Deuil Bougie funérailles

Le déroulement de la crémation

La crémation consiste à brûler le corps du défunt par une exposition à des températures très hautes. Réduit ensuite en cendre, celles-ci sont déposées dans une urne. C’est ensuite à la famille si le défunt ne l’a pas fait au préalable, de choisir la destination des cendres qui peuvent être inhumées ou dispersées.

Crémation ou inhumation : un choix parfois difficile

La décision, en l’absence de volonté expresse ayant été établie par le défunt avant son décès, est parfois très difficile à prendre pour la famille. En effet, bon nombre de personnes ne cernent encore pas bien la crémation et ont tendance à penser que celle-ci porte atteinte à l’intégrité physique de la personne disparue. Si le défunt avait prévu la crémation, il est impossible de passer outre sa volonté ayant été clairement exprimée, par testament ou par écrit, ce qui évite à la famille de se déchirer autour de cette question, ce qui est plus fréquent qu’on ne le pense.

Pour mieux démystifier la question, il convient d’établir les points communs et les différences entre inhumation et crémation.

Les points communs :

  • Le défunt dans les deux cas, garde son statut de corps comme l’a instauré la loi N° 2008-1350 du 19 décembre 2008. Cela signifie qu’on lui doit dignité et respect.
  • Il a les mêmes droits et il est possible de choisir sa sépulture en cimetière et il peut parfaitement être inhumé.
  • Ses cendres peuvent être dispersées après accord du défunt ou de la personne qui le représente.

Les principales différences :

  • La dégradation dans le cadre de la crémation, contrairement à l’inhumation, est très rapide.
  • L’urne peut être déposée dans une sépulture bâtie comme un cercueil ou inhumée en pleine terre, mais le défunt bénéficie d’une possibilité en plus : la dispersion des cendres en pleine nature ou en pleine mer.
  • La destination des cendres demande un budget moins élevé en règle générale et elle est plus simple à envisager que l’inhumation d’un corps en cercueil.
Bon à savoir : en principe tout le monde a le choix entre crémation et inhumation. En revanche, dans certaines religions elle n’est pas encouragée, voire même interdite. C’est le cas de la crémation dans la religion musulmane, du judaïsme, de certains orthodoxes et protestants. La religion catholique, le bouddhisme la tolèrent tandis que l’hindouisme et le culte protestant l’encouragent.

Pour en savoir plus : Crémation ou inhumation : que choisir ?

Organisation : les formalités à réaliser

Le délai pour réaliser la crémation est compris entre 24 heures et six jours après le décès sans compter les jours fériés. Il est possible de demander une dérogation en cas de modification nécessaire de ces derniers auprès du préfet du département où se déroule la crémation.

Même si le défunt n’a pas laissé de déclaration écrite au sujet de sa volonté de crémation, la personne ayant qualité de procéder aux obsèques  doit faire respecter son vœu. Cette personne n’est pas obligatoirement un membre de la famille, cela peut être une personne en qui le défunt avait confiance et avec qui il entretenait un vrai lien affectif.

Pour que la crémation puisse se dérouler normalement, c’est le maire de la commune du lieu du décès ou de la mise en bière qui doit donner le permis de crémation. Son accord est subordonné à la délivrance de justificatifs :

  • Un document écrit de la personne qui organise les obsèques ou du défunt lui-même si celui-ci l’avait fait ;
  • Un acte de décès : d’ailleurs vous pouvez faire la demande de crémation au moment où vous demandez cet acte ;
  • Le certificat médical du médecin qui mentionne que le corps est prêt pour la crémation : les appareils à piles ayant été éventuellement retirés.
Bon à savoir : la crémation ne s’oppose pas pour autant aux dons d’organe. Si le défunt a fait ce choix, il sera donc respecté. Comme vous le savez depuis janvier 2017, la loi tient compte du consentement implicite dans le cas où la personne disparue ne s’était pas inscrite au fichier des refus ou n’en avait pas fait part à ses proches.

Les autres démarches

Si la famille le souhaite, elle peut passer par une entreprise de pompes funèbres pour que celle-ci prenne en charge certains aspects de l’organisation de la crémation :

  • L’accueil de la famille ;
  • Le transport du corps ;
  • L’organisation des moments de recueillement ;
  • Un accompagnement dans le protocole des obsèques ;
  • La fourniture du registre de signatures, etc.

Les différentes étapes du déroulement de la crémation

Le choix du crématorium est fait librement par la famille, mais également en fonction des disponibilités dans les délais impartis. Le plus souvent, la famille sélectionne un crématorium proche du lieu du décès pour éviter les frais de transport, notamment.

La première étape : la cérémonie d’hommage au défunt

Cette cérémonie se déroule dans une salle dédiée, la salle de cérémonie du crématorium. Celle-ci dure entre 30 et 45 minutes et varie en fonction du nombre de personnes présentes et du maitre de cérémonie. Vous avez la possibilité de demander la présence d’un pasteur ou d’un diacre, même si ce recours est peu courant.  Durant l’hommage, il est possible de lire des textes, d’écouter la musique préférée du défunt, de faire des discours… C’est à chaque famille de décider si elle souhaite entrecouper ou pas le moment de recueillement familial.

La seconde étape : le processus de crémation

A l’issue de la cérémonie, la famille est invitée à regagner la sortie, elle peut rester devant le crématorium si elle le désire. Elle peut également être présente derrière une vitre à la « mise à la flamme ».

Il faut compter environ 1 heure 30 pour la crémation en elle-même, ce temps peut varier en fonction du type de cercueil et de la corpulence du défunt. Elle se déroule en deux étapes :

  • Le cercueil est introduit dans le four crématiste, celui-ci est environ à une température comprise entre 800 et 900 °C. La réduction du corps de fait en 90 minutes environ.
  • Une fois le processus terminé, les restes mortels du disparu, c’est-à-dire les os, sont réduits en cendres et sont placés ensuite dans le cendrier puis dans l’urne funéraire choisie par la famille.

Ensuite, il est procédé à l’identification du défunt par une plaque apposée sur l’urne. Elle comprend, son nom et prénom, sa date de naissance et de mort.

La famille peut alors récupérer l’urne ou dans certains cas, ce sont les pompes funèbres qui le font. La destination des cendres doit être précisée au crématorium.

Bon à savoir : le crématorium peut garder l’urne durant une période d’un an maximum pour laisser le temps à la famille de décider de leur destination.

Une salle peut être mise à la disposition de la famille pour recevoir les condoléances.

Le prix de la crémation

Il est très difficile de donner un prix et pour être juste, il faut bien dire que les débours qui impactent lourdement le tarif varient parfois du simple au double selon les villes, les opérateurs et les régions. D’une manière générale, on estime que la crémation revient le plus souvent moins chère que l’inhumation.

La destination des cendres, surtout dans le cadre de l’inhumation de l’urne, peut faire grimper les frais, ensuite, il faut ajouter les ornements funéraires, la pose d’un monument funéraire

Nous vous conseillons de vous renseigner auprès de diverses entreprises de pompes funèbres, mais également auprès du crématorium qui vous donnera le montant de la taxe.

Le cercueil est généralement moins coûteux que celui qui est destiné à l’inhumation, mais son prix fait varier également le montant global.

Les formalités à remplir après la crémation

Quand vous récupérez l’urne au crématorium, il vous est remis un certificat de crémation. Ce document unique accompagne les cendres jusqu’au lieu de leur destination finale. Vous n’en aurez qu’un que vous devez absolument conserver si vous procédez à une dispersion en pleine mer ou en pleine nature ou que vous devrez remettre à la mairie dans tous les autres cas.

Vous devrez ensuite réaliser les démarches nécessaires suivant ce que vous faites des cendres : demande d’inhumation ou dépôt de l’urne au columbarium, déclaration de dispersion en mer ou en pleine nature, demande de dispersion dans le jardin du souvenir… de manière générale, elle suppose une déclaration à la mairie où a lieu la dispersion ou l’inhumation et parfois aussi à la commune de naissance du défunt.

Pour en savoir plus : La crémation dans les différentes religions