en lui rendant hommage a pour sa part annoncé que le cinéma les Français a également perdu l’une des plus prometteuses de ses réalisatrices.

Quant au délégué général de la Semaine de la critique, qui est la sélection semblable du Festival de Cannes, Charles Tesson, dont l’actrice israélienne avait l’an dernier présidé le jury, en lui rendant hommage, l’a qualifiée de figure inévitable du cinéma israélien.

Un hommage a également été rendu par Patrick de Maisonnave, ambassadeur de France à Tel-Aviv, à la beauté et au talent, à la légèreté et à la gravité, à la lumière et à la noirceur, de l’actrice qui a tant donné à la France.

Mercredi à la mi-journée, une cérémonie en son honneur a été prévue à la Cinémathèque de Tel-Aviv, et son inhumation aura lieu ensuite dans la ville jumelle de la capitale économique israélienne, près de Jaffa, au cimetière de Kyriat Shaoul.

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