« Un sourire après les larmes » : Focus sur l’association de Mike Delhaye

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Stéphanie un sourire après les larmes
Stéphanie

Mike Delhaye et son épouse Catherine ont vécu l’impossible : devoir faire le deuil de leur fille, Léa. En plus du chagrin immense, ils ont dû lutter contre un litige qui les oppose à un opérateur funéraire après l’inondation du caveau de leur fille. Loin de réussir à résoudre le problème, Mike décide, afin d’aider d’autres personne dans le même cas de créer une association d’aide aux familles.

C’était en mars 2011, « nous faisons poser un monument par une entreprise.
À cette occasion, lors de l’ouverture du caveau où repose notre fille Léa depuis juillet 2004, nous constatons qu’il est inondé à quantité de 2200 litres environ. »

C’est alors qu’il décide de faire appel au Maire qui va intervenir en tant que magistrat. Ils décident alors de se  » tourner vers la justice et l’affaire est, à ce jour, toujours en cours. Je ne peux donc malheureusement pas m’étaler sur les éléments que j’ai pu apprendre et trouver. »

C’est alors que pour défendre sa cause, Mike se lance dans un vrai parcours du combattant d’apprentissage juridiques et techniques, tout en protégeant son épouse Catherine de ces tracas.

« Étant sur les réseaux sociaux, j’ai croisé des personnes, qui ont vécu des histoires similaires, basées sur les litiges ou des abus de facturation. »

Il aura fallu cinq années pour que Mike se lance : »désireux de vouloir leur venir en aide, l’idée m’est venue de fonder cette association après, bien sur, un certain temps de réflexion mais aussi une expérience accumulée tout au long de ces cinq années. »

Le lancement de l’association, des débuts militants

« Notre association a une histoire, une âme. »

« Elle a été officialisée en avril 2016.
Dès le départ, ses activités comprenaient la transparence des tarifs pratiqués par les opérateurs funéraires où les abus ne sont pas rares mais également un soutien aux familles, pour les défendre et les conseiller dans les litiges. »

« L’association se nommait « Défendons nos défunts » un titre très fort, militant, qui correspondait alors aux actions développées. »

« J’ai rencontré des personnalités publiques à qui j’ai présenté l’association et ai également diffusé son existence avec le concours de la ville, notamment par le biais du magazine communal « Dialogue ». Vous pouvez aussi retrouver les détails de la création de l’association sur le site de la ville de Caudry.  J’ai pu apporter mon aide à des personnes sur différentes régions, à distance, mais également au sein de ma commune tout en respectant une clause de confidentialité et leur intimité. »

Les chemins croisés

« Fin août, par une intervention personnelle sur un article de presse paru sur Facebook, j’ai croisé le chemin « virtuel » de Katia VAN GHELUWE qui a été plus qu’intéressée par mes éléments de réponses apportés, moi, un simple particulier, mais si précis dans mes interventions qu’elle a désiré en savoir un peu plus sur moi et le lien s’est tissé de cette manière« . Cette Katia VAN GHELUWE, vous la connaissez, elle apparait sous le pseudo Katia Van Quelque Chose sur Facebook, fidèle lectrice de Funéraire Info.

Mike met alors entre parenthèse son combat personnel et étant seul à se battre depuis plusieurs années, quand Katia lui fait par de son désir d’apporter sa touche complémentaire, il accepte aussitôt. En effet Katia est une magnifique plus valu car elle est agent d’état civil en charge du domaine funéraire. C’est de là que les activités administratives ont pu prendre forme et réellement le début de notre projet.

Puis le noyau s’élargit car, « en parallèle, une amie proche depuis plus d’une dizaine d’années, Stéphanie Rémy, qui travaille dans un établissement de santé, a souhaité également s’impliquer. Dès que je lui ai appris notre désir d’évoluer vers d’autres domaines, elle a désiré apporter sa touche professionnelle également et le soutien moral est venu naturellement s’imposer car c’est une de ses activités quotidiennes. Pour Mike : c’était une évidence. »

Une ligne directrice

Nous avons alors redéfini l’association autour de nos activités originelles : c’est-à-dire : « le soutien moral, les litiges, les aides administratives et également les aides publiques, la vérification quant à la transparence des tarifs. »

« Le titre de l’association étant un peu trop militant, nous avons alors envisagé de la rebaptiser pour trouver un titre plus doux mais toujours en liaison avec l’image de l’association. Le deuil étant une étape très lourde à supporter, mon épouse et moi-même avons pensé aux larmes. Puis, nous avons pensé au contraire de larmes, le mot « sourire », et nous avons alors composé le titre « Un sourire après les larmes ». Nous avons également trouvé notre logo, une colombe et une branche de rameau, symboles de paix. »

« Fin septembre, deux personnes ont souhaité nous rejoindre », des particuliers. Finalement, ces personnes ne sont pas restées. La première n’a pas compris le sens délicat de notre association, nous l’avons donc remerciée.
Quant à la seconde personne, son objectif était tout autre et s’est aperçue, le dernier jour, que l’on est tourné vers le funéraire…

Le problème c’est que « ces personnes sont parties non pas sans prendre et transmettre une partie de nos activités (pratiquement mot pour mot) dans une autre association. L’essentiel étant qu’ils ont laissé intact le cœur de notre association, le plus important : son âme. »
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Les postes occupés par chacun :

Katia : occupe le poste de secrétaire de l’association, mais aussi et surtout un rôle très important, elle apporte son expérience professionnelle, vérifie si les textes de loi sont bien respectés, aide aux activités administratives et aussi apporte des conseils pour tenter de résoudre à l’amiable les litiges.

Stéphanie : apporte son expérience en tant que soutien moral, poste également important, car il faut savoir écouter les personnes et les réconforter mais savoir aussi prendre du recul et extérioriser la souffrance des familles.

– « Mon épouse Catherine et moi-même : Nous  sommes les fondateurs de l’association et respectivement trésorière et président. Nous sommes en quelque sorte la colonne vertébrale. Nous veillons à ce que le concept de l’association soit respecté et que son âme soit conservée.
Nous participons également aux activités administratives, aux litiges et apporterons  une aide de soutien moral auprès des personnes. »

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Mike Delhaye et son épouse Catherine

Notre très jeune association cherche à avoir des partenariats, à sensibiliser le public pour que le deuil et la mort, étapes difficiles, soient pris en charge de façon à ce que ces périodes soient moins lourdes, tant administrativement que psychologiquement.

Le 18 février aura lieu la première permanence de l’association au centre socio-culturel de Caudry dans le Nord.

Contact :  un.sourire.apres.les.larmes@gmail.com

Téléphone: 07.69.29.54.4014925608_357237854610938_5856372114832915145_n-1 "Un sourire après les larmes" : Focus sur l'association de Mike Delhaye

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