Yonne : maman n’était pas au columbarium…

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Voilà une affaire bien embarrassante et douloureuse. Deux sœurs bourguignonnes sont en émoi. Elles pensaient que leur mère reposait dans une urne au columbarium de Sens (Yonne). Mais non seulement c’est un homme inconnu d’elles qui occupe cette case, mais en plus leur mère se trouve en fait à Joigny depuis son décès en 2009. Problème.

« Comment peut-on se tromper ainsi », s’insurge en substance Stéphanie, une trentenaire, dans les colonnes du quotidien régional « L’Yonne Républicaine ». Elle a reçu il y a un mois un courrier recommandé d’une société de pompes funèbres, installée à Joigny, près d’Auxerre. On lui explique que l’urne contenant les cendres de sa mère se trouve entreposée dans ses locaux, toujours en attente.

« On a cru à une blague », poursuit cette femme, qui s’en est allée malgré tout vérifier dans l’entreprise. Et stupeur : c’était bien sa mère. Mais alors, que contient la case familiale, au columbarium de Sens, où elle devait normalement reposer depuis six ans ?

Les deux sœurs pensaient par conséquent la case vide. Deuxième choc : une urne s’y trouve. Celle d’un homme qui aurait normalement dû se trouver au cimetière du village de Vaudeurs, à une vingtaine de kilomètres de là.

La famille entend porter plainte. Les services de l’Etat devraient de leur côté entreprendre une enquête administrative. A la société de pompes funèbres, on peine à expliquer ce qui a pu se passer en 2009. On explique au journal que tout partait d’une bonne intention, après un inventaire effectué au crématorium local. Les familles correspondant aux urnes entreposées ont été normalement contactées. Une plaque d’identité se trouvait bien sur l’urne, certes placée en dessous donc moyennement visible. Après, savoir qui a fait la boulette…

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Stéphanie et sa sœur allaient tout ce temps se recueillir devant une mauvaise urne. « On se sent trahi », confie la jeune femme. Et de s’interroger sur ce qu’a également pu ressentir la famille de l’homme qui occupait la case au columbarium. « L’Yonne Républicaine » rappelle que la même société de pompes funèbres, « artisan du funéraire reconnu », selon sa propre description, s’était déjà illustrée voici peu (la direction a depuis changé) en crématisant une défunte qui devait être inhumée. Mise en bière dans un cercueil qui n’était pas le sien.

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