Un nouveau fluide de thanatopraxie bio ?

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Un nouveau liquide destiné aux soins de conservation s’apprête à faire une entrée fracassante sur le marché. Sa particularité ? C’est le premier fluide bio.
Une invention révolutionnaire

Cela fait longtemps qu’un liquide de conservation sans formaldéhydes, entièrement végétal, bio et sans OGM est en cours de recherches dans les labos des principaux producteurs. C’est un laboratoire franco-anglais, UBCS, spécialisé dans la sous-traitance chimique et désireux d’investir des marchés d’avenir, qui a le premier décroché le Graal.

Nous avons pu interroger Ozwell E. Spencer, directeur de la filiale technologie nouvelles d’UBCS. Le quadragénaire ne cache pas sa satisfaction « C’est un liquide entièrement biologique, exploitant les qualités naturelles de végétaux très connus. » peut-on en savoir un peu plus ?

Un bouillon de culture

« l’idée », explique Ozwell Spencer « a été d’étudier les effets des végétaux sur des corps morts. Jusqu’à présent, vous serez certainement d’accord avec moi, les recherches portent sur les interactions du vivant et du végétal, mais rien n’a été fait, à notre connaissance, sur ce qui se passe après le décès. Et nous avons obtenu des résultats, avec deux végétaux surprenants, la betterave rouge et le navet ».

Betterave et navet ? « Absolument. La betterave contient des composés phénoliques, dont les flavonoïdes, connus pour leur effet antioxydant sur le vivant. Ce dont nous nous doutions, et que nous avons vérifié en laboratoire, est que les antioxydants peuvent devenir des conservateurs très efficace. La betterave est l’un des rares végétaux qui contiennent des bétalaïnes. Les bétalaïnes demeurent stables après extraction et injection, sans perte significative de leurs propriétés antioxydantes et leur biodisponibilité serait élevée »  et, dernier avantage, « la pigmentation de la betterave peut, habilement utilisée, servir de colorant naturel pour atténuer la pâleur des défunts ».

Du jus de navet dans les veines ?

Plus surprenant encore est la présence de navet. « le navet ne sert pas qu’à faire de bonnes soupes » plaisante Ozwell Spencer « Une récente étude a noté que les feuilles de navet renfermaient une quantité élevée de flavonoïdes, une grande famille d’antioxydants : cette quantité serait même de trois à dix fois plus élevée que dans la plupart des autres crucifères. Parmi ces flavonoïdes, les chercheurs ont principalement retrouvé des dérivés de l’isorhamnetine, qu’on ne retrouve pas dans plusieurs autres crucifères. Des études sur l’isorhamnetine issue d’autres végétaux (feuilles de moutarde, ginkgo biloba) ont démontré in vitro et chez l’animal certains bienfaits, la réduction de l’activité d’enzymes liés à la décomposition. »

Phase de commercialisation

Les tests ont été effectués et validés dans le plus grand secret dans le laboratoire de l’UBCS situé à Brazel, au Nouveau-Mexique. Le produit devrait entrer dans une phase de commercialisation début 2016. « Nous seront les premiers à disposer d’un double agrément du ministère de la Santé et du ministère de l’écologie. Madame Cécile Duflot nous a fait l’honneur d’assister à un test réalisé sur un porc, dont le patrimoine génétique est, vous le savez, très proche de l’homme, et est repartie un peu malade mais franchement convaincue. ».

Le fluide sera commercialisé sous quel nom ? « Le marketing y travaille. Son nom de code est Navbet 42, peut être allons nous le garder. »

Appel à testeurs

Des tests ont été réalisés sur des corps humains. C’est sur l’injection que le laboratoire se penche maintenant. « Nous allons lancer une phase de bêta-test in situ, avec l’autorisation des ministères concernés. N’ayant pas de contacts privilégiés dans le milieu du funéraire en France, nous vous avons contacté, Funéraire Info, pour recruter des volontaires, et nous vous en remercions. »

En effet, Funéraire info se fait l’intermédiaire de cette initiative. Si vous êtes thanatopracteur, avec minimum cinq ans d’expérience, vous pouvez faire partie des testeurs. Contactez Funéraire info, qui transmettra.

Guillaume Bailly

Vous pouvez postuler pour le bêta-test en nous contactant ici : funeraire.info@gmail.com

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4 COMMENTAIRES

  1. A long terme, cela risque d’être très dangereux pour la santé du Thanatopracteur.
    A force de respirer ces émanations, il risque de contracter un feuillitus oreillius. C’est à dire que des feuilles lui sortiront des oreille.
    Bon, j’arrête mes blagues vaseuses de 1er avril.

    Plus sérieusement, ça ne pourra pas être pire que le formol ou encore que le bronopol dont on ne sait vraisemblablement pas grand chose

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